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Juninho : "Ne pas perdre"

Publié le 18 février 2007 à 19:04 par BV

Malgré la bonne série olympienne de deux succès de rang en Ligue 1, le Brésilien se montre méfiant au moment de se déplacer à Rome pour y affronter l'AS Roma. Refusant de voir dans l'OL le favori de cet affrontement, il ne cache pas son admiration pour le capitaine romain Francesco Totti.

C’est avec lucidité et sans concession que Juninho analyse la mauvaise passe que les Lyonnais viennent de traverser. « Notre parcours de janvier ne fut pas bon concède-t-il. On a vécu une série négative comme le club n’en avait plus connue depuis 5 – 6 ans ».
Au passage, le Brésilien livre quelques raisons expliquant la récente « période de moins bien » des Rhodaniens : « Cela arrive. C’est à cause des mauvais résultats, des mauvaises conditions du terrain. On a un peu perdu confiance. Quand tu n’as pas de bons résultats, tu essaies de faire des choses beaucoup plus simples. Ces derniers temps, avec la difficulté des terrains, les mauvais résultats, on a essayé de jouer plus vite vers l’avant et on a moins disputé le deuxième ballon. On est capable de faire cela mais la vraie caractéristique de notre équipe, c’est de garder le ballon, de faire courir l’adversaire. A partir de là, on va réussir à avoir beaucoup plus d’occasions de but. A Rome, la clé du match sera d’essayer de garder un peu plus le ballon et de construire les actions ».

Le natif de Récif qui ne cache pas son aversion pour les difficiles pelouses hivernales ne se réfugie pourtant pas derrière les éléments climatiques pour faire son autocritique. Lui qui n’a plus marqué depuis son festival sur la pelouse de Bollaert le 17 décembre reconnait : « mon niveau est moyen comme toute l’équipe. Je dois faire beaucoup plus. Je ne sais pas si je suis le baromètre de l’équipe. J’ai fait la différence depuis quelques saisons mais c’est toujours l’équipe qui a bien joué. Je pense qu’en même temps que l’équipe a besoin de moi, j’ai besoin de l’équipe ».
Une équipe qui a su chasser les doutes qui l’habitaient depuis le début de l’année 2007. Après 5 matchs sans succès en championnat, l’OL semble ainsi reparti sur de meilleures bases avec un enchainement de deux succès consécutifs, performance que les champions de France n’avaient plus été en mesure de réaliser depuis plus de deux mois et des matchs contre le PSG et Lens. « Les deux dernières victoires nous ont fait du bien et je pense qu’on est prêts pour répondre présents là-bas (à Rome) » se réjouit le numéro 8 olympien, certain que les hommes de Luciano Spalletti montreront mercredi un tout autre visage que celui affiché samedi contre Empoli. "Contrairement à nous qui étions obligés de jouer à fond ce match contre Lille, la Roma a choisi de laisser au repos la plupart de ses joueurs-cadre. Ils ont des joueurs qui aiment jouer au ballon, qui aiment attaquer, donner du rythme à leur équipe et peuvent faire la différence à tout moment. Ils occupent la deuxième place du championnat d’Italie. Cela veut tout dire. Il faut se méfier de toute cette équipe de la Roma et de Totti, un des derniers numéros 10 qui reste dans le football moderne. C’est un grand joueur. J’ai beaucoup d’admiration pour lui » concède le Brésilien qui refuse de placer les quintuples champions de France dans la peau du favori : « Je ne pense pas que nous ayons un certain avantage : il n’y a pas de favori. C’est une nouvelle compétition qui commence. C’est du 50 – 50 ».

Extrêmement prudent, le maestro brésilien s’appuie sur son expérience européenne et se garde bien de tout optimisme inopportun. « Le plus important sera de passer. L’année dernière, on était tombés contre une équipe italienne. Je pense qu’il n’y a pas de grosse différence entre la Roma et le Milan AC. Ce sont deux très bonnes équipes. Notre défaite de l’an dernier va nous servir d’exemple prévient-il. Ils vont essayer de faire un résultat dès le premier match et risquent de pousser au début du match pour marquer. De notre coté, on va tenter de réaliser tout le contraire : ne pas perdre et marquer un but à l’extérieur. Même un match nul serait un très bon résultat. Il ne faut pas perdre là-bas». Un leitmotiv, comme un indispensable postulat pour ne pas hypothéquer ses chances dès le match aller et revoir pour la quatrième fois consécutive les quarts de finale de la plus prestigieuse des compétitions continentales.
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