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Le classement en questions

Publié le 13 novembre 2012 à 14:45 par TB

La lutte pour le podium se dessine-t-elle après douze journées ? Faut-il faire partie du quatuor de tête au tiers du championnat pour avoir le profil du champion de France ? Décryptage.

Depuis 2000, la photographie du classement de la Ligue1 au soir de la douzième journée permet d’indiquer des tendances, sans nécessairement donner une hiérarchie figée.

LE CHAMPION EST DANS LES 4 PREMIERS
A l’exception des saison 2000/2001 et 2010/2011 où Nantes et Lille occupaient respectivement les 7e et 5e places, le futur champion figure dans le quatuor de tête au tiers du championnat. On constate par ailleurs un déficit non rédhibitoire de six points pour l’OL (21 pts) sur Lens (27) lors de son premier titre en 2001/2002 et pour Bordeaux (21), cette fois par-rapport à Lyon (27), en 2008-2009 à ce stade de la compétition… De quoi encore laisser espérer Rennes, cette saison, 9e à quatre longueurs du PSG.

AVOIR LA MEILLEURE ATTAQUE
Parmi les douze dernières meilleures attaques, sept d’entre elles ont été au bout. Autrement dit, marquer beaucoup de buts dès l’entame de la saison permet dans 60% des cas d’être champion. De bon augure pour Valenciennes (26 buts). A l’inverse, la meilleure défense à cette date n’a été récompensée qu’à deux reprises sur les douze derniers exercices : Lyon en 2003-2004 (8 buts encaissés) puis en 2004-2005 (5 buts).

DE NETTES TENDANCES
La photographie au soir de la 12e journée et de la dernière journée est rarement identique. Toutefois les prétendants au podium sont souvent au rendez-vous au tiers du championnat, à l’image de l’exercice 2008/2009 où l’OL, l’OM, Bordeaux et Toulouse s’étaient retrouvés dans le désordre au terme de la saison. C’était également le cas la saison dernière avec Paris en tête, puis Montpellier, Lille et Lyon, en embuscade. En l’occurrence, le podium se dessine une fois sur trois.

VERS UN « REMAKE » DE 2010/2011 ?
Pour trouver un tel resserrement, au tiers du championnat, entre les équipes de tête, il faut revenir deux ans en arrière. Le leader Rennes (21 pts), à égalité avec Brest, possède alors deux longueurs d’avance sur Paris et Marseille. Or, parmi ce quatuor seul l’OM finira sur le podium (2e). Même constat en 2002/2003 lorsqu’Auxerre, le PSG, Nice et l’OL se tiennent en trois points. Tous termineront au-delà de la 6e place… à l’exception des Gones qui seront champions de France pour la deuxième fois consécutive.

Alors, bon ou mauvais présage cette cuvée 2012/2013 avec sept équipes en trois points ? Réponse au plus tard le 26 mai.