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Laslandes: "Une question de mental..."

Publié le 12 mai 2005 à 20:32 par R.B

[IMG5569L]Avec <b>Dehu</b>, <b>Ziani</b>, <b>Coupet</b>... <b>Lilian Laslandes </b>fait partie des joueurs du championnat de France à avoir atteint un nombre de matchs de L1 plus que conséquent. Il est aussi avec <b>117</b> buts marqués, le joueur en activité le plus prolifique de ce championnat, le seul à plus de 100 buts. Longtemps blessé cette saison, le <b>Bordelais</b> n'a disputé que <b>19</b> des 35 rencontres. A bientôt <b>34 ans</b>, le natif de <b>Pauillac</b> "s'éclate" toujours autant sur un terrain...

Avec Dehu, Ziani, Coupet... Lilian Laslandes fait partie des joueurs du championnat de France à avoir atteint un nombre de matchs de L1 plus que conséquent. Il est aussi avec 117 buts marqués, le joueur en activité le plus prolifique de ce championnat, le seul à plus de 100 buts. Longtemps blessé cette saison, le Bordelais n'a disputé que 19 des 35 rencontres. A bientôt 34 ans, le natif de Pauillac "s'éclate" toujours autant sur une pelouse que ce soit à l'entraînement ou en match.



336 matchs de L1... as-tu toujours la même envie qu'à tes débuts en 92 ?



"Quand j'ai resigné aux Girondins cet été, j'ai dit que lorsque je n'aurais plus envie j'arrêterai car c'est dans mon caractère de ne pas faire ce que je ne veux pas. En plus, je reviens d'une blessure de trois mois alors l'envie de jouer déborde. Je ne dois pas aller trop vite pour me blesser à nouveau. L'envie de jouer pour les Girondins est toujours là."



Qu'est-ce qui te pousse encore à jouer ?



"Le plaisir. Tous les matins, je suis motivé pour venir jouer et m'entraîner avec des copains. Je ressens beaucoup de plaisir à pénétrer sur un terrain, à marquer des buts. Ces sensations me manqueront quand j'arrêterai".



Où et quand situes-tu le meilleur Laslandes dans ta carrière ?



"J'ai mis deux-trois saisons à prendre le rythme de la première division à Auxerre. Ensuite, le meilleur a été quand je suis revenu sur Bordeaux. Pendant cette période, j'ai réalisé des saisons constantes avec 14-15 buts par saison alors qu'à Auxerre je marquais 10-11 buts. C'est à Bordeaux que j'ai pris le plus de plaisir à jouer et que je me suis senti le mieux".



117 buts en L1. Comment juges-tu ce chiffre ?



"117 cela signifie que j'ai inscrit une dizaine de buts par saison. 10 buts par saison correspondent à mon objectif à chaque début de saison. C'est une preuve de régularité. Aux buts, j'aime rajouter les passes décisives. J'en ai délivré une soixantaine dans ma carrière. Je suis aussi fier de mes buts que de mes passes décisives. Lors de la saison du titre de champion (1999), j'ai marqué plus de 15 buts mais j'ai aussi été le meilleur passeur du club avec Ali Benarbia avec 12 passes. Ces statistiques me font plaisir car je ne me considère pas comme un vrai buteur. Je m'inscris plus dans le collectif".



Quelle est ta définition du buteur ?



"Un buteur doit être opportuniste et adroit devant le but. Un attaquant doit avoir une panoplie de gestes indispensables. Pour être un buteur-né, il faut être un peu plus individualiste que je ne le suis. Dans l'équipe, il y a des garçons qui ont le profil du buteur. J'essaie de les aider à marquer et de ramasser les bonnes miettes".



As-tu aujourd'hui des buteurs que tu apprécies particulièrement ?



"Oui. J'aime bien Pedro Pauleta ! J'apprécie Chevchenco qui me fait rêver. J'ai beaucoup aimé jouer avec Sylvain (Wiltord), Pauleta et « poussin » Meslin avec qui j'ai joué à Nice. Il est très intéressant de jouer à côté de lui. Jusqu'à présent, il a eu beaucoup de petits pépins dans sa carrière. J'espère que cela va s'arranger pour lui".



Comment expliques-tu la chute, après la trêve, des Girondins ?



"Notre chute est due à une question de mental. Nous pensions avoir un groupe très solide lors des six premiers mois quand tout allait bien. Malheureusement, un grain de sable a grippé la machine. Nous n'avons pas su réagir face aux défaites. La force d'un groupe se mesure à sa capacité de réaction dans les moments difficiles. Pour la saison, il va falloir remédier à ce manquement psychique. Souhaitons que cette période nous serve de leçon".



Rien n'est encore acquis pour le maintien, cela inquiète-t-il le groupe ?



"Il nous reste trois matches dont un chez le champion et deux belles affiches à la maison contre Monaco et Marseille. Depuis deux matches face à Ajaccio et Auxerre (0-0), nous avons retrouvé de l'envie. L'envie avait disparu depuis un moment. Il a manqué un brin de réussite face à Auxerre. Nous ne sommes pas trop inquiets même si quatre points nous séparent des places de relégable. Nous devons assurer le coup par nous-mêmes. Tentons de prendre quelque chose à Lyon. Ils vont peut-être être un peu plus relâchés. Nous devrons nous méfier de l'euphorie du titre pour éviter de prendre une claque là-bas".



Penses-tu que l'OL sera un peu démobilisé dimanche soir ?



"Non. Ils vont être devant leur public et ils vont vouloir faire plaisir à Paul Le Guen qui va partir. Ils vont jouer décontractés et c'est là que se situe le danger car libérés de leur objectif ils seront capables de faire de très belles choses".



Que penses-tu de cette équipe lyonnaise ?



"Lyon a un groupe énorme qui est le meilleur du championnat français. Lyon dispose de pratiquement deux équipes. Ils ont été constants toute la saison. Ils ont les hommes où il faut quand il faut. Lyon est une équipe de champion".



La plus forte des 4 titres ou non ?



"Elle fait partie des deux meilleures équipes lyonnaises".



Enfin, un mot sur Wiltord avec qui tu as été champion de France ?



"Je l'ai eu au téléphone l'autre jour et il m'a dit qu'il espérait que Lyon ait remporté le titre pour que cela soit plus facile encore au champion de nous battre. Il est toujours autant motivé à l'idée de jouer contre Bordeaux".



RB en collaboration avec le site girondins.com