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Kim Källström : « Important mais pas déterminant »

Publié le 17 mars 2010 à 18:21 par BV

Kim Källström a évoqué le match de dimanche à Marseille. Pour le Suédois, à 10 journée de la fin, « il est impossible de savoir qui va être champion »

On vous a vu vous tordre de douleur à l’entraînement après un contact avec Jérémy Toulalan, ce matin. Comment allez-vous ?

Il n’y a rien de grave, c’est juste un petit coup reçu à la cheville. Cela fait partie du football. Ca fait mal aujourd’hui mais ce sera bon demain.

Qu’avez-vous pensé de l’interview de Sidney Govou dans L’EQUIPE ce matin ?

Je ne l’ai pas lue. Pour moi, chacun a le droit de penser ce qu’il veut. Il faut ensuite l’assumer. C’est entre lui et ceux dont il parle. Moi, je ne suis pas là pour parler de cela. Cela ne me perturbe pas. Je ne pense pas que cela puisse déstabiliser le groupe. Nous, on est là pour s’entraîner, pour être performants le week-end. A notre niveau, il faut être capable de faire la part des choses.

Comment avez-vous vécu le match retour face à Madrid ?

Je n’ai pas eu le temps de trop réfléchir car je ne savais pas que j’allais entrer en jeu, je n’avais donc rien à perdre. On a essayé de remonter le bloc, ce qui a bien fonctionné. Ce match compte pour chacun d’entre nous : cela « booste » en termes de confiance de savoir que l’on est capable tant au plan individuel que collectif de faire de bonnes choses contre une équipe qui a effectué un recrutement impressionnant. On n’a pas encore réalisé quelle belle performance on a accomplie.

Quel souvenir gardez-vous du match aller contre l’OM ?

C’est un moment qui va rester dans nos cœurs toute notre vie. C’est très rare d’assister à un match aussi excitant. Ca va être compliqué de faire un 6 – 6 ! Ce fut un match de fou. Il y avait but sur chaque frappe ! Je me souviens que lorsque je suis sorti (à la 68e minute), le score était de 4 – 2 pour l’OM. J’ai alors pensé que c’était terminé. Il y a peu de mots pour expliquer un moment pareil, il faut le vivre. Personne ne méritait de perdre, cela devait se terminer sur un match nul. Beaucoup de choses se sont passées depuis ce match, mais il n’est jamais mauvais de revoir ces belles images pour se donner de la confiance, pour voir ce que l’on est capables de faire.

L’enjeu de ce match est-il le même que celui qui entourait votre dernier match à Marseille (la saison passée, victoire des Lyonnais 1 – 3) ?

Je ne crois pas, non. Même si l’enjeu est énorme, je ne pense pas que ce sera terminé pour nous en cas de défaite. Dimanche, ce sera un gros match, important pour la course au titre, pour le podium ou la Coupe d’Europe puisque Marseille est un de nos concurrents directs. Ce ne sera pas un match déterminant mais important pour la dynamique, pour la confiance mais également du point de vue comptable puisque chaque fois qu’on l’emporte, on met une pression énorme sur les autres équipes. Pour le moment, tout le monde patine un peu. On ne sait pas trop comment cela va se terminer. Aucune équipe ne s’est envolée. Celle qui parviendra à réaliser une série de victoires l’emportera. Il est impossible de savoir qui va être champion. N’importe qui peut gagner. Avec Bordeaux, on a, à mes yeux, l’avantage d’avoir déjà été champion. Mais d’autres ne l’ont pas été depuis longtemps et ont certainement faim.

Selon vous, l’OM sera-t-il favori dimanche ?

On joue à Marseille, ils sont donc logiquement favoris. C’est une très bonne équipe, mais on va là-bas pour gagner car on en est capable.

Quel souvenir gardez-vous d’Hatem Ben Arfa ?

C’est le joueur le plus talentueux que j’ai vu. Mais il exprime parfois mal son talent. Chez nous, il a été impressionnant durant plusieurs mois. Après deux saisons à Marseille, il a l’air plus mûr sur et en dehors du terrain. Il a eu une passe très difficile mais il est revenu. Je suis content pour lui car c’est quelqu’un de très sympathique avec un grand cœur.

Bordeaux reçoit ce soir l’Olympiakos en huitièmes de finale retour de la Champions League. Espérez-vous qu’il se qualifie ?

Je l’espère. Ce serait bien pour eux, même s’ils devront jouer davantage de matches, comme pour le football français. Lorsqu’on est sorti de la Champions League, c’est dur mentalement. Il existe une fatigue physique mais également une fatigue mentale qui peut faire suite à une défaite. Quel que soit leur résultat, je ne sais pas comment ils réagiront. Donc, match nul.

Quels sont vos souhaits concernant le tirage au sort des quarts de finale de la Champions League qui aura lieu vendredi à midi ?

Si on pouvait éviter Manchester United et le Barça, si celui-ci se qualifie, ce serait déjà pas mal. On a des ambitions, or pour aller loin, il faut être capable de battre tout le monde. Tomber sur Bordeaux serait triste. Les deux équipes me semblent de qualité identique, on aurait donc une chance de passer.

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