masculins / OL - Lens J-2

Kim Källstrom, perspicace comme toujours

Publié le 08 avril 2011 à 14:23 par EC

Un des deux buteurs lyonnais à Nice s’est présenté face à la presse ce vendredi matin. Le Suédois, qui a préféré rester en salle pour cette séance d’entrainement à la carte, a évoqué plusieurs sujets…

 « Est-ce qu’on va lâcher ? Non ! Pourquoi ? On est quatrième alors qu’on était dix-huitième (après la défaite contre Saint-Etienne, ndlr). Il suffit de regarder le classement : il ne ment pas. On était bien revenus, à proximité du leader. Et même si là, on est un peu retombés, on voit que nos efforts ont quand même porté leurs fruits ! »

C’est un Kim Källstrom motivé et pas résigné qui s’est présenté en conférence de presse ce matin. Le match nul récolté à Nice dans les conditions que l’on sait n’a pas altéré les ambitions du milieu de terrain : « Forcément, il y a eu de la déception de ne pas avoir gagné à Nice, surtout qu’on avait le match en main. On mérite cent fois de gagner. Ca fait deux matches que ça se joue sur des coups de pied arrêtés … Mais cette semaine, on a bien travaillé, les entrainements étaient de bonne qualité. »

Les coups de pied arrêtés justement, le sujet qui fait débat actuellement. L’ancien Rennais a dû mal à comprendre ce fléau : « C’est difficile à expliquer. C’est un état d’esprit : il faut être bien au marquage, bien lire les trajectoires. On n’a pas encore trouvé la solution aujourd’hui. En tous cas, ce n’est pas un problème de motivation. On ne peut pas nous reprocher notre envie, notre engagement. Chaque équipe à ses points faibles, et les coups de pied arrêtés sont le nôtre. On doit le travailler. Et ce n’est pas parce qu’on a perdu là-dessus à Nice qu’il faut jeter tout le match… A part les dernières minutes, on avait bien géré la rencontre. Simplement, quand l’adversaire commence à avoir des occasions, sa confiance augmente à mesure que la nôtre diminue… »

On nous parle toujours du « grand Lyon », mais ça fait trois ans !

La fin de saison reste donc incertaine pour les joueurs de Claude Puel, une situation parfois difficile à vivre pour les joueurs, comme le confie « Kimi » : « C’est forcément usant nerveusement, oui. Mais qui n’a pas de difficultés jusqu’à l’arrivée ?  Chaque année est difficile. C’est sûr que nous, on était habitués à gagner depuis longtemps et aujourd’hui, c’est plus difficile. On nous parle toujours du « grand Lyon », mais ça fait trois ans ! Même s’il ne faut pas oublier l’histoire, parce que c’est extraordinaire, mais cette époque est terminée... »

 L’international suédois ne cache pas que, dans cette période difficile, l’attitude des médias n’arrange pas les joueurs, avec comme exemple la sortie de Lisandro à Nice qui a fait beaucoup parler : « Licha, c’est un fort caractère. Mais le vrai problème : ce sont les caméras ! Il y en a de partout, et on n’a plus le droit d’être humain : si on fait quelque chose, c’est décrypté, analysé. Licha, dans le bus, c’était fini. On réagit comme des êtres humains, mais après c’est terminé. Sur le terrain, il y a beaucoup de tension, d’adrénaline. Et ça, seuls les joueurs le comprennent, pas les personnes extérieures. »

D’ailleurs, appréhende-t-il la réaction des supporters dimanche, face à Lens ? « Non, je n’ai pas peur qu’ils soient tendus. Si on ne travaillait pas et qu’on n’avait pas envie de bien faire, je comprendrais, mais là, ce n’est pas le cas. Après, c’est dur d’être fâché sur les aspects tactiques et techniques : c’est le football. Le public espère toujours qu’on fasse mieux, c’est normal, mais on ne fait pas toujours comme on veut. Mais en tout cas, on ne peut pas nous reprocher notre manque d’envie. »

Sur le même thème