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L'abcédaire de la saison 2004-2005

Publié le 30 mai 2005 à 18:08 par R.B

C'est l'heure de la rétro. Chaque jour par le biais d'un abcédaire nous reviendrons sur ce qui nous semble avoir marqué le dernier exercice des Lyonnais. Du A comme <b>Aulas </b>à Z comme <b>Zorro,</b> c'est parti en 26 lettres et plusieurs mots pour décrire, à notre façon, <b>11 mois </b>passés une fois trop vite...

B comme Brésiliens :

Ils ont commencé la saison à 3 après le départ d'Edmilson à Barcelone. Rapidement Cris est venu rejoindre Cacapa, Juninho et Elber. Puis Elber, se blessant gravement à Metz, le jeune Nilmar est arrivé pour pallier la défection de l'ancien munichois qui quittera finalement le club lyonnais en janvier. 4 Auriverde expérimentés, à l'exception de Nilmar. Comment nier l'importance sur le terrain et en dehors des 3 plus anciens. Défenseurs intransigeants Cacapa et Cris ont formé une charnière centrale de tout premier ordre. Cris étant certainement le meilleur défenseur du championnat, tout en ayant été une des grandes révélations. Jeu de tête hors norme, présence physique permanente, équipier modèle… il y est allé aussi de quelques buts importants. Quant à Claudio, il a su revenir après une nouvelle grave blessure et s'est imposé comme un grand capitaine. Son sourire permanent et son courage vous donnent à chaque fois une belle leçon de vie. Tout ou presque a déjà été dit sur Juninho. Roi des coups francs (19 à ce jour sous le maillot olympien), il est aussi un buteur dans le jeu comme en témoigne celui inscrit à Marseille. Avec 16 buts toutes compétitions confondues, il a signé son 51ème but en 4 saisons lyonnaises. « Juni » est aussi passeur et avant dernier passeur. « Il nous met dans le sens de la marche par la simplicité de son jeu » avoue Coupet. Et pour finir, il a multiplié les voyages avec le Brésil pour honorer le célèbre maillot du quintuple champion du monde avec lequel il espère participer à la prochaine Coupe du monde en Allemagne. Nilmar, le plus jeune d'entre eux, n'a pas eu en raison de son âge le même impact sur le groupe. Mais personne n'oubliera ses 2 buts à Rennes pour ses 10 premières minutes passées sur une pelouse hexagonale. Il n'a plus marqué en championnat depuis cette rencontre. En Champions League, il a participé à la qualification aux 1/16ème de finales en inscrivant un doublé contre Fenerbahce ; il réalisera aussi un doublé contre le Sparta Prague. Et marquera un but en Coupe de France. L'OL sans ses Brésiliens, ce ne serait plus l'OL et ce depuis l'arrivée de Sonny Anderson en 1999.



B comme Blessures :

La plus impressionnante ? Celle de Claudio Cacapa contre Strasbourg… à la suite d'un méchant coup de Keita sur le genou. C'était le 30 octobre 2004. Il reviendra sur une pelouse le 20 février en fin de match à Monaco. Puis après un petit souci à ce genou, il reviendra définitivement le 2 avril contre Lens sans quitter son poste de titulaire. Il y eut celle de Coupet, le 4 novembre 2004, contre Fenerbahce. Un choc sur un genou et 2 mois d'indisponibilité. « Greg » fera son retour le 9 janvier en Coupe de France à Viry Chatillon. La veille du match retour à Eindhoven, Pierre-Alain Frau se donnera un claquage au mollet qui mettra un terme à sa saison, lui qui avait disputé, à une exception près, toutes les rencontres de l'OL. Il y eut aussi les problèmes musculaires à la cuisse de Wiltord. Une première fois contre Caen et une seconde à l'entraînement avant le match de Coupe de France à Viry. Au total 8 semaines d'indisponibilité. Eric Abidal a connu un gros souci au genou après le match à Lille en Coupe de la Ligue, soit 4 semaines loin des terrains et 7 matchs en moins. Et puis à Toulouse, il avait ressenti un point de contracture. Cheville matraquée par Dalmat à Toulouse en Coupe de France, Anthony Réveillère manquera 4 matchs pour soigner son tendon. Le jeune Ben Arfa, fracture de la clavicule à Lille le 10 novembre retrouvera lui le terrain début mars. Les autres problèmes de santé sont à ranger au rayon de bobos… mis à part celle du président Jean-Michel Aulas le jour du match à Bastia le 2 f�vrier. Cela lui vaudra une opération et plusieurs semaines de souffrance.



