masculins / Pendant la trêve

Le onze type lyonnais de France Foot

Publié le 12 juin 2007 à 11:31 par BV

La presse de ce mardi 12 juin est bien entendu revenue sur le jubilé de Sonny Anderson. Le magazine France Football a de son côté élu l’équipe type de l’OL de sa création à aujourd’hui.

Le Progrès consacre sa une au jubilé de Sonny Anderson, titre comme un cri du cœur « Merci Sonny » et relève qu’ « ému, le Brésilien, qui a changé le destin de l’OL a reçu tout l’amour d’une ville ».
En page Sports, le quotidien régional consacre une double page aux plus belles photos de la soirée : « Sonnygol pour l’éternité » chapeaute les plus beaux clichés de Stéphane Guillochon.
Le buteur brésilien se confie sous la plume d’Anoine Osanna : « je suis fier de ce jubilé. Tout s'est déroulé comme dans un rêve. (…) Lorsque je suis entré sur le terrain. J’ai vu tous ces gens et j’ai compris que je vivais quelque chose d’unique ».

Dans son édition de ce mardi 12 juin, France Football a demandé à cinq spécialistes du football rhodanien de désigner le onze type lyonnais de 1950 à nos jours et le meilleur joueur de l’histoire de l’OL, rappelant par là même que l’OL dispose d’un ancrage historique sur lequel s’est bâti la réussite de la fabuleuse équipe de ce début de 21e siècle.
Le jury, composé d’Olivier Blanc (ancien journaliste au Progrès et aujourd’hui directeur de général adjoint de l’OL en charge de la communication), Claude Chevally (journaliste à l’Equipe), Jean Fournet-Fayard (ancien président de la FFF et de la Ligue Rhône-Alpes), Aimé Mignot (ancien joueur de l’OL) et Marc Naville (ancien journaliste au Progrès), a désigné une formation qui a belle allure :

Très logiquement, Grégory Coupet prend place dans les buts.
La défense centrale est composée de Cris et d’ André Lerond. « Lorsque Cris décide d’être fort, il est tout simplement injouable pour les attaquants » note Claude Chevally. « Trouver un joueur plus fair-play que Lerond », c’est impossible relève Aimé Mignot.
Sur les cotés, Jean Djorkaeff accompagne Aimé Mignot.
Au poste de milieu défensif, Mahamadou Diarra s’impose naturellement. Pour Olivier Blanc, « c’est le plus fort de tous ».
[IMG42113#R]Devant lui, Serge Chiesa évoluerait aux cotés de Juninho : « Chiesa faisait l’amour avec le ballon » confie Marc Naville. Tout bonnement « exceptionnel » pour Claude Chevally. Pour Olivier Blanc, « A gauche c’est Juninho. Obligé. ».
Le trident de l’attaque laisse rêveur : Anderson, Fleury Di Nallo et Lacombe. « Fleury, c’est l’évidence » pour Chevally. Avec un brin de malice, Aimé Mignot regrette juste que Bernard Lacombe ne se soit servi de son pied gauche «< i>que pour rentrer dans le bus ». « Pour tous ses buts et le rôle qu il a joué au tournant des années 90 », Sonny anderson prend tres naturellement sa place dans cette équipe de rêve.

Ne restait plus alors à ce jury comme délicate tâche qu’à désigner le meilleur joueur de l’histoire de l’OL : Très vite, le choix s’articula autour de deux noms : Serge Chiesa et Juninho.
Pour Cladude Chevally, pas de doute : « Serge Chiesa est le plus grand joueur lyonnais de tous les temps. Il savait tout faire et est quand même resté 14 ans au club ».
« Juninho est quand même celui qui symbolise le mieux la période actuelle confie Olivier Blanc. Serge m’a fait rêver, mais il lui a manqué l’ambition ou le palmares d’un platini ou d’un Juninho ».
Le verdict des cinq sages sacrera finalement Serge Chiesa devant Juni et Di Nallo. « L’idéal serait de scinder l’histoire de l’OL en deux parties et de conclure en disant que ces deux joueurs plus Di Nallo ont chacun dominé leur période » note Olivier Blanc.

Pour l’occasion, le bihebdomadaire a organisé une rencontre entre Serge Chiesa et Juninho. Admiratif devant la longévité à l’OL de son prédécesseur, Juni a confié qu’il « devait beaucoup à des joueurs comme Serge, sans lesquels on ne serait sûrement pas là où nous en sommes aujourd’hui ».
A son tour, Serge Chiesa se montra admiratif des qualités de frappe du Brésilien : « j’aurais aimé avoir ta frappe de balle qui allie la force et la précision. Il m’est arrivé de me dire devant ma télé : « mais comment fais-tu » ?