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La rencontre de Milan Baros

Publié le 11 mars 2007 à 23:56 par SR

Avec envie et détermination, voila comment les Gones abordaient la rencontre au coup de sifflet de Mr Philippe Kalt. Mais ils n’étaient pas les seuls.

Albert Emon et ses hommes comptaient « profiter de la blessure morale des Lyonnais » suite à l’élimination de l’OL en Champions League. Pendant 90 minutes, les Azuréens souhaitaient bel et bien bousculer la hiérarchie du classement de L1 dans lequel ils pointaient à la 8ème place depuis 2 (longues) journées de championnat. Avec un point de plus, la même position au classement et toujours une place de qualification à la Champions League dans le viseur en sortant de Gerland, l’OM continuait sa route vers un objectif palpable.

Baros était immédiatement immobilisé par les cuisses de Zubar et Cana alors que le ballon ne circulait sur la pelouse de Gerland que depuis 20 petites secondes. Au sol, le numéro 7 lyonnais payait de son corps l’engagement des deux « durs » Marseillais. "Milan" retournera au sol à deux reprises dans cette première mi-temps. Ses décrochages et ses protections de balle poussent effectivement l’adversaire à la faute. Ses pressings sur le porteur du ballon également. Et sur un centre de Benzema, l’international Tchèque bénéficiait d’une relance approximative de Civelli dans l’axe pour inscrire son troisième but de la saison. Tous les trois à la maison. Tous les trois alors qu’il était titulaire à Gerland. D’une frappe instantanée à la limite de la surface de réparation, l’attaquant Lyonnais ouvrait la marque après 20 minutes de jeu sur sa première frappe de la partie.

Victime numéro 1 des colosses de la défense centrale adverse, il quittera la pelouse quelques instants, accompagné du « doc » Amprino, après que son nez ait heurté le bras de Zubar. Bien évidemment dans ce poste à risque les coups pleuvent. Chaque touche de balle de l’attaquant Lyonnais nous laissait imaginer oh combien la vie n’était pas facile pour les attaquants de pointe. Baros, lui, faisait des pieds et des mains pour ce précieux cuir, laissant quelques fois des plumes dans la bataille. Quelques gouttes de sang plus tard, il reprenait du service.
Il restait encore un peu plus de 40 minutes de castagne, de course, d’appel ; De conservation, de protection de balle ; De décrochages, d’ajustement à la ligne défensive, de contrôle dos au but… avec un défenseur sur le dos. Tantôt pressé par Zubar, tantôt bousculé par Civelli, Baros terminait la rencontre sur les rotules. Lessivé, il trouvait tout de même la force d’harceler la défense adverse au bout du bout des prolongations. Porté par le public et une grande soif de victoire, Baros n’en finissait pas d’harceler l’arrière garde « bleu ciel ». Il méritait forcément mieux sur son coup du sombrero sur Taïwo suivit de sa frappe du gauche repoussé par Carrasso (92’). Il était aussi à deux doigts du but lorsqu’il effaçait la défense visiteuse de ses dribbles endiablés dans la zone de vérité. Son tir était encore repoussé de justesse par un Carrasso très inspiré (93’).

Au bout de ses 28 ballons joués essentiellement dans le camp adverse, Milan Baros pouvait enfin souffler après une rencontre de grande qualité de par son sens du jeu, son implication et surtout…Son amour pour le travail bien fait.
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