masculins / OL - Boulogne J-2

La conférence de presse de Claude Puel

Publié le 14 décembre 2009 à 19:53 par BV

Au terme de l’entraînement de cet après-midi, Claude Puel est revenu sur la défaite face à Bordeaux et sur la période que traversent les Lyonnais.

Quelle fut la teneur de l’intervention du président Jean-Michel Aulas ?

Le président est intervenu pour apporter son soutien au groupe, au staff. On vit une période délicate, à nous de la passer le mieux possible. Il y a suffisamment de qualités individuelles et collectives dans ce groupe, comme on l’a montré lors des premiers mois de compétition, pour faire de très bonnes choses. Ce n’est pas de la méthode Coué. On sait que l’on a du potentiel, il faut l’exprimer et se retrousser les manches car le facteur réussite et confiance ne reviendra qu’avec un sentiment de révolte collective. Lors de nos deux derniers matches, le groupe a montré des choses intéressantes, qu’on est sur le bon chemin, à nous de continuer et de forcer la décision. Ce groupe a tellement de potentiel, que cela fait râler de le voir à ce niveau.

Que vous a-t-il manqué hier face à Bordeaux ?

Les petits ressorts indispensables pour faire pencher la balance du bon coté. On a parfois eu trop d’envie, on a manqué de justesse et de sérénité. Avec un peu plus de réussite, on aurait pu se libérer. Mais l’approche a été bonne, l’entame fut intéressante. Il y a eu de l’envie, de l’impact. Le groupe s’est recentré depuis la rencontre face à Debrecen, a montré qu’il était mobilisé et fait corps pour qu’on avance tous ensemble. Je les sens bien, même s’il y a toujours des difficultés que l’on n’évacue pas d’un coup de baguette magique. Mais il n’y a pas de joueur qui lâche, qui se désintéresse de la situation. Tout le monde a envie d’avoir la saine réaction pour endiguer cette période. Il faut donner un petit coup de collier pour faire tourner la réussite du bon coté.

Vous êtes-vous fixé un objectif de points à atteindre avant la trêve ?

Le maximum, mais c’est le contenu qui  nous permettra d’atteindre nos objectifs. Il y a neuf points à prendre, ce serait déjà pas mal. Les trois matches qui nous attendent sont très importants. Derrière, on récupèrera tout notre effectif, ce sera alors différent. Le groupe sortira grandi de cette épreuve, avec beaucoup de force mentale pour la seconde partie de la saison. Ce sont des choses que certains joueurs n’ont jamais connues, soit parce qu’ils sont jeunes dans le métier, soit parce qu’ils ont été habitués à gagner beaucoup de titres. Dans l’avenir, ce groupe sera beaucoup plus fort.

Quels sont vos rapports avec vos joueurs ?

Mes rapports avec les joueurs sont très bons, on est tous dans une période difficile, on se sert les coudes. On va s’en sortir tous ensemble. Pendant deux mois, on a fait des  choses intéressantes tous ensemble, il n’y a pas de raison que cela disparaisse.

Comment expliquez-vous que certains joueurs ne parviennent pas à retrouver leur niveau ?

Chaque cas est particulier. Pour que les individualités s’expriment, il faut que le collectif tourne. On est pendant longtemps parvenus à maintenir le cap, malgré les blessures, mais, à un moment, on a perdu un peu de fraicheur et la qualité qui l’accompagne. Le match à Grenoble (1 – 1) nous a fait beaucoup de mal. Après, ce fut beaucoup plus difficile, on s’est mis à douter. On a encore une certaine immaturité dans l’approche des matches. Pour qu’il y ait un déclic, il faudrait que l’on soit récompensés pour le contenu de nos matches. Cela ne va pas se faire du jour au lendemain, mais graduellement.

Avez-vous le sentiment de vivre la même situation que celle vécue avec Lille il y a quelques saisons ?

C’est la même chose du point de vue psychologique. Les joueurs sont touchés, il faut les aider à évacuer les mauvaises pensées, être positif avec eux. A l’époque, on avait fait le dos rond, on avait gardé le même cap en évitant de se disperser. Ce groupe avait ensuite terminé troisième et deuxième du championnat, atteint les huitièmes de finale de la Coupe de l’UEFA et de la Champions League. C’est un cas un peu semblable aujourd’hui avec une équipe jeune qui n’est pas suffisamment mature pour passer ces caps difficiles. Moi, j’ai l’habitude de ne jamais lâcher et de garder le cap si je pense qu’il est le bon.

Pensez-vous avoir encore une chance d’être champion de France ?

Bien sûr, même si on se crée des handicaps importants. On était dans la situation inverse la saison dernière. Le titre n’est pas joué. C’est un super challenge à relever. Le championnat est très long, il va se passer beaucoup de choses.

Comptez-vous recruter au mercato ?

Je ne sais pas. Il n’y a pour le moment rien d’arrêté.

Patrick Vieira ?

Il faut voir d’abord si pour nous la question se pose, puis dans quel état physique il se trouve. Combien de temps faudrait-il pour le remonter ? Pour le moment, pour moi, la question ne se pose pas.

Sur le même thème