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Juninho: "Pourquoi ne pas atteindre les 200!"

Publié le 21 octobre 2004 à 20:05 par R.B

[IMG3167L]<b>Juninho</b> est né à Récife 30 janvier 1975. Après avoir évolué au <b>Sport Recif </b>et à <b>Vasco de Gama</b>, il est arrivé à l'OL au début de la saison 2001. Le temps a passé ; les titres se sont accumulés ; Juninho est devenu « <b>Juni ou Juno </b>». Samedi à Nîmes contre Istres il fêtera son centenaire en championnat. <b>100</b> matches au compteur du Brésilien et <b>31</b> buts... Cela méritait de passer du temps avec lui...

Juninho est né à Récife 30 janvier 1975. Après avoir évolué au Sport Recif et à Vasco de Gama, il est arrivé à l'OL au début de la saison 2001, disputant son premier match de championnat le 28 juillet à Lens pour une défaite 2 à 0. Le temps a passé ; les titres se sont accumulés ; Juninho est devenu « Juni ou Juno ». Samedi à Nîmes contre Istres il fêtera son centenaire en championnat. 100 matches au compteur du Brésilien et 31 buts. Cet anniversaire valait bien un tête à tête avec cet international « auriverde » qui a un but bien en tête : participer à la prochaine Coupe du Monde.



Juni, savais-tu que tu allais jouer ton 100ème match de championnat samedi ?



« Je ne le savais pas. J'aurais préféré que cela se passe à Gerland. C'est toujours spécial d'atteindre un tel chiffre. Cela fait plus de 3 ans que je suis ici, et c'est un grand plaisir. Quand je regarde derrière moi, je vois beaucoup de matches gagnés, 3 titres de champion, un ¼ de finale de Champions League… Je remercie tous ceux qui m'ont aidé. Je me sens ici comme chez moi. Pourquoi ne pas atteindre avec l'OL le chiffre de 200 matches... et plus en championnat et devenir le Brésilien qui aura disputé le plus de matches avec l'OL. Je ne sais pas qui c'est. J'avais disputé plus de 270 rencontres avec Vasco… »



Pour répondre à la question de Juninho, Marcelo en a disputés 108, Edmilson 104, Anderson 86, Cacapa 82… Il est donc proche de battre le record.



Quels sont les matches qui t'ont marqué ?



« Si on prend par exemple 1 match par saison, je dirais en 2001-2002 celui de Lens pour le titre. Je fais une passe décisive à Laigle. C'était superbe, mais difficile à gérer avant. En 2002-2003, Montpellier 1 OL 1, toujours pour le titre et je marque le but. La saison dernière, la rencontre à Metz avec ce but sur coup franc très important. Mais comment oublier mon premier triplé avec l'OL contre Auxerre ; 2 coups francs et le coach qui me fait sortir avant la fin pour recevoir l'ovation de Gerland. J'aurais pu choisir beaucoup d'autres matches pour ce qu'ils représentent non pas pour moi, mais pour le collectif ».



Cela faisait longtemps que tu n'avais plus marqué sur une action de jeu. Le savais-tu ?



« Maintenant que tu me le dis, oui. Bien sûr, cela me fait plaisir de marquer sur une action normale, mais franchement un but reste un but ! Je sais que je suis capable de marquer dans le jeu, mais je ne suis pas souvent en situation pour le faire. J'ai moins d'opportunités que les attaquants. En revanche, lorsque j'en ai une, je ne la manque pas souvent. Je parle pas de mon jeu de tête. Dans ce domaine, je ne suis pas bon. Si je ne marque pas, cela ne m'inquiète pas. En plus, je ne suis pas un individualiste. Je constate qu'en jouant à ce poste de milieu reculé j'ai marqué 17 buts la saison dernière, je me demande s'il y a beaucoup de gars en Europe, au même poste que moi, qui ont inscrit autant de buts… »



Tu n'aimes pas ton jeu de tête, mais sur les corners contre l'OL ton jeu de tête est précieux. Pourquoi ?



