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Le foot à Lyon avant l'OL

A l'automne 1917, les initiés ne sont qu'une centaine entre Rhône et Saône, répartis en quatre Clubs : le L.O.U., le C.S. Terreaux, l'A.S. Lyonnaise et le F.C.L. Le premier tour de la première Coupe de France propose un derby entre ces deux dernières équipes...

A l'automne 1917, les initiés ne sont qu'une centaine entre Rhône et Saône, répartis en quatre Clubs : le L.O.U., le C.S. Terreaux, l'A.S. Lyonnaise et le F.C.L.

Le premier tour de la première Coupe de France propose un derby entre ces deux dernières équipes. Le championnat n'est que régional, et la coupe confidentielle, avec seulement quarante-huit engagés. La Coupe de France noue alors avec Lyon des rapports privilégiés qui vont franchir les années et les décennies. Le FCL se qualifie pour les demi-finales et reçoit la redoutable formation parisienne A.S.F.

Pour cette rencontre, plus de deux mille personnes cernent le terrain spécialement aménagé dans un coin du parc de la Tête d'Or. Edouard Herriot a tenu à associer cette rencontre de Coupe de France à la Foire de Lyon, dont certains pavillons sont installés dans l'enceinte du Parc.

Les joueurs lyonnais s'imposent et le F.C.L. disputera la grande finale. à Paris, au stade Olivier-de-Serres, le 5 mai 1918. Devant quelques centaines de spectateurs, l'Olympique de Pantin domine largement le F.C. Lyon et inscrit ainsi son nom au bas de la Coupe Charles-Simon.


Jean Mazier lance le professionnalisme

En 1933, Jean Mazier, Président fondateur du fameux Club aux damiers rouges et blancs, se lance dans cette aventure que représente alors le professionnalisme. Son initiative est diversement accueillie au sein des clubs lyonnais de football et des élus municipaux.

Malheureusement, la saison sportive sera un échec ; Jean Mazier, persévérant, tente une nouvelle expérience avec un autre Club, l'A.S. Villeurbanne.

Avant-dernier de deuxième division, l’A.S.V perd de son crédit. Mais Jean Mazier persiste encore : il réengage une equipe la saison suivante, en 1935-1936, sous une nouvelle appellation : le Lyon Olympique de Villeurbanne. Hélas, c'est un nouvel, et dernier, échec. Jean Mazier, usé physiquement et moralement, abandonne son fol espoir d'implanter le football professionnel à Lyon. Pas d'argent, pas de structures, la Seconde Guerre mondiale : le football lyonnais hiberne.

L’arrivée de Félix Louot le réveillera. Son L.O.U. va reprendre les idées et principes, la détermination et la foi de Jean Mazier, pour imposer les fondations définitives et indispensables à l'éclosion du football professionnel à Lyon. Champion de France zone Sud en 1945, quart de finaliste de la Coupe la même année, le L.O.U. trouve, petit à petit, sa place dans le milieu du football national. Des problèmes suscités par la complexité de la cohabitation des amateurs et des professionnels dans un club omnisports incitent alors Félix Louot et ses amis à imaginer l'idée d'une nouvelle structure.

L'O.L. est sur le point de naître. Ce nom, Olympique Lyonnais, est inventé et suggéré par le médecin Albert Trillat, chirurgien de grande renommé. Il propose également que le club adopte les couleurs de la ville de Lyon : le rouge et le bleu.