D comme Derby :

Ah le temps du fameux derby est enfin revenu. Le 3 octobre 2004 et le 26 février 2005, Verts et Gones se sont affrontés donnant lieu à 2 rencontres pleines de suspense et beaucoup de buts. 2 succès aussi des Lyonnais sur le score de 3 à 2. A Geoffroy-Guichard, un pénalty et un coup franc de « Juni » et un but de Govou au terme d'une rencontre que les Gones remporteront après avoir été menés jusqu'à la 87ème minute. Govou inscrivant le but victorieux dans les arrêts de jeu. Au stade de Gerland, les Lyonnais mènent 3 à 0 après 49 minutes de jeu avant que ces Stéphanois ne reviennent faire trembler les Champions de France. Du spectacle sur la pelouse, de l'ambiance sans débordement coupable dans les tribunes. On en redemande avec le même résultat final !



C comme Cannes :

Cannes, sans son festival, a marqué le début des belles campagnes lyonnaises. C'était en juillet 2003 contre Lorient (5 à 1) et le 31 juillet 2005. Face au PSG (1 à 1 et 7 tab à 6). La raison ? Le Trophée des Champions qui ouvre officiellement la saison française avec l'affrontement entre le Champion sortant et le dernier vainqueur de la Coupe de France. 2 succès lyonnais… premières images de joie pour mettre une groupe dans le sens de la marche. Ce 3ème Trophée s'est terminé par une séance de tirs au but et le culot des jeunes pousses (Balmont, Bergougnoux, Viale, Berthod) dans ces instants un peu particuliers. La photo de famille avec le Trophée souligne déjà l'appétit de ce groupe. Paul Le Guen dira quelques semaines plus tard qu'il avait ressenti ce soir là beaucoup de certitudes sur la suite de la saison.



C comme Clown (avec la photo du crâne de Nino):

Gerland, le 15 mai dernier, les joueurs lyonnais entrent sur le terrain pour l'échauffement, grimés de rouge et de bleu. Un joueur se détache du lot, Sylvain Wiltord, dont le crâne est orné d'une tête de clown. Nino saluait à se façon l'opération lancée le même jour par l'Olympique Lyonnais pour une assocation lyonnaise bien connue Docteur Clown. Parrainée par Bernard Lacombe, cette structure permanente apporte aux enfants hospitaisés rires, couleurs, magie, contes et musiques grâce à 11 clowns professionnels. Les joueurs de l'Olympique Lyonnais présentent en ce dimanche de mai, des bracelets rouge et bleu, mis en vente au profit de l'association, et entrent chacun sur le terrain avec un jeune malade. Un peu d'humanité dans un monde de foot !





D comme Diarra :

Grégory Coupet le surnomme l'animal. Le Malien a fait une saison tout simplement extraordinaire. Il était revenu blessé de ses vacances maliennes passées en autre à défendre les couleurs de son pays pour les éliminatoires de la prochaine coupe du monde. Il a soigné un point de pubalgie. Définitivement débarrassé de ce souci vers la fin septembre, il a ensuite aligné des performances de très haut niveau tant dans le domaine du physique que dans le jeu. Sa présence en milieu de terrain a conforté le secteur défensif, soulagé ses compères Juninho et Essien. « Djila » a progressé dans la dimension technique ; il s'est transformé en buteur 5 fois lors des 4 060 minutes passées sur le terrain avec notamment ce but extraordinaire inscrit au Werder Brême. Le journal l'Equipe l'a élu, par ses notes à l'issue de chaque journée, meilleur joueur du championnat avec une moyenne ébouriffante de 6, 17. Mais ses deux prestations les plus marquantes auront été certainement réalisées en Champions League, au Werder Brême et à Eindhoven. « Djila », grand bavard devant l'éternel, a bouclé sa troisième saison à l'OL… la plus accomplie.



