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La conférence d'Alain Perrin

Publié le 13 décembre 2007 à 20:20 par BV

Alain Perrin avait le sourire cet après-midi lorsqu’il s’est présenté devant la presse au terme de l’entraînement. Le sourire et l’envie de plaisanter malgré la fatigue d’un retour de Glasgow tardif.

A la question d’un confrère lui demandant s’il était parvenu à trouver le sommeil après l’émotion suscitée par la qualification pour les huitièmes de finale de la Champions League obtenue en Ecosse, l’entraîneur lyonnais répondit avec un sourire espiègle : « C’est vrai que Nice est une équipe qu’il faudra bouger. Dans deux jours, ce sera un match difficile contre une équipe qui manœuvre bien à l’extérieur. Forcément, ça occupe les pensées. » Fier de son trait d’humour mais surtout de la performance des siens sur la pelouse d’Ibrox. « On savoure encore aujourd’hui notre plaisir, a-t-il reconnu. On devra se replonger dans le championnat dans 48 heures. Pour l’instant, la joie est à la hauteur de l’envie de gagner que nous avions. »

Lui qui aime à répéter que, malgré les consignes du staff, la vérité du match appartient aux joueurs qui sont seuls maitres sur le terrain a-t-il été surpris par ces derniers ? « Non. Aucun joueur n’a fait quelque chose d’inattendue. Ils ont été conformes à ce qu’ils ont réalisé cette saison. Ils ont été à leur niveau mais arriver à s’exprimer dans un « match couperet » n’est pas toujours évident. L’équipe a été capable de se sublimer, n’a pas été anesthésiée par l’enjeu et a répondu avec autant de cœur que d’intelligence au défi que nous proposait Glasgow.»

Samedi à Gerland face à Nice, il faudra faire montre d’autant d’envie et d’engagement pour écarter une équipe azuréenne qui reste sur 7 matchs sans défaite en championnat. « Ce n’est pas un problème de motivation, prévient Perrin. Après la défaite à Caen, les joueurs seront motivés. Une équipe, ce n’est pas une voiture. On n’a pas juste à appuyer sur le bouton pour qu’elle reparte. La fatigue nerveuse est ainsi difficile à compenser. Même si on a de la motivation, il faut mettre d’autres mécanismes en jeu comme l’agressivité. »

Autre élément clé de la réception de Nice, samedi : la récupération, inconnue impossible à éluder moins de trois jours après le déplacement à Glasgow. « On récupère mieux avec une victoire, positive-t-il. Demain, nous jugerons de l’état de forme des troupes pour aligner la meilleure équipe possible. Il y aura peut-être des rotations. En tout cas, il n’y a pas de réflexion de principe, ce sera vraiment du cas par cas. » Fabio Santos et Fred seront-ils de la partie ? Le premier, souffrant d’une tendinite au tendon d’Achille gauche et qui n’a toujours pas retrouvé les terrains de Tola Vologe, est forfait. « En revanche, Fred va beaucoup mieux, s’est réjoui le coach lyonnais. Il a repris l’entraînement. Un retour dans le groupe est possible ».

Et quid de Cris, blessé au genou le 2 août dernier ? « Je l’ai eu au téléphone tout à l’heure, a confié Alain Perrin. Il a repris le tapis roulant. Les choses se passent bien pour lui. Mais cela parait compliqué pour les huitièmes de finale de la Champions League. » La longue indisponibilité du brésilien pose problème en défense centrale, surtout depuis la blessure de Patrick Müller, lui aussi touché au ligament croisé antérieur du genou. « Il y a là une « zone tampon », reconnait Perrin. En raison de l’absence de Fabio Santos, à Glasgow, je n’avais ainsi qu’un seul joueur pour doubler les postes de défenseur central et de milieu défensif. C’est un élément à méditer. A l’approche du mercato, on doit considérer plusieurs éléments dont le fait que nous soyons toujours en course en Champions League. On a la volonté d’avoir une équipe encore plus compétitive en 2008. On ne va pas prendre des joueurs pour les prendre mais il ne faut pas non plus s’affaiblir. On a un effectif de qualité. On va étudier les sollicitations des joueurs désireux de partir et les compenser. Moins on change, mieux c’est. En tout cas, il n’y aura pas de révolution. ».
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