masculins / Rétrospective

Le mois d'avril

Publié le 11 juin 2014 à 10:00 par SC

Affronter deux fois la grande Juve et deux fois l’ogre parisien en seulement seize jours…inutile de répéter que les Lyonnais entraient de plein pied dans la période des échéances décisives. Celle de tous les dangers aussi.

Face la Vieille Dame, l’OL aura fait plus que de la résistance. Les Lyonnais auront neutralisé les Turinois jusqu’à la 86ème minute. Un but de Bonnuci à ce moment-là compliquait un peu plus leur tâche en vue du match retour en Italie de ce quart de finale européen. D’un géant mondial à une équipe nationale en difficulté, le fossé était grand. Mais, il fallait répondre présent. Chose faite même si Valenciennes aurait pu égaliser en fin de match sur pénalty sans l’exploit d’Anthony Lopes. L’espoir d’accrocher la 4ème place, désormais à 4 points, était de nouveau permis.

L’ambition de créer l’exploit dans ce quart de finale contre la Juventus avait elle aussi curieusement grandie suite à la défaite dans le match aller. Une ambition légitime et perceptible dans les ardeurs à Turin. Les Lyonnais auront fait trembler la Vieille Dame pendant 70 minutes…avant que cette dernière ne se sorte du piège sur un coup du sort (2-1). Une sortie européenne avec les honneurs. Avec ce supplément d’âme et ce dépassement de soi, on sentait les joueurs capables de réaliser quelque chose de grand face au PSG 72 heures plus tard.

Grand comme Jordan Ferri, ce petit bonhomme artificier de loin, et comme Anthony Lopes, ce chat bondissant sur chaque ballon, qui auront permis de dévorer l’ogre parisien à Gerland. Le PSG à terre, piqué dans son orgueil, vexé…il fallait récrire l’exploit en capitale une semaine après à l’occasion de la finale de la Coupe de la Ligue. Le scénario ne tournera pas en faveur des héros du 13 avril. Crispés en début de match, ils encaissent deux buts dont un sur un pénalty injustement accordé pour une faute en dehors de la surface. Les Lyonnais auront ensuite réduit le score, puis tenté de revenir…sans jamais y parvenir. Dur, dur.

OL - SCBIl fallait ne pas tergiverser, se relever au plus vite. L’objectif de toute une saison était encore loin d’être atteint. La menace marseillaise était encore présente. Elle devenait pressante suite au match nul, très heureux, obtenu à Toulouse. L’OL retrouvait ensuite Gerland avec d’autres appétences. Les supporters s’étaient régalés de la démonstration collective et du festival offensif contre Bastia. A trois journées du dénouement, la 4ème place était à deux petits points et Marseille distancé de 5 longueurs. Le suspense restait entier.


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