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La presse au matin de la finale

Publié le 20 mai 2010 à 11:30 par DC

Ca y est, l’OL féminin rencontre ce soir à Getafe, les allemandes du Turbine Potsdam en finale de Ligue des Champions féminine. Coup d’œil sur la presse du jour…

Le Progrès offre aux filles de l’OL une place dans sa colonne en une. Avec un titre évocateur : « Les lyonnaises sans complexe. » Le quotidien a prévu pour l’occasion une demi-page de sa rubrique sport. « Des femmes formidables » titre d’abord Christian Lanier dans une tribune qui revient sur les propos de la brésilienne Katia et de la capitaine Laura Georges, présentes en conférence de presse hier. « Les coûts du football féminin n’ont rien à voir avec ce que l’on voit chez les hommes, mais disons que l’on sent de l’intérêt autour de nous, de voir qu’il y a autant de journalistes, c’est quand même super, on remercie la presse d’être venue » souligne Laura Georges.

Pour sa part, la milieu de terrain brésilienne remarque avec joie l’investissement réalisé par Jean-Michel Aulas notamment, « ce qui est génial, c’est que l’OL a mis les structures en place pour que notre passion s’exprime, et pour la promotion du foot féminin, et ça franchement pour nous qui sommes actrices, c’est génial. »

« Pour une page d’histoire », titre ensuite l’envoyé spécial du Progrès, qui rappelle que l’OL féminin est en mesure de rapporter son premier trophée européen au football féminin français. Une victoire que lorgne bien sûr l’entraîneur lyonnais, Farid Benstiti : « On sort de deux demi-finales dont une perdue aussi contre les Allemandes de Duisbourg, ce fut une longue route pour arriver jusque-là, la finale n’est pas un aboutissement, il faut la gagner. »

Une envie que partage également le président Aulas, très enthousiaste à l’idée d’oublier quelque peu la déception de Munich. « Les filles nous apportent énormément dans leur façon de voir le football, de négocier les évènements dans la bonne humeur. On a su structurer cette section. Nous comptons même dix-huit joueuses professionnelles, ce qui est un record en France, et on aimerait vraiment rafler ce trophée » confie-t-il. Et à Christian Lanier de conclure : « le football féminin a une histoire à Lyon, et l’OL peut en écrire une page savoureuse qui serait également unique.»

L’Equipe revient à sont tour sur cette finale historique pour les joueuses de l’OL. En mettant l’accent sur le fait que le club de Jean-Michel Aulas « est bien présent à Madrid, mais pas pour la finale qu’il espérait le plus. » Malgré tout, après avoir rappelé le palmarès -assez similaire- des deux équipes, Claude Chevally remarque que le coach de l’OL féminin est sans complexe avant ce grand rendez-vous : « c’est la finale idéale, pour deux équipes qui se ressemblent. »

L’envoyé spécial du quotidien présente enfin les « cadres de l’OL féminin ». Avec en lumière, quatre filles de caractère, la gardienne Sarah Bouhaddi, l’arrière droit Corinne Franco, la meneuse de jeu Louisa Necib et l’avant-centre Elodie Thomis. Quatre internationales françaises susceptibles de faire la différence à leur poste. Sans oublier que dans l’effectif lyonnais, « il y a trois norvégiennes, deux suédoises, deux brésiliennes, une costaricienne et une suissesse. » Autant de jokers pour l’OL féminin qui possède « un fort potentiel offensif. »

Enfin Libération consacre une double-page aux « Olympiques lyonnaises » dans sa rubrique grand angle. « Elles sont très à l’aise techniquement, affûtées physiquement. Mais ne se prennent pas pour des stars » remarque le correspondant à Lyon Olivier Bertrand. « Le foot féminin a gardé une fraîcheur que le foot pro masculin a perdu depuis longtemps » écrit-il même, en tout franchise.

Après avoir rappelé le parcours du foot féminin à Lyon, il passe en revue les atouts de cette équipe, en s’arrêtant notamment sur l’antillaise Wendie Renard, défenseur de talent. Et d’ajouter que l’OL féminin s’est également doté d’une structure professionnelle à tous les niveaux, jusque dans son staff. Un staff qui prend soin « d’une équipe très cosmopolite ».

Et des filles qui sont loin de rafler la mise comme leurs collègues masculins. « Elles gagneraient entre 3000 et 7000 euros par mois, alors qu’elles font partie du gratin international. Soit cinquante fois moins que les hommes » précise Olivier Bertrand. Avant de remarquer encore une fois que ces championnes ne roulent pas en Audi, mais « dans des Clio fournies par le club. »

Le football féminin, une discipline « qui conserve plus d’humilité ». Une humilité qui selon Laura Georges n’est pas seulement une histoire d’euros : « Nous n’avons pas tout à fait la même logistique. S’il y avait beaucoup d’argent, est-ce que cela changerait ? »

Une fraîcheur qui fait plaisir à voir, c’est en tout cas ce qui se ressent dans ce papier de Libé, qui montre la simplicité de ces jeunes femmes qui vont disputer une finale de Coupe d’Europe. Un moment historique qu’elles pourront vivre « avec trois personnes de leur choix, le président ayant mis un avion à leur disposition » conclue Olivier Bertrand.

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