masculins / La reprise de Coupet

La semaine de Grégory Coupet

Publié le 30 novembre 2007 à 15:25 par R.B

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Encore une semaine chargée pour Grégory Coupet. Une semaine où il a effectué le plus souvent un travail solitaire, mais aussi un peu avec le reste du groupe…

Lundi 26 octobre

Il avait jeté les gants de fatigue vendredi après-midi. Fou de rage, direction la maison pour prendre du repos et mieux repartir ce lundi. Travail physique le matin avec Robert Duverne en enchaînant notamment 6 tours de terrain à bonne allure sans souffler. « Je me suis bien reposé ce week-end… ». Puis du cybex, des soins. L’après-midi, pendant que ses coéquipiers faisaient leur dernière mise en place avant Barcelone du côté de Trevoux, il taquinait avec Guillaume Tora le ballon à Tola Vologe.

Mardi 27 octobre

Une grosse et belle séance dans la cage. La fatigue envolée, « Greg » est en progrès dans toutes ses interventions. « C’est Champions League… » balance en souriant Joël Bats. Le gardien international a oublié son genou. « C’est la première fois. Je n’ai pensé qu’à protéger la cage. Je ne voulais pas prendre de but… ». Benzema est venu faire un essai pas vraiment concluant. Malgré la mauvaise nouvelle, cela plaisante. « Il a l’air d’aller vachement bien Karim. Moi, si je suis Pujol, je sais ce que je fais d’entrée… ».

Mercredi 28 novembre

Un petit tour avec Jo Hartock, Fred Roux et Joël Bats. En ce lendemain de Champions League, les joueurs qui n’ont pas ou peu joué sont sur le terrain. Echauffement donc et quelques exercices avec ballon au milieu de sa famille gantée. « Ils ont passé la nuit dans un frigo les ballons. Tu entends le bruit qu’ils font. Ils sont trop durs… ». Puis du spécifique en solo avec Joël... sous le regard d'Alain Perrin.

1 heure sur le terrain… et des soins plus loin, il se confiera tranquillement. Extraits (sans revenir sur ses propos, déjà rapportés, concernant son retour).

[IMG42721#R]Greg, pourquoi tu bosses autant pour revenir ?
«C’est dans mon tempérament. C’est certainement aussi de l’orgueil. Moi, je ne me supporte pas faible. Certains pensent que j’en fais trop. Ces gens n’ont rien compris, ne me connaissent pas. Je suis fait ainsi. Je ne suis pas en vacances. Après le foot, j’ai envie de m’éclater, d’atteindre d’autres limites, comme par exemple celle d’un marathon. Je suis quelqu’un d’excessif… dans tous les domaines

Pourquoi avoir choisi de faire un suivi visuel de ton retour ?
«Je pensais que cela pouvait avoir quelque chose d’éducatif. Montrer que le foot de haut niveau n’était pas fait que de paillettes. J’en ai parlé à Xavier. Nous avions déjà fait un DVD avant un derby. Xavier est un ami. Pendant toute cette période, il y a des moments difficiles ; tu te mets à nu (émotion dans la voix). C’est plus facile de le faire avec un ami. Après... les gens pensent ce qu’ils veulent… »

Un mot sur la structure autour de toi ?
« C’était indispensable à mes yeux. Dans ces moments, tu te retrouves à l’égard du groupe. Tu passes des heures à bosser entre 4 murs. Cette structure te pousse, t’aide à progresser. Mais, elle n’aurait servi à rien si le chirurgien n’avait pas fait du très bon boulot. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est d’abord grâce à lui. J’avais déjà travaillé ainsi après mon problème au genou droit ».

Cette blessure a-t-elle changé ton regard sur la suite de ta carrière ?
«Il faut d’abord revenir. Mentalement, ces épreuves te renforcent. Moi, je ne me fixe pas de limites. Je n’ai pas envie qu’on le fasse pour moi. J’ai toujours envie de rester le numéro UN dans mon club, en France. Après, je sais qu’un jour, cela ne sera plus le cas. Je me dis alors que je pourrais devenir un numéro 2 et avoir la même attitude qu’avait eue Luc Borelli. J’ai parlé aussi d’une expérience ailleurs, aux USA notamment. Tu sais en France, mis à part Jean-Luc Ettori, c’est difficile de jouer au-delà d’un certain âge. Ce n’est pas dans les mentalités comme en Angleterre, en Italie… On verra ».

Qu’apprécies-tu dans cette période, où tu ne joues pas ?
« J’ai redécouvert le plaisir des week-end en famille. (En rigolant) C’est super… un moment ».

Direction le restaurant. « Je n’ai pas pris de poids. Si j’avais eu des problèmes, j’aurais pris un diététicien… ». Greg, il ne lâche jamais.

[IMG42722#L]Jeudi 29 novembre

A 10h, « Greg » commence par du physique avec Robert. Puis, Joël prend le relais. De nouveaux exercices où il est constamment habité par ce souci de perfection. La vitesse d'intervention, l'explosivité, la précision des dégagements... Quelques jurons s’envolent lorsqu’il rate un dégagement. Des "bien joué Poulet" de Jo le récompensent. Des rires aussi, quand Robert Duverne, assistant de Joël, glisse sur une amortie ou la manque carrément. Du sérieux dans la bonne humeur. La séance se termine par du putting avec ballons avant un concours de transversale qui ne sera jamais ébranlée. « A la première frappe, je l’avais dit…vous ne la toucheriez pas… ». Le mot de la fin?? Il revient à Robert Duverne.

Vendredi 30 novembre

Le groupe lyonnais reprend l'entraînement après un jour de repos. "Greg" est présent. Il fait l'échauffement avec "ses confrères" Rémy, Jo, Fred; le tout dirigé par Joël Bats. Un travail varié et dynamique qui va durer près de 3/4 d"heure. Lorsque Alain Perrin passera d'une opposition sans gardiens à celle avec, il laissera Rémy et Jo sur le terrain. Il ira travailler dans un premier temps ses abdos avec Fred. Et puis... à 12h 10, il prend place dans la cage pour un petit 1/4 d'heure de match. Quelque part son vrai retour! Une superbe parade... Un grand moment. "Je l'avoue, cela m'a fait bizarre de me retrouver dans cette situation... Je suis content de ma semaine de travail. Je l'ai menée jusqu'à son terme celle ci". Repos ce week-end? "Oui. J'irai peut-être voir le LOU qui reçoit La Rochelle...". Et tout recommencera lundi prochain, avec de nouveaux progrès à la clef.
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