masculins / OL - Caen J-2

La conférence de presse d'Alain Perrin

Publié le 24 avril 2008 à 19:37 par TN

Quelle est votre réaction face à un éventuel boycott de la demi-finale de la coupe de France ?
A titre personnel je suis salarié du club. Le président me dit que nous donnons la priorité au match de Nancy et que l’on doit préserver une partie de l’effectif pour jouer ce match qui peut être décisif pour nous, on jouera le titre à fond en priorité. Il y a encore des matchs à jouer, on verra plus tard l’état de forme des joueurs, leur fraicheur, les blessés et les suspensions. La veille du match contre Sedan, on verra l’équipe que l’on alignera. Pour le championnat ça serait mieux de jouer le mardi. Il vaut mieux avoir trois jours pour préparer le match de Nancy. Il est donc logique que l’on demande à jouer le mardi.

Croyez-vous sincèrement à l’hypothèse de faire l’impasse sur ce match de coupe de France ?
C’est très loin encore, il y a deux matchs ce n’est pas encore ma préoccupation du moment. Aujourd’hui, je suis préoccupé par Caen ; ce qui m’intéresse c’est de voir l’équipe qui sera en forme et qui sera susceptible de gagner le match face à Caen.

Jouer le mercredi puis de samedi vous est déjà arrivé, notamment en Ligue des Champions. Cela ne semble pas insurmontable...
On est parfois dans l’obligation de faire certaines choses mais il ya un état optimal. Bien sûr que l’on peut jouer ; on a déjà vu des équipes jouer le lendemain d’une rencontre. On peut faire n’importe quoi en très peu de temps.

Comment abordez-vous la rencontre face à Caen ?
On devra prendre le match à notre compte car on est à domicile. Mais, dans notre préparation, on doit prendre en compte la valeur de l’adversaire. A chaque fois on a joué des adversaires qui ont de bonnes raisons de venir nous perturber ; c’est comme cela depuis le début de la saison. Ils cherchent à nous faire un croche pied, à nous battre. Je veux que l’on soit vigilant sur la protection des joueurs. Quand je vois les joueurs qui sont blessés actuellement, et en particulier les internationaux, je suis inquiet devant l’accumulation de matchs qui nous attend. Je suis inquiet pour l’équipe de France, pour les garçons qui pourraient louper l’Euro, parce qu’ils subissent un « traitement de faveur » de la part des adversaires. C’est à l’arbitre de protéger les joueurs sur le terrain et c’est à nous d’être prêts au combat de fin de saison. Même si Caen peut venir ici avec un esprit libéré, ils viendront pour essayer de faire un coup et il faudra que l’on joue à 100% de notre valeur.

Vous avez l’impression que le corps arbitral n’est pas assez vigilant ces derniers temps ?
Je pense effectivement qu’il faut qu’il soit sensibilisé au fait qu’il y a des joueurs à protéger et qu’il faut effectivement sentir la température d’un match lorsque que dans les premières minutes il y a une accumulation de fautes. Il faut très vite mettre de l’ordre dans la maison et faire preuve d’autorité avant que cela ne dégénère et que au bout de une demi heure on ne se retrouve avec un ou deux joueurs en moins.

Vous pensez à Karim Benzema et à la faute de Ducrocq…
Egalement à Fred à Marseille, Toulalan, etc. Parce que l’engagement est quelques fois un peu limite.

Avez l’impression qu’il y a un changement d’état d’esprit dans le vestiaire lyonnais depuis quelques jours, une prise de conscience qu’il faut se remobiliser pour ce sprint final ?
Oui mais le problème, ce n’est pas la prise de conscience. La volonté est là, mais il ne faut pas avoir peur de gagner. Il faut que soit extériorisée cette envie de faire le doublé par des courses, par de l’activité sur le terrain, par du dynamisme, parce qu’on ne doit pas attendre de cadeaux de la part des adversaires. Montrer que l’on est les patrons et prendre le match à notre compte.

Caen a assuré son maintien le week-end dernier. Pensez-vous qu’ils seront plus libérés ?
C’est une équipe avec de la qualité de jeu, un bon jeu de passes et des joueurs qui font beaucoup de courses, à l’image Nivet, Gouffran. C’est une équipe qui joue bien au ballon, il faudra être très présent parce que dés que l’on leur laisse un peu d’espace, ils sont capables d’exprimer leurs qualités. Comme je l’ai vu à Bordeaux et à Marseille, il s’agit d’une équipe qui, à l’extérieur aime profiter des espaces. Cette semaine, le travail a porté sur ce jeu sous pression. Les adversaires utilisent contre nous un pressing et nous gênent pour que l’on évite de développer notre jeu.

Comment avez-vous vécu le début de semaine et les déclarations du Président lyonnais, Jean-Michel Aulas, dans L’Equipe de lundi?
Cela fait partie de mon métier. Mon avenir professionnel, ce n’est pas moi qui le maitrise. Je n’ai pas d’état d’âme ; je travaille uniquement avec l’objectif de gagner le prochain match et de bien finir la saison avec les joueurs. Cela ne m’empêche pas de dormir, je suis concentré uniquement sur ce dont l’équipe a besoin.
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