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La conférence de presse lyonnaise

Publié le 01 octobre 2007 à 12:46 par BV

Sidney Govou et Alain Perrin ont répondu aux questions de la presse lors de la traditionnelle conférence d'avant-match.

Sidney Govou

L’OL reste sur une défaite sur la pelouse de Barcelone. On imagine que vous aurez à cœur de montrer autre chose demain contre les Rangers.
On reste certes sur une défaite à Barcelone mais elle est oubliée. L’ampleur du score a fait parler. A domicile, face aux Rangers, on commence vraiment la compétition. Il faudra désormais faire carton plein à la maison si on veut se qualifier. Demain, on sera donc obligés de gagner.

Cette défaite complique-t-elle les choses d’un point de vue psychologique ?
Commencer la compétition à l’extérieur n’est jamais évident. La Champions League étant un mini-championnat, la première rencontre est très importante. Commencer et terminer à l’extérieur change la donne. Il faudra aborder la compétition différemment des autres années. Il faudra faire avec, mais on n’est pas abattus. On a certes pris une claque à Barcelone mais elle est digérée. On est conscients de ce que l’on n’a pas fait et de ce qu’il aurait fallu faire, mais il ne faut pas s’arrêter cela.

Que pensez-vous du football ecossais ?
C’est un football total, avec une mentalité à part. J’en ai parlé avec « Jé » (Jérémy) Clément qui m’a confié que, mentalement, c’était un football différent du football français, un football que j’aime bien.

Aviez-vous beaucoup réfléchi lorsque Paul Le Guen vous avait demandé de le rejoindre à Glasgow ?
J’ai réfléchi tellement longtemps que je n’y suis pas allé. (Rires)

Connaissez-vous les joueurs des Rangers ?
Non, pas particulièrement. Je connais les deux joueurs français qui jouent là-bas. (Cousin et Darcheville).

Ressentez-vous une attente ou une pression particulière autour de ce match ?
Non. J’ai simplement hâte d’y être car on a tous envie de jouer ce type de match. Mais il n’y a pas de pression, plutôt de l’excitation.

Pensez-vous que cette rencontre va ressembler à la rencontre qualificative pour l’Euro 2008 entre la France et l’Ecosse ?
On ne peut pas trop comparer les deux rencontres. Les ambitions sont différentes. L’équipe de France jouait dans un autre contexte. On s’attend à des duels. Ce sera peut-être un match engagé, comme celui de l’équipe de France. On devra répondre présent dans les duels mais on est très joueurs. On devra montrer ce que l’on sait faire.

Est-il difficile pour les joueurs de ne pas se comparer à l’Olympique Lyonnais des années précédentes ?
Dans le groupe, cela n’a pas été ressenti comme cela. C’est surtout difficile pour les journalistes et pour les supporters. Il y a eu beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Nous, joueurs, sommes habitués à ce type d’épisode. On a perdu de bons joueurs mais on en a récupéré d’autres. Il faut laisser aux jeunes le temps de se fondre dans le collectif et montrer ce qu’ils savent faire. J’ajouterais que lorsqu’Eric Abidal est parti, ce fut plus difficile de se séparer de l’homme dans le vestiaire que du joueur. Le joueur était très bon, certes, mais dans le vestiaire, on remplace beaucoup plus difficilement un gars pareil.

Face aux Rangers, vous allez disputer votre 50e match de Ligue des Champions. Qu’est ce que cela représente pour vous ?
Ca commence à faire beaucoup. C’est un chiffre dont je suis très fier.
[IMG42535#R]Alain Perrin

S’agit-il d’un match à quitte ou double ?
Lorsque vous avez 6 matchs à jouer, il faut saisir toutes les opportunités. Ce match a donc une importance stratégique tant au niveau comptable que stratégique. Je sais qu’il ne sera pas si facile de prendre des points à domicile face à une équipe de Glasgow qui défend très bien. Ce n’est donc pas un match à quitte ou double.

Entre Barcelone et Glasgow, avez-vous l’impression de passer d’un monde à l’autre ?
C’est la Ligue des Champions, une compétition avec une ambiance particulière, dans laquelle toute équipe donne le maximum. Il y a très peu de différences entre les équipes. Glasgow mérite d’être là. L’important est ce que l’on va être capables de produire, de jouer notre jeu. En y parvenant, on se rendrait les choses faciles. On devra mettre du rythme et de l’enthousiasme dans notre jeu. Ce ne sera pas facile face à une équipe qui limite les espaces.

Vous attendez vous à un niveau d’engagement particulier ?
J’étais au Stade de France lors de la rencontre entre la France et l’Ecosse. Le match de demain y ressemblera, à l’exception du résultat.

Vous allez jouer votre 3e match en 10 jours. Pensez-vous qu’il s’agira du plus difficile des trois ?
Très certainement. Les matchs face à Lille et Lens ont constitué de bonnes préparations car ces deux équipes jouaient bien regroupées en défense. Les repères pris contre Lens nous serviront mais les Rangers sont un ton au dessus.

Pensez-vous qu’il s’agisse d’un match vital ?
Ce match est déterminant pour la suite de la compétition. On ne peut pas connaitre son influence sur l’issue de la Ligue des Champions mais une chose est sûre : mieux vaut prendre des points d’avance que des points de retard. En cas de défaite, cela deviendrait bien plus compliqué.

Avez-vous appelé Paul Le Guen pour avoir quelques renseignements sur cette équipe des Rangers ?
Non. On les a supervisés quatre fois, dans différentes conditions. On a ramené des vidéos. On a donc suffisamment d’informations pour présenter des vidéos aux joueurs et préparer ce match.
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