masculins / Revue de Presse

La presse unanime sur le « réveil trop tardif des Lyonnais »

Publié le 11 décembre 2008 à 12:02 par RD

Les journaux de ce matin tentent d’expliquer les deux visages montrés par l’OL hier soir, face au Bayern.

« Un Lyon à mi-temps » pour l’EQUIPE. En page intérieure, le quotidien sportif titre : « Le réveil sonne trop tard ». Un match "complètement fou", commente Sébastien Tarrago, « des Lyonnais magnifiques en seconde période ». Il compare ce match à « un match de Bundesliga » avec des « portes ouvertes et des défenses en bois ». En première période, « la vitesse et le talent étaient essentiellement concentrés dans les pieds bavarois ». L’Equipe rappelle que la semaine n’est pas terminée. « Et maintenant Marseille ». En vue du choc olympique de dimanche soir, « l’OL doit réapprendre à gagner ».
Franck Ribéry est désigné ce matin homme clé de la rencontre avec une note de 8/10. Dans les colonnes du quotidien, côté allemand, Klinsmann revient sur « l’excellent travail de Rensing (le gardien du Bayern) qui a permis de conserver cette victoire» et considère désormais sa formation « au même niveau que les meilleures équipes européennes ».

Le quotidien national AUJOURD’HUI EN FRANCE rappelle l’essentiel l'information essentielle de la soirée : « Lyon chute et finit deuxième » et revient, en pages intérieures, tout comme l’ensemble de la presse ce matin, sur le réveil trop tardif des Lyonnais dans ce match. Eric Bruna insiste sur le paradoxe entre les deux mi-temps. « Malgré un superbe show en seconde période, Lyon n’a jamais su remonter 45 premières minutes d’effroi ». Les leçons à tirer sont claires. Les Lyonnais étaient « mal organisés, privés de leur maître à jouer, Juninho, et en manque cruel de confiance ». En seconde période, en revanche, Lyon a tout donné. « Les Gones se jetèrent à l’abordage du navire amiral de la Bundesliga». En appuyant qu’il faut se remobiliser pour dimanche soir avec un nouvel enjeu : conserver le leadership de la Ligue 1. « Après la tête de leur groupe européen, Lyon pourrait perdre celle du championnat de France ».

LE PROGRES reprend la métaphore du train de l’Europe. « Face au Bayern, l’OL a manqué le bon wagon ». Antoine Osanna parle d’un OL « meilleur en deuxième », « L’OL termine deuxième de sa poule et confirme ses limites actuelles ». Le champion de France a essuyé une « véritable claque et tendit même les deux joues ». La première mi-temps fut, selon le journaliste du Progrès, « totalement ratée » en raison de l’équipe allemande qui « exposa durant 45 minutes des arguments individuels et collectifs largement supérieurs ». Notre confrère insiste sur la « magnifique réaction en seconde période » au cours de laquelle les Lyonnais furent habités d’un « parfum de révolte » alors que « le jeu avait forcément primé sur l’enjeu ». Une rubrique est consacrée aux 7 potentiels adversaires de l’OL en huitièmes de finales, et parmi eux les éternels « fantômes » de Manchester, Rome ou Porto que Lyon pourrait retrouver en février prochain. Le journal ne manque bien évidemment pas de revenir sur le grand match de Ribéry. Avec une pléiade de compliments : « Ribéry, un diable pour la défense lyonnaise », « le prince de Gerland », « un Ribéry d’enfer », le « Kaiser français du Bayern » ou encore « Ribéry, poison de service ». Et de rappeler en conclusion que Marseille débarque déjà dans 3 jours à Gerland. « Mais Ribéry ne sera plus là… »