masculins / Anderlecht 1 - OL 0

L\'OL n\'y était pas...

Publié le 25 novembre 2003 à 23:55 par TL

Battu 1-0 ce soir à Anderlecht sur un but de Tihinen à vingt minutes du terme, l'OL a laissé passer une belle occasion d'assurer sa qualification pour le tour suivant dès aujourd'hui . Surtout, les Gones n'ont jamais semblé être en mesure d'inquiéter Zitka, le gardien belge. Les Lyonnais n'étaient pas vraiment dans le match et ne sont donc pas encore en huitièmes de finale. Rendez-vous désormais dans deux semaines à Gerland pour un choc décisif face au Celtic.



Titulaire en raison du forfait attendu et finalement confirmé quelques heures avant la rencontre de Grégory Coupet, Nicolas Puydebois aura incontestablement été l'homme du match côté lyonnais. Durant plus de 70 minutes, il repoussa avec un énorme brio toutes les tentatives bruxelloises. En vain, malheureusement, puisque sur un centre de Mornar, Tihinen catapultait de la tête à bout portant le ballon au fon des filets (71'). Et ce n'était finalement que justice pour l'équipe bruxelloise, dominatrice pendant pratiquement toute la rencontre de Lyonnais bien peu entreprenants.

Dès l'entame du match, d'ailleurs, les signes ne trompaient, Puydebois étant déjà à la parade sur une première frappe de Wilhelmsson (1'), puis, surtout, sur une reprise du bout du pied de Mornar, particulièrement vicieuse (18'). Bref, l'OL subissait le jeu plus souvent qu'à son tour, mais comptait sur la vitesse de ses attaquants en contre pour venir porter le danger sur les buts de Zitka. Le portier belge avait ainsi déjà dû s'envoler sur deux tentatives de Luyindula (6') et Govou (15') et devait encore intervenir sur un tir enroulé d'Elber (23').

Il ne pouvait rien, en revanche, sur un tir terrible de Luyindula, bien servi par Malouda à l'entrée de la surface, mais le ballon, surpuissant, s'en allait trouver le poteau... (28'). L'OL venait sans doute de laisser passer sa chance, car, par la suite, les leaders du championnat belge n'allaient laisser plus que des miettes aux Champions de France. Après ce bon passage olympien, en effet, les hommes d'Hugo Broos accentuaient leur pression sur les cages de Puydebois et Tihinen ratait même l'immanquable, seul à trois mètres des buts (35'). La sanction était passée toute proche pour les coéquipiers de Müller qui, après une dernière opportunité de Wilhelmsson (44'), regagnaient néanmoins les vestiaires avec leur cage inviolée.



Les 45 dernières minutes s'annonçaient toutefois périlleuses pour les Gones face à une équipe d'Anderlecht dans l'obligation de l'emporter pour conserver ses chances de qualifications. Et, effectivement, les Belges ne tardaient pas à reprendre leur domination, obligeant encore Puydebois à sortir le grand jeu. Le portier lyonnais devait déjà intervenir pour intercepter un centre tendu de l'intenable Wilelhmsson (58'). Mais il avait bien plus à faire, huit minutes plus tard, pour repousser une reprise à bout portant de Baseggio, servi sur un plateau par l'ailier suédois (66').

Puydebois avait beau réaliser des miracles, il ne faisait, en fait, que repousser l'échéance. La sanction ne tardait, en effet, pas à tomber pour des Lyonnais incapables de conserver le ballon et de se donner un peu d'air. Tihinen passait ainsi par là (71') et ne manquait pas, cette fois, d'ouvrir le score. Le Parc-Astrid pouvait s'enflammer: l'OL, enfin obligé de sortir de sa torpeur, semblait bien incapable de renverser la situation.



Trop brouillons, trop fébriles dans les duels, les Gones ne parvenaient ainsi que rarement à amener le ballon dans la surface bruxelloise. Il fallait ainsi attendre la 88e minute et une reprise de volée de Govou, suite à un corner de Juninho, pour voir enfin une occasion lyonnaise de revenir au score. Mais la frappe, aux 6 mètres, de l'international olympien était repoussée en corner par un pied belge et le point du match nul s'envolait cette fois définitivement pour l'OL, malgré encore une ultime occasion d'Elber (89').



Le choc contre le Celtic dans quinze jours à Gerland sera donc décisif. L'OL n'aura pas d'autre choix que de l'emporter, dans un Gerland sans aucun doute en ébullition. D'ici là, les Lyonnais devront rapidement faire oublier, en championnat, cette contre-performance, la quatrième seulement de la saison...









T.L.

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