D comme Destination

Certes Gérard Houllier est arrivé, certes l'Olympique Lyonnais est tourné vers son avenir, vers un cinquième titre, vers la Champions League. Mais une question reste en suspens. Où vont-ils aller ? Pour qui Paul le Guen et Yves Colleu ont-ils décidé de quitter un club à qui ils ont donné 6 titres (3 championnats, 3 Trophées des Champions) ? On parle d'autres aventures… On parle d'étranger… Les jours à venir nous donneront sans doute une réponse. Et peut être d'autres interrogations… Sidney Govou a émis un désir de fouler d'autres pelouses, Yohann Gomez est en fin de contrat, tout comme Nicolas Puydebois… Où ?



A comme Affluences

Comme le veut la tradition, c'est bien évidemment lors de l'ultime journée de championnat que Gerland a réalisé son record de supporters de la saison avec 40 352 témoins devant OL-Nice. Sur les 4 dernières saisons, c'est toujours la réception de Lens le 4 mai 2002 et ses 42 000 passionnés qui reste en tête ; suivis par Nice 2005 (40 352) ; Guingamp 2003 (40 152) ; Lille 2004 (39 954).

Sur les 19 rencontres de ligue 1 à domicile, l'OL a attiré une moyenne de 37 510 supporters et a dépassé à 9 reprises la barre des 38 000 (J2 Sochaux 38 041 ; J8 Monaco 38 825 ; J12 Strasbourg 38 220 ; J19 Marseille 38 728 ; J27 Saint-Étienne 38 915 ; J35 Ajaccio 38 946 ; J36 Bordeaux 38 954 ; J38 Nice 40 352).

La meilleure affluence de Ligue 1 revient à la rencontre entre les 2 Olympiques OM-OL de la 37ème journée rassemblant 57 041 paires d'yeux. Rebelote pour les 2 équipes en 2004 (56 207) et en 2003 (56 529). Le record de tous les temps revient au OM-OL du 30 avril 1999 où les 2 équipes comptabilisaient 57 714 sièges occupés au stade Vélodrome lors de cette 31ème journée. Pour la petite info, le match s'était soldé par un 0-0.

La saison 2004-2005 a rassemblée un peu plus de 8 millions de spectateurs en Ligue 1 pour une moyenne de 21 302 témoins par matchs. 8 094 799 entrées ? C'est le record de spectateurs sur une saison. C'est la première fois de l'histoire que la barre des 8 millions est franchie (source LFP).





A comme Aulas:

Lorsque cette saison Paul Le Guen était interrogé sur l'âme de l'Olympique Lyonnais, il répondait à chaque fois, « L'âme de ce club, c'est le Président. » Arrivé en 1987 à la tête d'un OL en seconde division, Jean-Michel Aulas le propulse en quelques années à la tête du football français, et aux portes d'une consécration européenne. Si son image d'homme d'affaires lui colle parfois encore, il suffit de le voir en tribune lorsque son équipe souffre, dans la piscine du vestiaire des joueurs après un titre, ou aux abords de la Plaine des Jeux un dimanche de CFA ou de match des féminines, pour voir en lui un passionné.



A comme Avenir:

Louis Nicollin, Président de Montpellier, mais Lyonnais de cœur, avait prévenu : « L'OL sera le club des années 2000 ». Prémonition ? Un simplement esprit d'observation tant il semble que l'OL représente le club français des années à venir. Objectif 5ème titre et le stade de France pour la finale de la Champions League. Assurément, en enrôlant Gérard Houllier, au palmarès impressionnant, et dernier entraîneur français à avoir remporté une coupe d'Europe avec Liverpool, l'OL se forge son avenir.



