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Juninho : "On doit avoir de l’orgueil"

Publié le 15 mai 2009 à 14:05 par KK

A deux jours du choc face à l'OM, Juninho à répondu aux questions des journalistes.

Ce dimanche, l’OL se déplace à Marseille. Comment voyez-vous ce match ?
Il faudra être intelligent pendant 90 minutes. Pour marquer un but, il faut savoir gérer, faire attention au moindre détail, prendre sa chance sur les coups de pieds arrêtés et surtout profiter de la moindre occasion. On devra garder la tête froide pour être performant. Nous aurons la pression mais les Marseillais aussi. J’espère que l’on fera un bon match. On doit avoir de l’orgueil. L’ogueil, on doit l’avoir tout au long de la saison. Quand on porte le maillot de l’OL, on doit avoir des résultats. C’est pour cela que l’on doit au moins conserver la troisième place.

Vous ne parlez plus du titre. A quel moment avez-vous compris que cette saison l’OL n’aurait pas son huitième tire de rang ?
Il n’y a pas de moments précis. Mais vu le nombre de points que l’on a lâché en cours de route à Gerland, on sentait que ça n’allait pas, qu’on le paierait tôt ou tard. Si on compte aujourd’hui 7 points de retard sur Bordeaux et Marseille, c’est à cause des points perdus à domicile face à Valenciennes, Lorient et Auxerre. Sans manquer de respect à ces équipes, on se devait de l’emporter. Ce sont ces détails là qui ont la différence. Par ailleurs, on n’a pas beaucoup marqué cette saison. La réussite nous a fait défaut. Maintenant, on ne peut pas non plus toujours être champion. Le vent a fini par tourner il faut en être conscient. Il y aura des regrets c’est évident. Mais la France doit admettre qu’elle a besoin de Lyon, d’un OL fort. Les médias ont ainsi un rôle à jouer. On n’a pas le soutien qu’il peut y avoir autour de Bordeaux ou Marseille.

Juninho, avez-vous pris votre décision en ce qui concerne votre futur ?
Je n’ai encore rien décidé. On a le temps de voir. Je me suis d’accord avec le Président. Il me laisse carte blanche. Ce qui est sûr c’est que j’ai toujours envie de gagner des titres. Gagner est une chose formidable, c’est vraiment un plaisir. On aime être champion, poser pour la photo du titre et inscrire son nom dans l’Histoire du club.

Est-ce que vos coéquipiers vous encouragent à rester ?
Il y a certains de mes partenaires qui me demandent tous les jours de rester. Je ne citerai pas de nom ici mais c’est vrai que quelques uns me poussent à continuer l’aventure Il y en a d’autres qui ne disent rien. Certains ont peut-être envie que je leur laisse ma place, je rigole bien évidemment. Il arrive un moment où il faut prendre les bonnes décisions. Cela fait partie de la carrière d’un footballeur. Mais ce qui compte ce n’est pas ce que je représente ou l’Histoire que j’ai pu vivre avec ce club. La question est de savoir si je suis encore en mesure de bien jouer. Je m’en sens capable. Sur le terrain, je suis bien. Après, il y a d’autres facteurs qui entrent en jeu. L’environnement qu’il y a autour du groupe est ainsi très important. C’est toujours agréable de sentir que tu peux faire plaisir à tes partenaires. On fera un point à la fin de la saison.

[IMG43580#R]Avez-vous demandé des garanties au Président pour la saison prochaine ?
Ce n’est pas ça. Je ne décide de rien. Bien sûr que c’est toujours plus agréable de jouer au sein d’une équipe qui marche, qui tourne bien. Mais je pense qu’à Lyon il y a déjà une bonne base qui sera meilleure l’an prochain, je l’espère. Mais je n’ai rien demandé au Président, ce n’est pas mon boulot.

Etes-vous à l’aise avec la nouvelle génération ?
Comme je le dis toujours, on n’est pas obligés de faire la fête tous ensemble. Le plus important, c’est le respect. Je connais des joueurs qui faisaient la fête ensemble et qui ne s’entendaient pas très bien sur le terrain. Cela ne sert à rien. L’important ce sont les entraînements et les matchs. Il y a des jeunes qui sont là et qui ont beaucoup d’importance. Si on est troisième cette saison, je ne pense pas que ce soit à cause de l’ambiance. On a toujours été très professionnels entre nous.

Que pouvez-vous apporter aux jeunes ? On sent Karim douter en ce moment…
Le doute fait partie intégrante du métier. Parfois, cela permet de se concentrer un peu plus. Le sport de haut niveau, c’est refaire les efforts à chaque match et être prêt à accepter la pression. Après, chacun réagit différemment. Certains arrivent à être des leaders plus facilement que d’autres. Karim n’a peut-être pas cette faculté là mais c’est vraiment un leader technique. On a été dépendant de lui. Lorsqu’il a baissé de pied, l’équipe en a pâti. Mais il ne faut pas non plus lui jeter la pierre. Le football est un sport collectif. J’ai eu le même problème il y a deux ans. J’étais en forme en première partie de saison et j’ai passé trois difficiles après. A l’époque, je n’acceptais pas que l’on dise que ce n’était pas simplement ma faute. Il est devenu très important, l’année dernière il a été désigné comme étant le meilleur joueur du championnat et c’était mérité. Maintenant, il doit se reconcentrer là-dessus et garder la tête froide. Répéter les efforts chaque jour, c’est la clé. Les jeunes doivent comprendre que pour le sport de haut niveau, il faut saisir la moindre opportunité et ne plus la lâcher. Karim est aujourd’hui professionnel depuis près de 5 ans. Il a déjà beaucoup d’expérience malgré ses 22 ans. Il faut juste qu’il retrouve de la concentration parce que du talent il en a.

[IMG41455#L]Vous êtes tout près des 100 buts avec l’OL. Aimeriez-vous atteindre ce chiffre d’ici la fin de la saison ?
J’aimerais bien marquer. C’est toujours plus beau de franchir ces 100 buts plutôt que de rester à 98. Mais bon, je préfèrerais que l’on soit 3ème et que mon compteur reste à 98 buts plutôt que d’en marquer 100 et que l’on ne soit pas qualifiés pour la Champions League.

Un stade à votre nom existe aujourd’hui. Quel effet ça vous fait ?
A l’initiative de la Mairie de Lyon, le stade de Montchat porte mon nom. Cela m’a fait plaisir, je ne pouvais pas refuser un hommage comme celui là. Je ne m’y attendais pas. Cela m’a surpris. Ce soir je serai invité, il y aura des enfants, c’est une bonne chose. Mais je n’espère pas que cela signifie la fin de ma carrière. Grégory Coupet et Sonny Anderson ont déjà reçu de tels hommages et ont encore joué par la suite.

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