« Effectivement, je suis bon. J'ai commencé à travailler cela au Brésil et je suis devenu de plus en plus fort pour couper la trajectoire des ballons. Je me suis adapté ; je suis concentré, mais tu remarqueras qu'il n'y a pas de duel… »



Tu es revenu blessé 3 fois du Brésil après des matches avec la Selecao. As-tu une explication ?



« Cela m'embête. Je n'ai pas d'explications. Je dois peut-être faire plus attention avec ma cheville. C'est dommage et j'espère que cela ne va pas continuer. C'est la première saison, où je suis appelé régulièrement en Equipe Nationale. Je voyage beaucoup. Il va falloir que je m'adapte à ce nouveau rythme, car je souhaite jouer avec l'OL et garder ma place en sélection pour disputer la prochaine Coupe du Monde. C'est un objectif important pour moi».



Dhorasoo, Carrière sont partis. Est-ce différent aujourd'hui pour toi sur le terrain ?



« Déjà la saison dernière, nous avions souvent évolué ensemble avec Djila et Mickaël. Chaque joueur a ses caractéristiques. C'est juste une question d'adaptation et de respect. On porte le même maillot et on doit penser à l'équipe. Je pense d'ailleurs que je joue plus pour l'équipe cette saison que par le passé. Je le répète, je ne pense pas à moi. Ce qui m'importe en premier lieu ? Gagner. Je suis un compétiteur. Quand tu repenses aux succès à l'Inter Milan, au Bayern, à Fenerbahçe…tu te souviens de ce que l'on a fait ensemble… »



Le bisou sur le crâne de Cris, est-ce pour copier Laurent Blanc et Fabien Barthez ?



« Non. Cela s'est fait naturellement, même si j'ai vu les images de Laurent et de Fabien au Brésil. J'essaie de montrer simplement que lorsqu'il y a un but, tout le monde a participé à sa réalisation. Ce geste ou d'autres, cela signifie partager ».



Crois-tu que tu peux encore progresser ?



« Je préfère penser que oui. Mentalement, c'est important. Je sais que je n'améliorerai pas mon jeu de tête… Je sais aussi que le physique, à un moment donné, ne suivra plus. Mon objectif est de rester au même niveau. Cà, c'est important. Mais tu dois te dire que tu peux encore faire mieux. Tu comprends ? En ce qui concerne mon Français, j'ai un peu lâché ces derniers temps. La langue française est exigeante. Je comprends tout, c'est déjà bien et puis ma fille Giovana, 9 ans, elle est devenue une petite française. En revanche je ne sais pas écrire du tout en Français. J'ai du mal à rédiger un chèque. Au Brésil, tu écris comme tu parles, c'est plus facile... ».



Avec la répétition des rencontres, n'es-tu pas tenté de choisir tes matches ?



« Jamais. Je n'ai pas le droit. Mais parfois ma tête veut jouer et mon corps ne suit pas. Ce n'est pas une démarche volontaire. Je ne suis pas une machine. Contre Monaco, je n'ai pas été bon. Je suis sorti à la mi-temps parce que j'avais ressenti une petite douleur ; peut-être que j'aurais été meilleur en deuxième mi-temps.Avec l'expérience, tu peux revenir à ton niveau après avoir mal commencé. Mais sincèrement que ce soit Manchester ou Istres, je veux jouer avec la même envie ».



Enfin, Juni, combien de temps vas-tu garder les cheveux longs ?



« Moi, je m'en fous. C'est ma femme, mes enfants qui veulent que je les laisse pousser. Jamais dans ma carrière je ne les avais eu aussi longs avant. Tant qu'il ne m'embête pas pour jouer, je ne vais pas chez le coiffeur. Mais le froid va arriver… En tout cas, cela ne change pas ma personnalité et le matin devant la glace je n'ai pas de préférence… »



R.B

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