A comme Amitié

Quelle plus belle image d'amitié que celle qui unit Paul Le Guen et Yves Colleu ? De son adjoint, Paul Le Guen dit : « C'est mon ami. On est très complice. C'est quelqu'un en qui j'ai entièrement confiance. Dans ce milieu, c'est important. Nous sommes de VRAIS amis. » Ils sont arrivés ensemble un jour de mai 2002, ils ont gagné ensemble, trois titres de Champion de France, trois Trophées des Champions, mais aussi le cœur des supporters lyonnais. Le 9 mai dernier, quand Paul Le Guen a communiqué sa décision de quitter le club qu'il avait contribué à faire grandir un peu plus, Yves Colleu, très ému de quitter Lyon, a décidé de le suivre : « L'idée c'est de continuer ensemble. ». Une belle preuve d'amitié s'il leur en fallait une…



A … comme Américaines:

Début 2005, cinq Américaines débarquent dans le championnat de France. Lorrie Fair, Daniele Slaton, Hope Solo, Aly Wagner et Christie Welsh…championnes du Monde, Championnes Olympiques… une révolution pour le petit monde du football féminin. Lyon voit grand, comme à son habitude est visionnaire, mais les « stars » du ballon rond n'empêcherons pas Montpellier de devenir championne de France et Juvisy de remporter le Challenge de France face aux lyonnaises en Finale.



B… comme Bordeaux:

Dimanche 16 Mai, 36ème journée du Championnat de France, les lyonnais déjà champion de France l'emportent à Gerland 5 buts à 1 face à Bordeaux. Une superbe démonstration, avec des réalisations de Malouda, Cris et Govou par deux fois. Les Lyonnais fêtent dignement le titre de champion de France acquis lors de la journée précédente contre Ajaccio. Tous grimés aux couleurs du club, les Gones offrent aux supporters lyonnais un véritable spectacle offensif. Cette victoire lyonnaise place Bordeaux dans une situation très délicate en vue du maintien. A l'aller les deux équipes s'étaient séparées sur un score vierge et nul.



C… comme Charnière:

Paul Le Guen a aligné cette saison 9 Charnières centrales différentes. Celle la plus utilisée a été constituée par le duo Cris-Caçapa avec 21 apparitions. Suit Cris aux côtés de Essien (12 apparitions) ; Cris-Diatta (11 fois) ; Cris-Abidal (6 fois) ; Caçapa-Abidal (3 fois) ; Caçapa-Diatta (2) ; Diatta-Abidal (1) ; Essien-Abidal (1) ; Essien-Diatta (1).



D… comme Démonstrations:

Cela n'a pas la prétention d'être exhaustif mais ces neuf rencontres là, nous semblent avoir marqué indubitablement la saison.

Souvenez vous de la 1ère mi temps de la rencontre à Gerland face à Manchester en Ligue des Champions. Match enthousiasment, sans doute la meilleure mi-temps de la saison des Olympiens ponctuée par un 2 à 0. Van Nistelrooy inscrit 2 buts… un nul… du plaisir et des regrets. A Fenerbahçe, l'OL frappe les esprits avec une victoire 3 buts à 1, les Gones sont complet dans toutes les lignes. Toujours en Champions League, l'OL reçoit le Sparta Prague est inflige par l'intermédiaire de ces jeunes un cinglant 5 à 0. Superbe jeunesse ! En championnat, les Lyonnais sont impressionnants collectivement à Sochaux avec une victoire à la clé 2 à 0 ; les fauves sont de nouveaux lâchés… l'OL marque les esprits par cette solidité, vitesse, sérénité et réalisme. S'en suit Toulouse à Gerland, une victoire des Gones 4 à 0 avec un doublé de Juninho sur coup franc… Revault s'en souvient encore… les Lyonnais présentent une belle addition… un match plein… un réalisme défensif et offensif. Les Lyonnais frappent une nouvelle fois en Champions League, une soirée de gala, soirée inoubliable, une démonstration pleine de réalisme, ébouriffante… la victoire 7 buts à 2 face au Werder de Brême. Le titre à portée de main, à Auxerre les joueurs de Paul Le Guen étalent toute leur classe ; une démonstration implacable, un collectif très impressionnant, un 3 à 0 pour les Gones. A Gerland, le titre déjà en poche, Les lyonnais grimés aux couleurs du club s'offrent Bordeaux. Une soirée inoubliable, ils sont géants, en communion avec leur public ils fêtent somptueusement le 4ème titre du club avec une victoire 5 buts à 1. Dernière rencontre à souligner, le déplacement au Vélodrome, Juninho inscrit un but magnifique et conclut une véritable démonstration de l'équipe lyonnaise face à Marseille.