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L'arrivée à Rio de Janeiro

Publié le 23 mars 2005 à 18:46 par R.B

"Après moult palabres et un convaincant Marcelo, nous entrons dans le mythique Maracana inauguré en 1950 pour la coupe du monde de football remportée par l'Uruguay face au Brésil... un drame national. Il y a devant l'entrée du stade les empreintes de Pelé, Airzinho, Zico... dans le hall, un gamin jongle avec une balle de tennis au son d'une samba..."[IMG5044L]

En decollant de St-Exupery le lundi a 20h, vous entrevoyez pour la premiere fois de votre vie le célèbre Pain de Sucre et la Ville Merveilleuse de Rio Janeiro 17h plus tard. Entre-temps, vous avez partagé le vol Lyon - Paris avec les équipes nationales de cross-country de l'Afrique du Sud et de l'Australie qui reviennent du championnat du monde organisé à côté de St-Etienne. Vous avez survolé la Ville Lumière et cette Tour Eiffel bien petite vue du ciel. Une fois dans le Boeing 747 à destination du Brésil, vous vous demandez comment vous allez faire pour dormir assis sans pouvoir allonger vos jambes... Est-ce-que les 400 autres passagers de ce vol se posent la même question? Pas sûr; certains sont equipés pour dormir comme des loirs. Un problème de moteur retarde le décollage d'une bonne heure et une fois dans les airs, il n y a plus rien à faire que de patienter.



Patience aussi à l'aéroport Carlos Jobim... puis vous prenez en pleine figure cette chaleur humide, étouffante. Bienvenue à Rio ! Nous sommes mardi matin... il fait 27 degrés. Le chauffeur de taxi nous parle déjà de football, de l'OL et de Juninho avant que les embouteillages ne ralentissent sérieusement l'heure du rendez-vous à l'hotel avec Marcelo.

Ca y est... nous sommes au Pays du foot roi, qui a accueilli la veille un concert gratuit de Lenny Kravitz devant 500 000 personnes. Pas encore le temps de réaliser, la fatigue du voyage... l'envie d'une douche... certainement. Une demi-heure plus tard direction le Corcovado, les premières photos, les premières impressions, les premières discussions avec Marcelo qui nous accompagnera tout au long de notre séjour.



Il fait une lourdeur humide, style forêt tropicale. Rio vue du Corcovado, la montagne ou le Christ Rédempteur protège les siens en tendant les bras, montre son incroyable diversité. Les favelas touchent les résidences extraordinaires; la police surveille ce qu'elle peut l'arme à porté de main ; la brume a décidé de nous cacher le soleil... Qu'importe! A l'heure du déjeuner, Marcelo nous guide en bordure d'océan pour déguster diverses sortes de viandes grillées servies à volonté. Il faut dire stop sous peine de s'endormir à table. Une heure plus tard, après moult palabres et un convaincant Marcelo, nous entrons dans le mythique Maracana inauguré en 1950 pour la coupe du monde de football remportée par l'Uruguay face au Brésil... un drame national. Il y a devant l'entrée du stade les empreintes de Pelé, Jairzinho, Zico... dans le hall, un gamin jongle avec une balle de tennis au son d'une samba. Les photos en noir et blanc montrent le passe glorieux de la Selecao. Une porte à gauche vous emmène aux vestiaires. Marcelo se dirige immediatement à l'endroit ou il se changeait lorsqu'il jouait ici. "La dernière fois, j'étais au marquage de Romario contre qui j'ai débuté ma carrière de pro aux Corinthians. Cela s'était bien passé". Un peu plus loin, le défenseur de l'OL nous indique l'endroit de l'échauffement: une salle à l intérieur avec un but et une pelouse synthétique. Puis direction le tunnel, les marches... et la pelouse de ce temple qui pouvait accueillir autrefois 175 000 a 200 000 spectateurs.



Vide, il n'est pas impressionnant. Il l'est par ce qu'il représente. A gauche du tunnel, il y a le but ou les coéquipiers de Bernard Lacombe ont egalisé le 30 juin 77 contre le Bresil devant 83 535 spectateurs par Six et Trésor. Le terrain est immense. Ce stade est toujours le théatre attitré des derbys cariocas "Quand les gens crient, poussent, sautent... le stade vibre véritablement... cela fait peur. Marcelo repense à ses rendez-vous qu'ils aimaient tant, malgré la chaleur. " Cela joue souvent à 2 à l'heure en raison des conditions climatiques..." Au loin, le Corcovado veille et les couleurs du drapeau brésilien décore les sieges de ce stade: le bleu, de l'Océan; le vert, de la forêt; le jaune, du soleil et le blanc, de la paix.



On se dit que de très grands joueurs ont foulé un jour cette pelouse. On pense à Juninho avec le Vasco de Gama, un des grands clubs cariocas. Juninho, que l'on va retrouver demain, avec Cris, à l'entraînement de la Selecao. Il est 17 heures a Rio... 21 heures en France et la pluie a fait son apparition. Ce ne sera pas suffisant pour éviter une vraie douche... une de plus et sûrement pas la dernière. Quelle moiteur... mais quel bonheur d'être au Brésil!



R.B (mardi 22 mars 2005 en direct du Brésil)
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