masculins / ASSE - OL

Lacombe/Rocheteau : Derby croisé

Publié le 17 mars 2012 à 11:00 par YR

Avant le match de samedi soir, Bernard Lacombe et Dominique Rocheteau, deux figures emblématiques de l’OL et l’ASSE, reviennent sur leur propre histoire de derby.

Un souvenir de derby ?
Dominique Rocheteau :
Deux derbys m’ont vraiment marqué. Mon premier, je devais avoir 17 ou 18 ans, pendant lequel je me blesse assez gravement. Mais le derby qui m’a le plus marqué, c’est celui où l’on gagne 2-0 à Gerland. Ce soir là je marque comme Jean-Michel Larqué. 3 jours après un match de coupe d’Europe, nous avions fait une grande prestation.

Bernard Lacombe : Le derby que nous avions perdu à Saint-Etienne et lors duquel j’avais manqué un penalty. Sur le contre, on prend un but alors que le ballon n’avait pas franchi la ligne. Je me souviens que cette année là, on a joué le maintien jusqu’à la dernière journée… C’était terrible car j’avais manqué ce penalty.

Un derby avec toujours autant de ferveur ?
D.R :
Oui. Il y a autant de ferveur sinon plus. Ce que j’ai remarqué depuis deux ans, c’est la motivation énorme de l’OL lors des derbys. Pour eux, j’ai l’impression que le derby est plus important qu’un match de coupe d’Europe. C’est à nous désormais de rivaliser sur ce plan là.

B.L : Il y a une ferveur un peu différente. Certains de nos joueurs comme Lacazette, Grenier, Umtiti ou Gonalons ont joué les derbys dans les catégories de jeunes et cela représente quelque chose pour eux.

Le seul vrai derby ?
D.R :
S’il y a un vrai derby en France, c’est Saint-Etienne/Lyon. Je pense aux grands derbys à l’étranger comme Liverpool-Everton ou Inter-Milan AC. Le notre est de cette trempe avec un club riche contre un club plus populaire.

B.L : On parle toujours du classico PSG-Marseille. Mais le vrai derby c’est quand même le notre. On est à 60 kms les uns des autres, et les deux stades doivent être séparés de 40kms. Et quand on connait l’histoire de l’ASSE dans les années 70 et celle de Lyon dans les années 2000, c’est tout de même incroyable. On m’a appris que l’OL était invaincu à Geoffroy Guichard depuis 1994, je n’y croyais pas… Le derby n’est beau que si on le gagne.

La suite de ce portrait-croisé ce samedi à 17h45 sur OLTV.

 

Sur le même thème