masculins / Rangers 0 - OL 3

L'aventure continue !

Publié le 12 décembre 2007 à 23:08 par BV

L’Olympique Lyonnais est en huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Le 30 août, jour du tirage au sort des groupes, l’affirmation n’aurait certainement pas surpris tant l'OL semblait depuis plusieurs saisons commencer sa compétition au printemps.

Comme de coutume depuis 5 ans, les Olympiens disputeront la phase finale de la plus prestigieuse des compétitions. Pour la troisième fois en cinq ans, l’OL sera le seul représentant français à ce niveau. Pourtant ces récurrences dissimulent mal une évidence : cette fois-ci, la qualification constitue un véritable exploit, pour plusieurs raisons. 1. Les joueurs d’Alain Perrin ont réalisé ce que ni Barcelone, ni Porto, ni l’Inter Milan n’étaient parvenus à accomplir : s’imposer dans la forteresse d'Ibrox. 2. La victoire des Rangers à Gerland, pour obtenue grâce au sort et à la réussite qu'elle fût, ne laissait guère présager un succès rhodanien en Ecosse, qui plus est dans de telles proportions. 3. Au soir de cette défaite, il fallait être supporter, ou un peu fou, pour imaginer les champions de France en huitièmes alors qu’ils accusaient 6 points de retard sur leurs rivaux "scotish". Petit à petit, ils ont grappillé, appliquant à la lettre leur rengaine du « match après match ». Rien ne sert de courir... Les Rangers et l'OL en sont un témoignage.

Et comme un symbole, c’est le plus ancien Lyonnais sur la pelouse qui délivra les siens. L'un de ceux qui en constituent aujourd'hui le corps et l'esprit, le jeu et l'âme. Au départ, une passe lumineuse d’Hatem Ben Arfa en profondeur pour Karim Benzema. Dans un angle fermé, l’attaquant lyonnais frappait puissamment, contraignant Mc Grégor à repousser la balle dans les pieds de Govou (16e). L’ouverture du score de « Sid » lui permettait alors d'effacer son face à face perdu quelques minutes auparavant avec McGregor (5e). Le portier écossais repoussa ensuite le coup franc de Juninho (10e) et Hemdani et Cuellar furent tout proches de s'associer pour marquer contre leur camp (11e). A trois reprises, Karim Benzema frappa hors du cadre (28e, 30e et 36e).

A la pause, l’avantage d’un but en faveur des Rhodaniens récompensait l’équipe la plus entreprenante, la plus volontaire mais également la plus talentueuse. Ferguson et les siens n’eurent en effet en première période pas grand-chose à opposer à leurs visiteurs. En début de match, Rémy Vercoutre n’eut ainsi "qu’ "à repousser la double tentative de Mc Culloch puis Papac (20e).

La pause permit aux « Gers » de remonter d’un cran en même temps qu’elle sembla crisper les Olympiens, les acculant sur leur but. Le combat changea d’âme sans que l’espoir ne change de camp. Toto Squillaci dégagea sur sa ligne un centre-tir d’Huton (50e). Vercoutre regarda la frappe lointaine de Thompson s’enfuir à gauche de son but puis repoussa celle de Mc Culloch (73e). Surtout : Darcheville, seul aux six mètres, envoya le ballon au dessus (79e).

La fin de rencontre fut crispante. La faute aux Lyonnais qui prirent leur temps pour se mettre à l’abri. Comme souvent cette saison, la délivrance vint de Karim Benzema, auteur d’un doublé tardif (85e et 88e). Auparavant, Juninho avait envoyé son coup franc sur la barre (58e), Govou avait trop écrasé son tir (72e) et Karim avait dribblé McGregor mais oublié Whittaker revenu jouer le sauveur sur sa ligne (79e).

C’est dans les épreuves les plus ardues que se construisent les plus beaux exploits, que se soudent les groupes. L’aventure continue… Les Olympiens savent désormais qu’ils n’auront pas la partie facile en huitièmes de finale puisqu’ils affronteront une équipe vainqueur de son groupe. Mais qu’importe ! A Ibrox, l’OL a signé l’un des exploits les plus retentissants de son histoire, peut-être un succès fondateur en prévision de son avenir. L’un de ceux qui nous font aimer le football, qui nous donnent envie de rêver...
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