masculins / OL - Nancy J-2

La conférence de presse d'Alain Perrin

Publié le 08 mai 2008 à 17:02 par BV

A trois jours de la réception de Nancy, on imagine qu’il est plus facile de récupérer des efforts consentis avec, en poche, la qualification pour la finale de la coupe de France.
Bien évidemment. D’autant que l’on a réussi à acquérir cette victoire sans aller en prolongations. Toutefois, le groupe est conscient qu’il ne s’agissait que d’une étape, que d’une demi-finale. L’objectif était d’être en finale. On est donc contents d’avoir franchi un cap mais rien n’est gagné ; on doit conclure le championnat et, pour y parvenir, les deux matchs qui viennent vont être décisifs. De toute façon, il ne nous reste désormais plus que des finales jusqu’au terme de la saison.

Avez-vous à l’esprit la perspective d’écrire la plus belle page de l’histoire de l’OL ?
C’est le challenge qui nous est offert lors des quinze derniers jours. On va tenter de tenir notre rang. Lorsqu’il parle aux joueurs lors des causeries, le président (Jean-Michel Aulas) leur rappelle la chance qu’ils ont, car ce ne sont pas des choses que l’on peut vivre toutes les saisons. Cela permettrait aux joueurs de marquer l’histoire.

Cette victoire est en tout cas importante pour la confiance et la motivation, en prévision de la suite du championnat...
Oui, mais lorsque l’on est à la recherche d’un titre comme nous le sommes aujourd’hui, il est compliqué d’être encore plus motivé. Certains comme Keita et Bodmer peuvent gagner leur premier titre. Pour d’autres jeunes comme Karim (Benzema) ou Hatem (Ben Arfa), ce pourrait être leur premier titre avec un important temps de jeu. Les joueurs ont envie d’aller le chercher. Cela fait dix ou onze mois que l’on travaille pour cela, ce n’est pas maintenant que l’on va lâcher. On doit surtout rester calmes, lucides et sereins afin de bien se préparer.

Bordeaux n’est qu’à deux points derrière vous au classement. Cela vous inquiète-t-il ?
On est confiants en nos possibilités. On est toujours maitres de notre destin. Voir Bordeaux à deux points n’est donc pas inquiétant. L’inquiétude réside dans le fait que l’on n’a pas réussi à gagner deux fois de suite à Gerland en championnat ; on reste sur deux contre-performances contre Caen et Rennes, deux contre-performances qu’il faut effacer.

Que pensez-vous de l’équipe de Nancy ?
C’est une équipe particulièrement difficile à manœuvrer parce qu’elle est très bien en place, très bien en jambes et maitrise parfaitement le contre. C’est une des équipes qui possèdent le meilleur ratio d’efficacité offensive (nombre de buts/nombres de tirs). Pour gagner, il faudra donc un OL qui soit au meilleur de sa forme au niveau physique, sur le plan de la combativité, mais également au niveau collectif ; les Nancéiens sont très forts dans les duels, il faudra donc trouver des solutions collectivement.

Il vous manque 4 points pour être champions. Y a-t-il une possibilité de vous voir « calculer » ou gérer la fin du championnat ?
Bien sûr que non. On a déjà grillé des jokers contre Rennes et Caen. Le mot d’ordre c’est : « gagner à domicile ». Si l’on n’y parvient pas, on fera autre chose. Mais l’objectif est de chercher la victoire immédiatement, on fera les comptes après. On envisage de faire nos matchs « à bloc ». Si on marque à cinq minutes de la fin, on sera contents car, comme on l’a vu hier, il ne faut pas partir à l’abordage.

Qu’est-ce qui est le plus dur à gérer ? La fatigue physique ou la fatigue mentale ?
Il n’y a pas trop de fatigue mentale car la victoire face à Sedan l’a effacée et, au contraire, booste le mental et la confiance. C’est surtout sur le plan physique, avec l’arrivée des premières chaleurs, qu’il faut bien récupérer. C'est l’objectif d’ici à samedi.

Juninho a reçu un coup sur le genou hier. Comment se sent-il ?
C’est le seul à ne pas être sorti aujourd’hui pour le décrassage. Il est resté aux soins. Il a reçu un coup sur le tendon du genou gauche. C’est particulièrement mal placé. Il est incertain pour samedi.

Parmi les matchs importants de la saison, on peut citer ceux contre Bordeaux ou à Glasgow. Placez-vous celui face à Nancy au même niveau ?
L’équipe est habituée à gérer ce genre d’événement ; on a joué beaucoup de matchs importants cette saison. On s’approche de l’objectif principal du club, le titre. Il n’y a donc rien de nouveau pour nous, on a l’habitude. Plus on approche de la fin du championnat, plus on a le sentiment de jouer des matchs de coupe, une compétition dans laquelle on ne peut pas se « refaire » après une défaite, contrairement au championnat. On s’arme donc d’un esprit de coupe ; on a moins le droit à l’erreur, il faut s’investir totalement dans les matchs.

Durant la rencontre face à Nancy, allez-vous vous intéresser au match de Bordeaux face à Sochaux ?
Oui bien sûr, comme on l’avait déjà fait face à Caen. Mais notre philosophie est avant tout de faire un « match plein ». On a retrouvé une certaine solidité défensive lors de nos deux derniers matchs. C’est intéressant, on doit continuer dans cette voie. Sur le plan offensif, on « vendange » un petit peu. D’ici samedi, on devra donc s’évertuer à améliorer notre adresse devant le but.
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