masculins / OL - Lorient J-2

La conférence de presse de Claude Puel

Publié le 10 septembre 2009 à 20:33 par BV

Cinq joueurs lyonnais ont joué hier en sélections. Cela constitue-t-il un souci ? Et comment vous adaptez-vous ?
Oui, cela constitue un souci car on ne peut pas programmer de plage de repos, ni de rappel physique ou de travail tactique. Mais c’est le cas après chaque période internationale, c’est toujours particulier, on est face à une certaine part d’inconnu. Il y a eu pour certains une importante débauche d’énergie psychologique et physique, notamment pour plusieurs milieux de terrain. Pour l’instant, on s’assure qu’il n’y ait pas de blessés, on observe les temps de jeu et la longueur des voyages. On prend tous ces paramètres en considération.

Dans quel état avez-vous récupéré Hugo Lloris ?
Bien, il a eu un peu moins de temps de jeu que certains... Il n’est pas marqué, il est simplement frustré et énervé, mais il est passé à autre chose. L’une de ses particularités est de ne pas douter. Il arrive à prendre beaucoup de recul pour analyser les choses. J’ai trouvé son expulsion très injuste. Les images sont parlantes : il n’y a rien du tout, il n’y a même pas contact. C’est toujours le même débat au sujet des simulations, de ces actions où l’attaquant cherche les bras et les gants du gardien. La double peine (penalty et expulsion), c’est trop, il faut y mettre un terme. J’ai récemment participé à une réunion de l’UEFA où on en a parlé. C’est une règle qu’il faut faire évoluer car elle fausse un match. Cela fait plusieurs années que l’on dit la même chose, cela n’évolue pas trop mais on ne désespère pas.

Vous avez déclaré dans So Foot avoir choisi la saison dernière qui serait champion de France…
Cette année aussi on va choisir qui va gagner le titre (sourire).

Que pensez-vous de cette équipe de Lorient ?
C’est une équipe bien organisée, pas facile à manœuvrer. Elle possède des joueurs qui peuvent rapidement se projeter en profondeur comme Gameiro ou donner de bons ballons comme Vahirua. Mais la question est de savoir où l’on en est. Il n’est jamais facile de repartir et de ré-amorcer. Mais c’est la même chose pour toutes les équipes même si on est forcément davantage exposés en raison d’un plus grand nombre d’internationaux. On doit répondre présent à domicile car on sait que c’est très important. On doit repartir du bon pied.
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