masculins / Nantes 0 - OL 1

Le chef d'oeuvre de Grégory Coupet

Publié le 26 septembre 2005 à 14:26 par R.B

[IMG5522L]Exceptionnel, fantastique, incroyable, fabuleux, monstrueux, énorme… comment décrire la prestation de Grégory Coupet à Nantes. Il aurait attrapé une bille pendant les 96 minutes de cette rencontre où les Gones ont énormément souffert. 11 arrêts significatifs dont 6 décisifs. Cela a commencé par un pénalty repoussé à la 6ème minute de jeu… et s'est conclue par une claquette sous la transversale après une tête quasiment à bout portant de Cetto (91ème)...

Exceptionnel, fantastique, incroyable, fabuleux, monstrueux, énorme… comment décrire la prestation de Grégory Coupet à Nantes. Il aurait attrapé une bille pendant les 96 minutes de cette rencontre où les Gones ont énormément souffert. 11 arrêts significatifs dont 6 décisifs. Cela a commencé par un pénalty repoussé à la 6ème minute de jeu… et s'est conclue par une claquette sous la transversale après une tête quasiment à bout portant de Cetto (91ème). Il y eut aussi ces sorties aériennes impeccables (3) ; pas de la broutille où il suffit de tendre les bras. Non ! Celles où il faut s'employer très haut sous les assauts de Canaris affamés. Il y eut ce calme permanent oh combien rassurant. Il y eut de sourires, comme souvent, pour marquer le plaisir qu'il prenait. Il n'y a pas une once d'agressivité dans son jeu, même lorsqu'il a plongé dans les pieds de Diallo sans le toucher. Au passage, sa coupe de douilles lui donne un côté romantique. Il n'a pas besoin aussi d'en rajouter une fois l'arrêt fait. Si Greg est brillant cela tient à l'efficacité, l'élégance qu'il met dans le moindre de ses gestes. Au coup de sifflet final à Nantes, tu as poussé un ouf de soulagement, seul, dans ta surface de réparation, puis tu as manifesté ton contentement ; tes potes sont venus te remercier avant de te réserver une chanson dans les vestiaires. Inoubliable… Son chef d'oeuvre nantais méritait bien une telle attention.





A force de tout sortir, les Jaunes se sont pris la tête à deux mains ; en sont tombés à genoux sur la pelouse. Ce maillot blanc était simplement imbattable dimanche en fin d'après-midi. Grégory multiplie les sorties de grande qualité depuis des saisons ; il les a particulièrement empilées lors des 11 matchs officiels de ce nouvel exercice. Il aura 33 ans en décembre prochain et il progresse encore. Comment fait-il ce diable de bonhomme ? Pardi, il bosse tout le temps… il prend chaque jour du plaisir… il a envie de faire partager sa joie de vivre. « Pour que je sois bien, j'ai besoin d'être vivant… » nous avait-il confié en Corée du Sud cet été. Tu es bien vivant. Le numéro 1 lyonnais est sur une autre planète, celle où se côtoient les meilleurs gardiens du monde. En cherchant bien, ils ne sont pas nombreux en ce royaume des très grands.



Pour finir, cette histoire serait incomplète si nous ne parlions pas de Joël Bats. Après la rencontre, Monsieur Jo était ému par la prestation de son protégé. Il y avait le regard mouillé d'un ami, l'admiration d'un père dans l'attitude de cet entraîneur talentueux. Lui, il sait que le Greg d'aujourd'hui s'est construit au fil du temps et de la patience. Il n'a qu'un souhait : qu'il ne redescende jamais de cette merveilleuses planète. Grégory sait qu'il doit déjà passer à autre chose pour répondre présent mercredi soir à Trondheim. Ce mec adorable a compris que le sport de haut niveau passait par une remise en question permanente. Pour mieux nous faire chavirer de plaisir au prochain match… et aider son club à progresser encore. Bravo et merci.



R.B