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La "Vieille Dame" passe par Viry-Chatillon...

Publié le 07 janvier 2005 à 09:56 par R.B

[IMG728L]A <b>Bondoufle</b>, au stade <b>Robert Bobin</b>, quel serviteur de l'athlétisme français, l'OL fait non seulement son entrée en Coupe de France contre <b>Viry-Chatillon</b>, mais débute aussi son deuxième marathon de la saison. Le premier a été quasi parfait… on attend du second qu'il soit encore meilleur ! Et cette "<b>Vieille Dame</b>" fait partie des objectifs olympiens. Le faux pas est donc interdit...

En respectant sincèrement les joueurs de Viry-Chatillon, comment imaginer que le triple champion de France, le quart de finaliste de la dernière Champions League, l'actuel leader invaincu de la Ligue 1, l'un des 16 qualifiés pour les prochains 1/16èmes de finale de Champions League puissent faire la Une de l'actualité footballistique au soir des 1/32èmes de finale de la Coupe de France ? A priori… ce serait pour parler d'une énorme surprise réalisée par les hommes de Jean-Pierre Orts en position de reléguables pour l'instant dans le groupe A de CFA! A l'évidence, ce match ressemble un peu sur le papier à un combat de boxe du style Mormeck-Asloum. Les initiés du noble art auront compris que les 2 équipes ne tirent pas dans la même catégorie.



Certes, le football est l'un des rares sport, peut-être le seul, où les différences hiérarchiques peuvent se gommer sur un match. Récemment, en 2003, le club de Schiltigheim (CFA2) avait eu le scalp de Troyes (D1), Beauvais et Toulouse (D2) avant de succomber en ¼ contre Rennes (1 à 2) ; Nîmes en 96, Sedan en 99, Calais en 2000, Amiens en 2001 se sont retrouvés en Finale. La saison dernier Dijon s'était mis en évidence et Châteauroux avait foulé la pelouse du Stade de France… Les vieux supporters du Stade de Reims n'ont pas oublié le club d'El Biar… L'OL a eu son lot de KO imprévus (Pont-Saint-Esprit, Libourne, Istres, Châteauroux, Angers, Nîmes, Martigues, Angoulême…). Un petit tour et puis s'en va. Le dernier en date à Libourne ayant fait désordre !



Mais nous avons aujourd'hui la conviction que ces sorties de route ne peuvent plus se reproduire, tant les qualités olympiennes se sont diversifiées, épanouies, renforcées tout au long de l'ascension du club vers ces sommets qu'il n'entend plus quitter. Bon d'accord, la Coupe reste la Coupe comme dit l'autre. Cela tombe bien, cette Vieille Dame « qui se refuse » aux Gones depuis 73 est devenue un objectif du président Jean-Michel Aulas qui entend bien enrichir sa collection personnelle et rejoindre pourquoi pas, aussi, ces présidents qui ont réussi le doublé Coupe-Championnat comme ceux de Nice, Auxerre, Lille, St-Etienne, Marseille, Monaco, Bordeaux, Reims… Avouez qu'un doublé, cela aurait de la gueule.



Les Gones peuvent compter sur la présence d'un entraîneur qui a remporté 3 fois cette épreuve en tant que joueur. Le pudique Paul Le Guen ne le dira pas forcément, mais il pourrait avoir envie, au delà d'un succès, de rejoindre Herbin, Batteux, Fernandez, Ricardo, Jasseron, Mignot, Jacquet... au royaume des vainqueurs en crampons puis en costard-cravate.



Ces rencontres de Coupe par élimination directe, reconnaissons le, ont un parfum particulier. Elles transcendent les compétiteurs ; elles transportent les foules. 90 minutes, voire 120 et une séance de tirs au but… on connaît alors le nom du qualifié, du vainqueur. Qui a oublié cet OL – Lens du 4 mai 2002, véritable finale de Coupe ? Un rendez-vous au Stade de France… un retour victorieux… il y a 6 succès à obtenir pour y parvenir.



Samedi, c'est donc l'entrée des Champions de France dans cette compétition. Ils ont bien bossé depuis la reprise du 29 décembre pour éviter le couac. Coupet est de retour ; Berthod purgera son match de suspension ; quelques soucis sans gravités pourraient inciter Paul Le Guen à préserver un ou deux éléments. Et si le staff lyonnais a « espionné » les banlieusards parisiens du genre physiques, les Olympiens compteront d'abord sur eux-mêmes pour couper court aux folles espérances de ces amateurs. La saison dernière, Juninho avait mis 4 minutes pour doucher les ambitions d'Aire-su-la-Lys. Comme on dit dans le jargon sportif, dans ce genre d'affrontement, il faut « tuer » le match rapidement. Sinon, l'espoir fait vivre… A Bondoufle, au stade Robert Bobin, quel serviteur de l'athlétisme français, l'OL fait non seulement son entrée en Coupe de France, mais débute aussi son deuxième marathon de la saison. Le premier a été quasi parfait… on attend du second qu'il soit encore meilleur !



R.B

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