masculins / OL 0 - PSG 1

Le PSG piège l'OL...

Publié le 17 avril 2005 à 23:15 par R.B

[IMG5312L]Les Parisiens ont fait chuté le champion de France à Gerland mettant un terme à plus de 12 mois d'invicibilité à domicile. En n'yant pas pu ou su concrétiser ses nombreuses occasions de but, les partenaires de Claudio Cacapa se sont ensuite exposés aux contres habilement joués par une formation bien en place et s'exprimant au fil des minutes avec une belle lucidité tactique... Cette défaite repousse un peu l'obtention du quatrième titre hexagonal...

A Lyon, stade de Gerland, OL 0 PSG 1 (mi-temps : 0 à 1) ; temps : humide; pelouse : glissante; spectateurs : environ 37 864; arbitre : M. Colombo



OL : Coupet – Réveillère, Cris, Cacapa (cap) (puis Bergougnoux 68ème), Abidal, Essien, Diarra, Juninho, Govou (puis Nilmar 68ème), Wiltord, Malouda



PSG : Alonzo – Pichot, Pierre-Fanfan (cap), Yepes, Armand, Cana, E. Cisse, Mendy (puis Semak 85ème), Rothen (puis Haddad 89ème), Ljuboja (puis Reinaldo 78ème), Pauleta



But: pour le PSG, Ljuboja (46ème)



Avertissements: pour le PSG, Rothen (60ème), Mendy (72ème)





L'OL éliminé en Champions League à Eindhoven, il ne reste plus dans ses pensées que le titre de champion de France à glaner ; et cet OL doit faire un très, très beau champion. Le président Jean-Michel Aulas l'a exprimé à sa façon en parlant d'atteindre la barre des 80 points, soit une unité de plus que la saison dernière. Monaco ayant fait le nul à Sochaux, seul Lille fait durer un semblant de suspense avant l'obtention de ce quatrième sacre de rang. Quant à Marseille… si son entraîneur est bien « blanc », il n'est pas sorcier ! Du coup l'OM risque d'aller au devant d'une sérieuse désillusion, s'il ne redresse pas rapidement la barre… A chacun ses soucis. La page européenne définitivement tournée, c'est la loi du sport de haut niveau, les Gones ont l'occasion en recevant les décevants parisiens de « feu » Vahid Halilhodzic de se rapprocher quasi définitivement d'une nouvelle consécration. Elle pourrait survenir, dans le meilleur des cas, au soir de la venue d'Ajaccio (35ème journée).



Que valent les hommes de Laurent Fournier à cette époque de la saison ? A priori un gros bof ! Ils ont déçu dès l'été sous la coupe de « Vahid » ; l'automne et la moitié de l'hiver ne les ont pas rendus meilleurs ; ensuite, en changeant d'entraîneur, les couleurs sont devenues légèrement plus roses. Pas de quoi cependant se relever la nuit pour regarder leurs matchs en vidéo ! Attention tout de même, un OL – PSG demeure une affiche particulière, au-delà du match entre les supporters…



Avant cette 26ème rencontre à Gerland entre les 2 clubs, le gros point d'interrogation ne réside pas dans la composition des 2 groupes, sans surprises, mais bien dans la qualité de la pelouse arrosée par des trombes d'eau ininterrompues ces dernières heures. Finalement, l'arbitre Claude Colombo a jugé Gerland praticable. Juninho a reçu, juste après l'échauffement, son second trophée de meilleur joueur du mois à 60 jours d'intervalle. Gerland s'apprête à se recueillir en mémoire du drame de la semaine précédente ; un drame endeuillant sur la route de Nantes les Lugdunum, la famille des victimes Mathias et Jean-Yves ; leurs amis et le club lyonnais. Le noir du virage sud rappelant ce grand malheur.



De Coupet à Malouda, les 11 olympiens ont donc rechaussé les crampons 96 heures plus tard leurs 120 minutes néerlandaises. Ils ont encore 6 rencontres pour boucler l'exercice 2004-2005… brillamment. Pendant ce temps, Frau, mollet claqué, se contente de jouer un instant les intervenants sur une radio nationale. Puis, l'émotion gagna l'enceinte lyonnaise quand les supporters parisiens déployèrent une banderole à la mémoire des 2 disparus. Le Virage Nord, reconnaissant, remercia ce geste inattendu… poignant amplifié quelques instants plus tard par la minute de silence et le tifo noir. « Reposez en paix »… dans un silence religieux, Cacapa et Diarra d'un côté… Pierre-Fanfan et Alonzo déposaient des gerbes au pied de ce virage sud.



