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L'abécédaire de la saison: C comme...

Publié le 01 juin 2005 à 08:52 par R.B

[IMG5786L]C'est l'heure de la rétro. Chaque jour par le biais d'un abécédaire nous reviendrons sur ce qui nous semble avoir marqué le dernier exercice des Lyonnais. Du A comme <b>Aulas </b>à Z comme <b>Zorro,</b> c'est parti en 26 lettres et plusieurs mots pour décrire, à notre façon, <b>11 mois </b>passés une fois de plus trop vite... Après le B.... voici le C...

C'est l'heure de la rétro. Chaque jour par le biais d'un abécédaire nous reviendrons sur ce qui nous semble avoir marqué le dernier exercice des Lyonnais. Du A comme Aulas à Z comme Zorro, c'est parti en 26 lettres et plusieurs mots pour décrire, à notre façon, 11 mois passés une fois de plus trop vite... Après le B.... voici le C...

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comme Cannes

Cannes, sans son festival, a marqué le début des belles campagnes lyonnaises. C'était en juillet 2003 contre Lorient (5 à 1) et le 31 juillet 2004. Face au PSG (1 à 1 et 7 tab à 6). La raison ? Le Trophée des Champions qui ouvre officiellement la saison française avec l'affrontement entre le Champion sortant et le dernier vainqueur de la Coupe de France. 2 succès lyonnais… premières images de joie pour mettre une groupe dans le sens de la marche. Ce 3ème Trophée s'est terminé par une séance de tirs au but et le culot des jeunes pousses (Balmont, Bergougnoux, Viale, Berthod) dans ces instants un peu particuliers. La photo de famille avec le Trophée souligne déjà l'appétit de ce groupe. Paul Le Guen dira quelques semaines plus tard qu'il avait ressenti ce soir là beaucoup de certitudes sur la suite de la saison.




comme Capitaine Claudio Caçapa

Capitaine… Claudio… Caçapa (CCC) Le meneur… d'hommes surtout. Il ne porte pourtant pas le numéro 10. « Il a lancé la saison » avouait Paul Le Guen il y a quelques temps. C'est le moteur du groupe. Un des rares lyonnais à avoir remporté la Coupe de la Ligue et les 4 titres de Champions de France. C'est un soleil. Un soleil qui véhicule son sourire et sa bonne humeur autour de lui. Un soleil qui oeuvre avec prestance et sérénité sur les pelouses. Un soleil qui s'est malheureusement éclipsé des terrains un soir d'automne pour passer une longue période orageuse. Le tonnerre a frappé ce maudit 30 octobre 2004, quand le pied du Strasbourgeois Sidi Keita a trouvé le genou du Capitaine C. C'est fou ce qui peut arriver en si peu de temps, sur une action, une faute… une seule. On revoit encore cette image du capitaine, sur la civière, la main sur la tête, essayant de canaliser la douleur. Cette douleur, tout le stade de Gerland présent lors de cette rencontre, OL - Strasbourg, l'a ressentie. Caçapa ! Caçapa ! Caçapa ! Les supporters scandent son nom pendant que les brancardiers le ramènent une nouvelle fois à l'infirmerie. L'inquiétude s'installe. Beaucoup de questions restent sans réponse.

3 mois plus tard, l'entraîneur et le capitaine donnent les réponses à toutes les questions, au stade Louis II, à la 63' minute de jeu, quand Claudio remplace Govou, et retrouve son brassard, au passage. Une éclaircie.

