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Kim Källström : "C'était extraordinaire"

Publié le 23 octobre 2006 à 19:39 par BV

Auteur d'une riche semaine durant laquelle il aura été titularisé à deux reprises et double buteur, Kim Källström évoque le plaisir ressenti lors de la victoire au stade Vélodrome et met en garde contre tout excès d'optimisme.

Après votre superbe victoire à Marseille, on se demande ce qui peut bien vous arriver ?
Pour le moment tout marche très, très, bien mais il ne faut pas oublier que, dans le foot, tout peut arriver. On dit cela tout le temps mais c’est la vérité. Il faut toujours rester humble, et respecter le jeu et nos adversaires. Si on prend la grosse tête, cela peut aller très vite dans l’autre sens. A mon sens, le point fort de cette équipe est d’être toujours préparée et concentrée sur son sujet à 100%. On doit juste continuer à faire ce que l’on a réalisé jusqu’à maintenant.

A-t-on le temps de prendre du plaisir lors d’un tel match ?
Oui. Ce sont de grands matchs dont tout joueur se souvient lorsqu’il arrête sa carrière .C’était vraiment extraordinaire. L’ambiance était magnifique. Nous avons montré nos vrais visages. Après un tel match, surtout devant leur public, on se sent trop bien. On a bien préparé cette rencontre. On a laissé les polémiques aux journalistes et on s’est concentré pour gagner les 3 points.

Vous venez de gagner 4 buts à 1 à Marseille. Qui donc peut vous battre en France ?
Tout le monde. C’est ce qui est un peu bizarre avec le foot mais c’est pour cela que l’on aime ce sport : tout peut arriver. Tous les matchs sont différents. Lorsque je jouais à Rennes, nous étions venus à Gerland l’emporter 4 buts à 1. Cela avait été une soirée exceptionnelle pour nous… pour les Lyonnais un peu moins. C’est exactement ce que l’on espère lorsque l'on joue dans une plus petite équipe. On sait que tout est possible.

Vous avez 8 points d’avance après 10 journées. Le championnat est-il terminé ?
Non. Il reste beaucoup de matchs à jouer. Nous ne devons donc pas nous relâcher et rester au top pour les gagner. On rentre sur le terrain pour gagner chaque match. Même avec 8, 5 ou 2 points d’avance, nous jouons pour gagner le match.

Après un tel match, est-il facile de se reconcentrer sur un match comme celui contre Paris en Coupe de la Ligue ?
Oui. Après chaque match, on y parvient parfaitement. Nous y sommes préparés. Après un match comme celui d’hier, peut-être a-t-on envie d’ « y rester » un peu plus longtemps mais à partir de demain matin, il n’y aura que Paris qui comptera. Il ne faut pas rester trop longtemps sur un match.

Vous avez déjà joué contre Paris mais la rencontre pourrait-être bien différente, l’effectif lyonnais ayant en effet pas mal évolué depuis ce trophée des champions.
Le trophée des champions avait été un match très compliqué. Paris avait alors montré des qualités. Depuis ils ont toutefois eu quelques problèmes dans le groupe. Dhorasso est parti. C’est toujours difficile lorsqu’un joueur part comme cela. On sait toutefois qu’il s’agit d’une très bonne équipe avec beaucoup de bons joueurs. Devant, Pauleta est capable de marquer un but à tout moment.

Vous êtes nouveau dans le groupe. Êtes-vous étonné par la faculté de chacun à se remettre en question ?
Oui un peu, même si je l’avais constaté l’an dernier, comme adversaire. J’avais alors vu un groupe très uni, un groupe dans lequel tous étaient très proches les uns des autres. Cela m’a encore plus impressionné lorsque je suis arrivé ici. C’est quelque chose qu’il faut absolument garder. C’est très facile pour les nouveaux de s’intégrer dans l’effectif car il y a beaucoup de respect entre tous.
Sur un plan personnel, vous enchainez les bonnes performances. Êtes-vous satisfait de vos prestations ?
Bien sûr. Je suis content. Le coach me fait confiance en me faisant jouer beaucoup de matchs. Cela me fait toujours plaisir. Tous les joueurs ont toujours envie de jouer et de gagner mais tous respectent le fait qu’il y ait un large effectif mais également beaucoup de rencontres à disputer. L’effectif tourne mais personne n’a de problème avec cela.

Êtes-vous étonné de vous adapter si facilement ?
On a bien travaillé durant la phase de préparation. Robert Duverne sait ce qu’il faut faire et le fait bien. Je me sentais donc prêt physiquement. C’est vraiment important lorsque tu arrives dans un nouveau club de te sentir fort physiquement.

Cette saison vous ne tirez pas les coups francs, même ceux traditionnellement placés pour un gaucher...
Lors d’un coup franc, je vais chercher le ballon… pour le donner à Juninho. Il est vraiment impressionnant. Il fait du bien à l’équipe, pas uniquement grâce aux coups francs qu’il marque directement mais également sur les corners où on est très dangereux grâce à lui.
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