masculins / OL - Stuttgart J-1

La conférence de presse des Lyonnais

Publié le 06 novembre 2007 à 13:00 par BV

Alain Perrin et Toto Squillaci ont évoqué devant la presse la rencontre de demain face au VfB Stuttgart.

Alain Perrin :
Comment jugez-vous cette formation de Stuttgart ?
Leur parcours en championnat est meilleur que celui qu’ils avaient réalisé lorsqu’on les avait affrontés en Allemagne. L’ensemble est plus solide car ils récupèrent pas mal de joueurs, notamment Hitzlsperger, Delpierre ou Beck. On se souvient qu’au match aller, ils nous avaient bousculés lors de la première demi-heure. Ils ne se posent pas de question, jouent leur style de jeu. Il faudra se méfier de cette équipe qui possède des attaquants de qualité à l’image de Gomez, Bastürk ou Cacau. Il faudra sortir le bleu de chauffe.

Pensez-vous être favoris ?
Aucune des deux équipes ne veut l’être. C’est du 50 – 50. Chacun a des armes à faire valoir. Au match aller, les choses nous avaient souri. Les deux équipes sont très proches en termes de valeur. Le fait de jouer à domicile a peu d’importance car Stuttgart va tout donner pour inverser la tendance. A nous d’être à la hauteur de ce challenge et de ce match de coupe afin de faire plaisir à notre public. Une victoire à domicile nous permettrait d’envisager une suite dans la compétition.

Pensez-vous encore à l’UEFA ?
La qualification pour l’UEFA dépend de cette double confrontation face à Stuttgart. C’est notre adversaire direct. Glasgow a encore 4 points d’avance sur nous. Ils sont intouchables. On pense bien sûr aux huitièmes de finale de la Ligue des Champions mais il faut laisser passer les matchs et on pourra ensuite se projeter sur autre chose que cette qualification pour l’UEFA. Assurons tout d’abord cette qualification, prenons ces trois points et nous verrons ensuite.

Sentez-vous votre équipe capable de gagner ses trois matchs ?
On ne va pas jouer ces trois matchs en même temps. On va les prendre les uns après les autres. Demain, il n’y aura qu’un seul match. Il peut se passer beaucoup de choses entre les matchs. Pour l’instant, il faut conserver notre dynamique de victoires. Face à Valenciennes, il y eut quelques imperfections. On leur a laissé beaucoup de possibilités de contre qu’il ne faudra pas concéder aux Allemands.

Quel est l’élément déclencheur qui vous a fait basculer dans la dynamique de victoires que vous connaissez actuellement ?
Glasgow fut le révélateur. A vouloir trop gagner les matchs, on oubliait de ne pas les perdre. Sur le plan défensif, le bloc et l’attitude collective n’étaient pas suffisants. Dès la rencontre suivante, face à Bordeaux, on a remis au goût du jour les valeurs nous permettant de bien défendre. C’est ce qui a déclenché cette dynamique.

Où en sont Ben Arfa, Baros et Toulalan ?
Hatem Ben Arfa s’est entraîné normalement hier. Il passera un test définitif cet après-midi. J’ai bon espoir qu’il soit dans le groupe. L’IRM passée par Jérémy Toulalan a révélé que son tendon n’était pas encore cicatrisé. Il ne fera pas partie du groupe. Milan Baros non plus puisqu'il soigne toujours sa douleur aux adducteurs.


[IMG42609#R] Sébastien Squillaci :
A quel type de rencontre vous attendez-vous ?
Ce sera un match difficile. Pour l’emporter, il faudra un très bon Lyon. Lors du match aller, cette équipe de Stuttgart nous avait posé quelques problèmes. On devra rester très attentifs et concentrés. En tout cas, on n’aura pas le droit à l’erreur. On a encore la possibilité de jouer la Coupe de l’UEFA, la Champions League, mais également rien du tout. On peut battre le Barça à la maison, puis aller gagner à Glasgow, mais pour cela, il faudra un très grand Lyon. Cette rencontre face à Stuttagrt est, pour l’instant, le match le plus important de la saison. Forcément, la pression est là mais on va faire avec.

Quelles différences y a-t-il entre l’actuel Olympique lyonnais et celui qui s’inclinait face aux Rangers ?
Depuis, il y a eu de très bonnes choses de faîtes. On perçoit mieux le collectif, l’équipe joue ensemble. On avait auparavant fait de très bonnes choses mais on n’avait pas eu le brin de réussite. Actuellement, on l’a et tout nous sourit. Ca tient à pas grand-chose. On travaille à l’entraînement pour bien jouer collectivement. C’est ce qui fait notre force en ce moment.

Comment évolue votre association avec Cleber Anderson ?
C’est de mieux en mieux. On apprend à se connaître. Au fil du match, les automatismes se créent. Pendant les matchs, cela se passe bien, on insiste beaucoup sur la communication. Il y a encore des imperfections mais cela va de mieux en mieux.

Vous avez beaucoup joué ces derniers temps. N’éprouvez-vous pas un peu de lassitude ou de fatigue ?
Il n’y a pas de lassitude. Il y a un peu de fatigue. C’est la raison pour laquelle je suis sorti lors du dernier match. Je suis un compétiteur, je veux jouer tous les matchs même s’il est vrai que, parfois, pouvoir souffler fait du bien. Quand on voit les matchs que l’on a à jouer, on a envie de tous les disputer. Je fais attention sur et en dehors du terrain pour être performant lors de ces rencontres.

Vous n’avez plus gagné à Gerland depuis 3 rencontres. Cela vous motive-t-il encore plus ?
Bien sûr. On a à cœur de faire un grand match demain pour notre public. On a aussi une petite revanche à prendre sur nous-mêmes car on n’a pas réalisé de bon match à domicile en Ligue des Champions depuis longtemps. On aura à cœur de montrer que l’on peut faire de bonnes choses dans ce stade. On ne pense plus à Glasgow, on est passés à autre chose. On a envie de montrer un autre visage que lors de ce match face aux Ecossais.

En quoi cette formation de Stuttgart peut-elle vous poser des problèmes ?
Ils ont de très bons joueurs avec beaucoup de qualités individuelles. C’est leur dernière chance d’accrocher l’UEFA, ils vont donc tout donner. On devra bien jouer dès le début du match. Il ne faut pas qu’ils prennent confiance. Les faire douter d’entrée sera très important.
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