masculins / PSG - OL J-2

La conférence d'Alain Perrin

Publié le 26 octobre 2007 à 16:17 par BV

A deux jours du déplacement à Paris, l'entraîneur lyonnais évoque cette traditionnelle affiche de la L1. Dimanche, ses joueurs pourraient retrouver une formation parisienne rajeunie. Il reconnait qu'"il y a une part d’inconnu" et confie : "Il faudra que l’on soit à notre meilleur niveau".

Le rythme s’accélère, l’OL va disputer dimanche son troisième match en une semaine. Les entraînements changent donc. On vous a vu beaucoup replacer vos joueurs ce matin…
Le coup d’accélérateur interviendra après Paris car on dispose de quatre jours de récupération entre les matchs à Stuttgart et Paris. En revanche, après dimanche on va jouer 5 matchs en onze jours. Il va falloir utiliser tout le monde, gérer la fraicheur. Le petit travail tactique de ce matin avait trait au match de Stuttgart, aux problèmes que nous a posés le VfB sur le plan défensif.

Que fallait-il donc améliorer après Stuttgart ?
Ca restera entre nous mais il y avait des réglages liés à des problèmes de communication, notamment avec les étrangers. Il faut être sûr que quand on se parle on se comprend. Ce sont des choses qu’il faut régler d’un match sur l’autre.

Comment abordez-vous ce match au Parc des Princes ?
On sait que l’on va être très attendus là-bas. Se posera peut-être le problème de la fraicheur. Nous ne savons pas quelle équipe le PSG alignera. Les Parisiens ont raté leur début de saison. Une nouvelle donne est en train de se mettre en place, une nouvelle concurrence également, avec une jeunesse qui arrive et aura envie de prouver beaucoup. A nous d’être dans la continuité des matchs que l’on vient de faire contre Monaco ou Stuttgart. On devra être solides pour attendre notre heure. Pour moi c’est un match de coupe. Ca tombe bien car je veux que l’on élève notre degré de compétitivité.

Ces incertitudes entourant la composition de l’équipe parisienne rendent-elles votre préparation plus compliquée ?
Non car on est d’abord à la recherche de notre jeu, de notre mise en place. Quel que soit l’adversaire, il faut être capable de rester solide défensivement comme on l’a été lors des derniers matchs. Face à la fougue et l’enthousiasme de leurs jeunes, il faudra que l’on soit encore à notre meilleur niveau.

Avez-vous été surpris de voir autant de jeunes titulaires dans l’équipe du PSG la semaine dernière ?
Je ne connais pas suffisamment bien l’effectif du PSG. Il est sûr qu’un certain nombre de joueurs cherchent à se faire un nom parce qu’ils sont encore inconnus du grand public mais Paul (Le Guen) n’est pas fou. S’il fait confiance à ces joueurs là, c’est qu’il a pu voir depuis le début de la saison que ces garçons pouvaient rentrer dans l’équipe et concurrencer ceux qui n’ont pas eu de résultats. Quand vous avez une belle génération de jeunes et des soucis au classement, c’est l’occasion de les lancer. Cela fait partie de la concurrence au sein d’un groupe. C’est symbolique d’une équipe qui est à la recherche de la performance. Ce que leur entraîneur recherche, c’est l’efficacité. A nous de nous méfier.

Que cela change-t-il dans votre approche du match ?
Le problème est que lorsque l’on parle à nos joueurs de leurs adversaires, les noms ne sont pas connus. On ne connait pas leur style de jeu, on ne connait pas leurs automatismes. Quand vous identifiez un joueur, vous avez l’habitude de voir son registre de jeu que ce soit en termes de vitesse de course, de dribbles. Il n’y a alors plus d’effet de surprise. Là effectivement, il y a une part d’inconnu. La vidéo sera importante. Elle permettra de faire connaissance, mais partiellement car les joueurs ont besoin de confrontations directes pour apprivoiser un adversaire.

Cela met-il sur vos joueurs une petite pression supplémentaire ?
Non mais il est vrai qu’il peut y avoir un peu de décompression, de déconcentration du fait qu’on ne connait pas ses adversaires.

Vous avez évoqué la fraîcheur. Faut-il donc s’attendre à ce que le groupe tourne lors des prochains matchs ?
Il y aura nécessité de faire tourner l’effectif mais on verra en temps et en heure. Entre Stuttgart et Paris, on a quatre jours de récupération. Notre seule incertitude entoure Fabio Grosso qui a reçu un gros coup sur le pied. On avait dans un premier temps craint une fracture mais il n’a qu’un gros hématome. Il n’a pas pu s’entraîner aujourd’hui. On dispose de 48 heures pour le remettre sur pied, sans prendre de risque. En tout cas, s’il manque ce match, il pourra jouer à Caen.

Il y a une semaine, Fred était trop court pour être aligné. Peut-il être titulaire au Parc dimanche ?
Cela fait partie de la réflexion. On fera le point demain avec Karim (Benzema) pour savoir s’il a besoin de souffler. Il faut le faire souffler mais également donner du temps de jeu à Fred.
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