masculins / Arles-Avignon - OL J-2

La conférence de presse de Claude Puel

Publié le 22 octobre 2010 à 15:11

Où en sont les joueurs blessés ?
Ederson continue sa rééducation. Cela se passe bien, voire très bien. Concernant Chelito (Delgado), on prendra notre temps afin qu’il reprenne confiance complètement. Sa cicatrisation est terminée, on va maintenant le monter en rythme. Mais on ne va pas fixer de date quant à son retour, même s’il pourrait être opérationnel assez vite. Toulalan poursuit ses soins.

Ce matin, L’Equipe fait état d’un rendez-vous entre vous, Jean-Michel Aulas et Cris. Que pouvez-vous nous en dire ?
Je vous remercie de m’avoir octroyé 24 heures de répit, hier. Ca fait du bien. Je ne vais pas commencer à commenter ces choses-là, avec certitude ou conditionnel. Quand ca va moins bien, on a ce genre d’article, quand ça va mieux, on a ce genre d’article. C’est Lyon ! C’est un petit peu Hollywood, en enlevant le H. Je ne sais pas si ce sont les protagonistes qui amènent à ça. Ca laisse nos rivaux travailler dans la sérénité, il faut s’y faire. Depuis que je suis arrivé, j’en ai pris mon parti. J’ai autre chose à faire que de faire des commentaires. On a un match difficile à  préparer.

Où en êtes-vous vis-à-vis des supporters ?
Je n’y prête pas cas. Ce n’est pas mon quotidien, ce n’est pas dans ma réflexion. Depuis plusieurs semaines, je dis que ce qui m’intéresse, c’est le terrain, c’est de voir mes joueurs s’exprimer et monter en puissance individuellement et collectivement. Je suis concentré sur le terrain, et pas sur les à coté.

Vos quatre victoires d’affilée constituent-elles une sorte de réponse ?
La seule réponse qu’il faut apporter, elle est collective par rapport à un début de saison raté : remonter au classement, continuer ce mini championnat que constitue la Ligue des Champions, une compétition pour laquelle ce n’est pas fini. On dirait que l’on est qualifiés avec 9 points, mais, des points, il va falloir aller en chercher à Benfica et à Schalke, et on sait que cela va être très costaud. On peut en effet partir du principe que toutes les équipes vont faire le plein de points face à Tel-Aviv. Chaque chose en son temps. On progresse, on construit notre saison, c’est ce qu’il y a de plus important.

Craignez-vous de revivre la même mésaventure qu’à Grenoble la saison passée (en partageant les points avec l’OL au Stade des Alpes, Grenoble avait remporté son premier point à domicile) ?
Les expériences sont faites pour être vécues et analysées afin que l’on puisse s’en servir par la suite. On sait que ce type de match est toujours difficile, face à une équipe qui reste sur un point gagné à Brest où elle s’est montrée très solide. Ils offrent moins d’ouverture et moins de possibilités à l’adversaire qu’en début de championnat. On va devoir s’employer. On ne peut pas parler de piège car on est prévenus, on le sait.

Michel Bastos a semblé déçu de sortir face à Benfica. En avez vous discuté avec lui ?
Je prends ça du bon coté. Il a envie de faire tous les matches, de disputer 95 minutes. On entre dans une période durant laquelle on va jouer tous les trois jours. On n’a pas encore eu besoin de faire beaucoup de permutations parce qu’on a connu pas mal de blessures. En raison des blessures et des arrivées tardives de certains, on n’a pas pu travailler le collectif. Certains joueurs manquent de temps de jeu, ont besoin de trouver des affinités, c’est bien de pouvoir les aligner assez souvent. Michel réalise un bon début de saison. Sur ses derniers matches, je trouve qu’il y a une progression dans son jeu. Il y a plus de densité physique, plus de volume, plus de régularité.

Allez-vous disputer face à Arles-Avignon, le match le plus important de la semaine ?
Effectivement, il devient le match le plus important de la semaine. (rires) La Ligue des Champions, on la met désormais entre parenthèses. Ce match est important parce que c’est celui qui peut éventuellement nous faire remonter dans la première partie de tableau. Il doit confirmer notre progression. Il est difficile parce que c’est toujours plus facile pour un professionnel d’être concentré et en éveil face à une équipe qui joue les premières places ou en Ligue des Champions. Dans l’approche, c’est donc effectivement le match le plus difficile. J’espère que ce ne sera pas le cas dans le contenu.

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