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Le Real Madrid est éternel

Publié le 26 août 2005 à 16:09 par R.B

[IMG6488L]Certes le match <b>OL – Real Madrid </b>n'est que le 13 septembre. Mais en voyant le nom de l'OL associé à celui du club madrilène dans cette poule F, comment résister à tous ces merveilleux souvenirs liés à l'histoire du football par la magie de ces fabuleux maillots blancs. Qu'on le sache, avec moins d'argent à la clef, les <b>Galactiques</b> ont toujours existé. En 1956, 57, 58, 59, 60, les joueurs de la Capitale espagnole étaient déjà là ; enlevant de rang les 5 premières Coupes d'Europe des Champions...

Certes le match OL – Real Madrid n'est que le 13 septembre. Mais en voyant le nom de l'OL associé à celui du club madrilène dans cette poule F, comment résister à tous ces merveilleux souvenirs liés, par la magie de ces fabuleux maillots blancs, à l'histoire du football. Qu'on le sache, avec moins d'argent à la clef, les Galactiques ont toujours existé. En 1956, 57, 58, 59, 60, les joueurs de la Capitale espagnole étaient déjà là ; enlevant de rang les 5 premières Coupes d'Europe des Champions. C'était au temps de la radio de grand-mère; à l'époque des premières images télévisuelles en noir et blanc. Nous avons l'impression aujourd'hui que cela jouait au ralenti. Mais Dieu que nos oreilles étaient attentives ; nos yeux émerveillés. Di Stefano, Puskas, Gento, Kopa, Santamaria… Comment oublier, par exemple, ce 7 à 3 contre l'Eintracht de Francfort en 1960 à Glasgow. L'Allemand Kress avait ouvert le score à la 10ème minute de jeu avant l'avalanche madrilène. 2 buts de Di Stefano, 4 de Puskas, le major galopant… soit 6 à 1 après 71 minutes de jeu avant le score final. Devant la télé, le plaisir était intense. Les déboulés de Gento dans son couloir gauche étaient irréels. Il déposait tout le monde, bloquait subitement sa course avant d'offrir un caviar à ses partenaires. Nous les admirions sauf lorsqu'ils rencontraient en finale le Reims du président Germain et de l'entraîneur Albert Batteux. 2 finales malheureusement perdues par les Français. Ces soirs là, la fibre patriotique prenait le dessus sur tout entendement.



Il y eut ensuite le Real d'Amancio, Sanchis, Pirri, Araquistain… (1966). Celui de Santillana, Brutagueno, Sanchez, Camacho, Del Bosque, Juanito… jamais récompensé, avant de le retrouver de nouveau sur le toit de l'Europe en 1998 avec Panucci, Roberto Carlos, Redondo, Karembeu, Raul, Morientes, Anelka… puis en 2002 et enfin en 2004 avec cette reprise lumineuse de ZZ dans la cage du Bayer Leverkusen. 9 titres de champions d'Europe que Beckham, Ronaldo n'ont pas encore remporté avec ces Merengue inimitables. Leur tour viendra peut-être avec pour partenaire Robinho…



Le Real est un club de légende où des Français (Kopa, Muller, Karembeu, Anelka, Makelele, Zidane) ont et laisseront une trace. Son stade Santiago Bernabeu, une cathédrale chargée d'histoires. Qui se souvient qu'il s'appelait autrefois le Stade Charmantin ? Vide, il dégage une force impressionnante, un calme imposant. Les images des grands artistes ayant foulé ce pré mythique accompagnent nos pensées de rêveur assis tout en haut des gradins. C'est à peine si l'ont entend le bruit du dehors ; celui de la belle Madrid. Dans quelques instants, ils vont sortir ces héros d'hier et d'aujourd'hui pour caresser la boule magique dont le cuir a disparu à jamais. Là haut, la pelouse est vraiment un rectangle vert minuscule. Plein, nous avons hâte de le découvrir. Vous ne pouvez ressortir « indemne » d'un tel lieu, vous créant ainsi des souvenirs pour l'éternité. Passé... présent... le temps se mélange, n'a pas de prise sur ce géant dont la devise pourrait être marchand de bonheur. Cela n'empêche pas le souhait de le voir chuter bientôt contre les Lyonnais.



R.B