masculins / OL 1 - Steaua Bucarest 1

Le retour du Capitaine Claudio Caçapa

Publié le 06 décembre 2006 à 23:09 par SR

La capacité à se remettre d'une blessure ne dépend pas de sa gravité, mais de la capacité à l'accepter. Claudio Caçapa n’est pas qu’un bon capitaine sur le terrain et les victoires Lyonnaise qui vont avec… mais aussi dans la douleur, voire la défaite, quelle qu’elle soit.

Le défenseur brésilien fraichement naturalisé français était ce soir titulaire après plus de 3 mois d’absence. Le 30 août dernier en fin d’entrainement, lors d’un concours de coups francs aux côtés de ses compatriotes Brésiliens Juninho et Cris, Claudio se couchait et ne se relèvait pas. Diagnostic ? Déchirure musculaire de la cuisse droite. De quoi faire baisser les bras à plus d’un quand on connaît les antécédents médicaux du numéro 5 lyonnais. D’ailleurs, ce n’est pas la blessure en elle-même qui a du être la plus douloureuse. Encore une fois le capitaine Claudio se retrouvait éloigné des terrains. Encore une fois, il aura fallu faire preuve de courage, faire face aux doutes… Encore une fois il aura fallu se battre pour revenir… Un long combat, physique et mental. Un combat avec le temps, avec soi même… ses capacités, ses forces. 3 mois d’absence, c’est 3 mois de dur labeur ! 18 rencontres devant la télé à supporter les copains. Et il y a de quoi être fier. En son absence, la charnière centrale a bien tourné. Müller et Squillaci ont tous deux apporté leur pierre à l’édifice. Tous deux si brillants que l’on ne peut traduire leurs temps de jeu par « un intérim ».
Pendant ce temps, le capitaine reprenait en douceur avec la réserve lyonnaise et se permettait même le luxe de filer un pion à Jura Sud avant de confirmer sa bonne forme contre Gap. « Je n’ai pas ressenti la moindre douleur à la cuisse : c’est l’essentiel. Désormais il me faut continuer à travailler » déclarait le natif de Lavras en fin de rencontre, la semaine dernière. Du travail, du travail… encore du travail. C’est comme ça que le porteur du brassard « OL » a gonflé son palmarès et alourdi son sac de trophées remis récemment par les mains du président Aulas. Et quoi de mieux qu’un match de Champions League pour retrouver du mordant. Sans enjeu qui plus est, contre le Steaua.

Quelques minutes après que Claudio ait été victorieux à l’applaudimètre, Dica rappelait aux hôtes de Gerland qu’il ne fallait pas traîner en Champions League (2’) et ne rendait pas le retour du capitaine facile.
Aux côtés d’un Patrick Müller toujours aussi propre, le Brésilien faisait jouer, comme à l’accoutumée, son sens de l’anticipation pour déjouer les plans du remuant Dica. A maintes reprises, ses relances de la tête repoussaient le danger adverse. Un tacle en retard sur Thereau (60’) nous montrait, malgré le carton jaune, toute sa détermination et son envie, confirmées quelques minutes plus tard lorsqu’il coupait la chique au plus Français des Bucarestois dans la surface de réparation (65’). Sa tête à la réception d’un centre de Nino n’était pas loin de donner la victoire aux siens (75’). On se contentera sans mal du match nul au bout de 90 minutes de sueurs admirablement bien conclues par les supporters, chantant tout haut ce que l’on pensait tous tout bas : « merci l’OL ».

Absent devant Coupet depuis le déplacement à Bordeaux le 20 août dernier, on aurait pu avoir peur, partager ses doutes. Comme on l’a fait l’an passé suite à sa blessure musculaire ou l’année précédente quand Keita essuya ses crampons sur son genou…Claudio nous démontre que l’on ne s’habitue pas aux mauvaises choses… mais que l’on apprend à y faire face.
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