Le match pouvait commencer dans cette ambiance liée aux souvenirs. Govou aura la première possibilité de mettre en position idéale Wiltord (4ème), mais il manquera sa passe. Juninho frappe dans la foulée un coup franc détourné en corner par Alonzo. La pelouse glissante ne facilite pas les intentions. L'OL insiste en ce début de rencontre ; les Parisiens commettent faute sur faute ; 4 en 7 minutes. Govou est à deux doigts de s'emmener le ballon pour un face à face. Govou encore… Les Lyonnais sont déchaînés. Malouda pousse Alonzo à un arrêt décisif au ras de son montant droit (9ème). Les corners se succèdent… les Olympiens veulent faire la différence tout de suite en alliant vitesse, percussion et jeu collectif bien léché. Le renard Pauleta se montre cependant menaçant sur un centre de Rothen qu'il ne peut bonifier. Puis Govou oblige Alonzo à sortir un nouvel arrêt, tout comme Juninho idéalement placé à 9 mètres. Malheureusement, « Juni » ne pourra appuyer sa frappe.



Il y a de la vie sur cette pelouse depuis 20 minutes… il ne manque plus qu'un but. Les vagues blanches déferlent dans le camp des rouges ; Wiltord bute sur Alonzo servi somptueusement dans un trou de souris par Malouda. Coupet touche son premier ballon à la 21ème minute. Les Champions de France jouent l'offensive comme jamais. Les Parisiens sont à l'agonie… Juninho ne cadre pas un coup franc après une vilaine de faute de Cissé sur Essien (27ème). Les superbes ambitions locales ne sont toujours pas récompensées à la demi-heure de jeu. Pauleta envoyant même un centre de Pichot sur la transversale de Coupet (32ème) ! Les visiteurs jouent le contre et s'enhardissent en cette fin de première période tout ne jouant des coudes. Les Gones repartent ; Alonzo relâche un centre fuyant de Malouda et Cris bloque avec sa "bestialité" correcte un Mendy prêt à armer. Les Blancs régalent ce soir… sans marquer; « Juni », sur son pied gauche, échoue une nouvelle fois (38ème). 9 tirs en 40 minutes… Yepes emploie sa longue tignasse pour glisser des tacles décisifs. Essien va pour la troisième fois, bizarrement, au sol. M. Colombo ne bronche toujours pas ! Juste avant la mi-temps, un contre visiteur permet à Pauleta, parti coquinement dans le dos de la défense blanche, de servir sur un plateau Ljuboja pour l'ouverture du score (46ème). 3 tirs parisiens ; une transversale et un but… cela s'appelle le réalisme.



Le doute peut-il s'insinuer dans les esprits lyonnais avec ce score à la mi-temps ? Il ne faudrait pas… Pas le temps de trop réfléchir, Armand voit sa frappe détournée par un mollet adverse contraignant Coupet à un arrêt décisif (46ème). Dur, dur… Les hommes de Fournier continuent sur leur lancée du dernier quart d'heure du premier acte, gênant ainsi le leader. Les Gones abusent du jeu long. Ils sont moins flamboyants ; Rothen prend un jaune pour avoir accrocher Malouda (60ème) qui sème ensuite la panique dans camp rouge. Cris est impérial aux côtés d'un Cacapa de mieux en mieux. Juninho entre dans la surface de réparation… sa frappe est de nouveau contrée. Alors que Réveillère enlève une balle de but à Paulea (65ème).



Paul Le Guen effectue deux changements : Cacapa et Govou sont remplacés par Nilmar et Bergougnoux ; Essien passe en défense centrale pour les 22 dernières minutes. Bergougnoux rate sa reprise sur un centre de Malouda ; Pauleta manque la sienne sur un centre vicieux de Rothen. Les minutes défilent à l'avantage des Parisiens moins bousculés qu'en première période. Les hors jeux olympiens coupent bien des offensives. C'est franchement crispant ce scénario ! Un sentiment d'impuissance flotte sur Gerland. Les hommes de la Capitale tiennent le résultat de leur saison. Wiltord bouge deux fois la défense commandée par Pierre-Fanfan. Pas question de céder à domicile… mais il y a toujours une jambe, une tête, une maladresse pour annihiler la moindre possibilité d'égaliser. Le jeu du champion, dans son ensemble, ayant sérieusement baissé en qualité. Pourtant à 2 minutes de la fin, Essien croque « l'occase » de la soirée à 3 mètres d'Alonzo. Dans les arrêts de jeu, Juninho va-t-il sauver les siens sur coup franc ? Non, la tête de Pauleta supplée Alonzo battu sur sa ligne. Damned… Une dernière passe en profondeur de Diarra ne changera pas le résultat et le succès des Parisiens. Les Gones font durer le suspense pour l'officialisation de leur 4ème titre !





Statistiques :



Corners OL : 9

Corners PSG : 3

Coups francs OL : 20

Coups francs PSG: 8

Hors jeu OL: 6

Hors jeu PSG : 0

Tirs cadrés OL : 12

Tirs cadrés PSG : 2

Tirs non cadrés OL : 8

Tirs non cadrés PSG : 4

Coupet arrêts : 5

Coupet arrêts décisifs : 1



Fautes commises : Diarra 4, Essien 2, Réveillère 1



Fautes subies : Juninho 5, Essien 4, Govou 3, Cris 2, Abidal, Cacapa, Malouda, Diarra et Réveillère 1.



R.B



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