C comme Cris ; son Comparse ; son Compère ; son Camarade ; son Coéquipier. A eu deux, ils ont reformé cette Charnière Centrale brésilienne qui avait débuté le championnat. Claudio est revenu plus motivé que jamais en fin de saison. Beaucoup ont douté le revoir si vite sur les terrains, lui non. Il a pris son mal en patience et savait qu'il reviendrait par « le travail ». Pendant sa convalescence, il ne se doutait certainement pas qu'il marquerait le but victorieux offrant aux Lyonnais le quatrième titre de Champion…Bref, c'est ça un Capitaine !




comme Charnière

Paul Le Guen a aligné cette saison 9 Charnières centrales différentes. Celle la plus utilisée a été constituée par le duo Cris-Caçapa avec 20 apparitions. Suit Cris aux côtés de Diatta (11 apparitions) ; Cris-Essien (9 fois) ; Cris-Abidal (5 fois) ; Caçapa-Abidal (4 fois) ; Caçapa-Diatta (2) ; Diatta-Abidal (1) ; Essien-Diatta (1). Cris a été le joueur le plus titularisé à ce poste cette saison par Paul Le Guen, sur les 53 matchs officiels, le Brésilien a débuté 45 rencontres. A noter que lorsque Cris a évolué avec Caçapa, Abidal ou Essien, il s'est positionné sur le côté droit, tandis que lorsqu'il a été associé à Diatta, Cris s'est décalé sur le côté gauche.




comme Clown

Gerland, le 15 mai dernier, les joueurs lyonnais entrent sur le terrain pour l'échauffement, grimés de rouge et de bleu. Un joueur se détache du lot, Sylvain Wiltord, dont le crâne est orné d'une tête de clown. Nino saluait à se façon l'opération lancée le même jour par l'Olympique Lyonnais pour une assocation lyonnaise bien connue Docteur Clown. Parrainée par Bernard Lacombe, cette structure permanente apporte aux enfants hospitaisés rires, couleurs, magie, contes et musiques grâce à 11 clowns professionnels. Les joueurs de l'Olympique Lyonnais présentent en ce dimanche de mai, des bracelets rouge et bleu, mis en vente au profit de l'association, et entrent chacun sur le terrain avec un jeune malade. Un peu d'humanité dans un monde de foot !




comme Coup Franc

On est dans la capitale de la gastronomie ici, à Lyon. Chacun a sa petite préférence, sa petite spécialité. Et bien il en ait de même chez les joueurs lyonnais. On sait que Joël Bats à son foie gras spécial ‘Maman', Joan Hartock son poulet colombo… Juninho ? On aurait pu dire la Feijoada mais nous ne sommes qu'à la lettre C. C comme Coup Franc ! Ce n'est un secret pour personne. Les défenses adverses le prennent maintenant en compte dans leur jeu. Il y a une limite où les fautes ne doivent pas être commises car la sanction risque d'être immédiate. L'artificier lyonnais en a inscrit 6 en championnat, 1 en Champions League et 1 en Coupe de France cette saison. N'en choisir qu'un seul ? Le choix est dur, ce sont des chefs d'œuvre alors vous savez… les goûts et les couleurs…

Contre Toulouse ? D'une distance phénoménal. Contre le Werder ? Même distance… et le commentaire mémorable de Mr Gilardi « Il est trop loin… » Avant que ne réponde son confrère Mr Larqué « Demande à C. Revault s'il est trop loin ». Contre Istres ? Pleine lucarne et ce ballon qui redescend à la vitesse grand V. Contre Saint-Étienne ? Un coup franc qui n'a pas de prix dans un derby, et décisif qui plus ait puisqu'il permet au Lyonnais d'ouvrir le score. Tout comme le sont les coups francs inscrits contre Istres (2-1), Metz (2-0), Ajaccio (1-1) et le premier face à Toulouse (4-0). Même contre Viry-Chatillon, en Coupe de France, son coup franc permet de débloquer la situation (0-2). Seul ceux inscrits au Werder (troisième but pour une victoire 0-3) et le second inscrit face à Toulouse (victoire 4-0) n'ont rien changé au sort de la rencontre.

Ses coups francs deviennent une référence. Le terme « Juninesque » est entré dans le language courant des médias. C'est désormais une marque déposée!




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