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La conférence de presse de Claude Puel

Publié le 17 mars 2011 à 20:14

Au terme de l'entraînement, Claude Puel est revenu sur la défaite face au Real Madrid (3 - 0) et a évoqué la réception de Rennes samedi.

Où en est l’infirmerie lyonnaise ?
Il y a des bobos, des rhumes. Notamment Kim Källström qui a un gros rhume. On verra demain s’il peut jouer contre Rennes. Ederson est resté inactif durant de longs mois, il faut qu’il retrouve le rythme de la compétition. J’espère qu’il pourra jouer en CFA ce week-end. Tout va bien pour lui même s’il est un peu impatient. Michel Bastos se fera opéré samedi ou dimanche.

Quelle analyse faîtes-vous de la défaite face au Real Madrid ?
On n’a jamais su hausser notre niveau de jeu, et même simplement évoluer à notre meilleur niveau. Cela accentue la différence entre les deux équipes. Je ne pense pas qu’il y avait autant de différence. Il y avait matière à rivaliser avec eux comme on l’avait montré en première période à Gerland, lors du match aller. On n’a pas su le faire à Bernabeu, on a été trop approximatifs dans nos passes, dans le domaine technique, on a donné trop de munitions à cette équipe. C’est paradoxal : au match aller, à l’exception du but de Karim (Benzema), on n’a pas concédé une seule occasion construite dans le jeu ; alors qu’hier, Hugo (Lloris) nous en a sorti pas mal, la plupart du temps sur des contres. Quand on joue à un tel niveau, il faut que toute l’équipe soit à 100% pour rivaliser. Cela n’a pas été le cas. On n’a pas répondu aux attentes, et surtout à notre attente, on avait envie de faire quelque chose. Il fallait faire un exploit contre une équipe qui était encore plus costaude que l’année dernière, il aurait surtout fallu terminer premier de notre poule pour se mettre dans les meilleures conditions. Il y a très peu d’équipes qui se sont qualifiées en ayant terminé deuxième, à l’exception de l’Inter qui a bénéficié de la bénédiction du Bayern.

Craignez-vous l’ « après Real » ?
C’est bien d’enchainer très vite avec Rennes, un concurrent direct. Notre bonne réponse à nous, club, staff, joueurs, c’est sur le terrain qu’on doit l’apporter. On a l’opportunité de le faire très vite, ce n’est pas plus mal. Il y a une déception, légitime après une élimination. C’est une situation que l’on avait bien négociée la saison dernière, moins bien après notre revers contre Barcelone il y a deux saisons. Certains joueurs savent comment procéder. Il n’y a pas de questions à se poser.

Vous ne disposez que de trois jours pour récupérer. Est-ce suffisant à vos yeux ?
Ca fait partie du programme d’une équipe qui joue la Champions League, qui joue le titre. C’est une normalité. On doit être capables d’enchainer. On ne peut pas se réfugier derrière la succession des matches ou du rythme d’un match tous les trois jours. Même si cela aurait été mieux d’avoir un peu plus de récupération comme l’OM.

Comment comptez-vous modifier votre onze après cette défaite ?
Il n’y aura pas de sanction. Ce ne sera pas la même équipe, mais c’est normal. Déjà, en raison de la fraîcheur. Je pense que tous les joueurs voudront gommer l’impression que l’on a laissée contre le Real. Après, il y a les temps de jeu  à prendre en compte. On ne peut pas tout faire à l’énergie. L’équipe de départ va automatiquement changer mais cela ne signifie pas qu’il y aura sanction pour ceux qui ne débuteront pas.

Avez-vous fait un pari en titularisant Cris alors qu’il revenait de blessure ?
Non, ce n’était pas un pari puisqu’il avait fait des séances assez costaudes pour être présent.

Si c’était à refaire, titulariseriez vous Bafé Gomis ?
Bafé a très bien compris le challenge et les aspects tactiques. Après, on peut faire toute sorte de composition, mais il faut quand même avoir un certain équilibre. Le Real, qui était pourtant à domicile, n’a pas évolué avec deux attaquants, alors qu’ils avaient joué avec Benzema et Adebayor lors des derniers matches. Au très haut niveau, les équilibres sont très importants.

Que pensez-vous du Stade Rennais ?
C’est une équipe qui n’est pas évidente à jouer, qui possède un gros bloc défensif, qui possède des lignes serrées. Une équipe qui est plus à l’aise pour contrer que pour faire le jeu. On a parfois l’impression de pouvoir la dominer, d’avoir le dessus mais c’est une équipe qui peut placer un contre à tout moment.

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