masculins / Sparta - OL J-1

Le Sparta... Un pont vers le futur !

Publié le 27 septembre 2004 à 18:01

[IMG3275L]90 minutes chrono en avion de Lyon à Prague, soit le temps d'un match de football. Un voyage au dessus des nuages ; sans turbulences ; un petit coucou au lac du Bourget, à celui d'Annecy ; direction le ciel suisse, puis allemand avant de se poser dans cette magnifique capitale de la République Tchèque

90 minutes chrono en avion de Lyon à Prague, soit le temps d'un match de football. Un voyage au dessus des nuages ; sans turbulences ; un petit coucou au lac du Bourget, à celui d'Annecy ; direction le ciel suisse, puis allemand avant de se poser dans cette magnifique capitale de la République Tchèque ; la ville dit on aux 365 églises de style baroques, romans, gothiques. Le Pont Charles pose toujours majestueusement ses pierres sur la Vltava, appelée aussi Moldau. 17 autres enjambent ce fleuve qui un jour de folie, il y a 2 ans, inonda jusqu'à la vieille ville dominée par son Château. Ville magnifiée par des écrivains, peintres, musiciens au nom de Dvora, Kafka, Karasek…. Ce dernier ayant eu ces mots doux à son égard : « J'aime me promener à Prague la nuit, c'est comme y cueillir chaque soupir de son âme ». La beauté du passé ne se « mélange » pas avec la modernité rappelant trop souvent la période communiste. A chacun son époque!



A quoi pense les joueurs de l'OL au moment de retrouver leur car parti à vide avec une partie du matériel, le reste étant dans les soutes de l'avion avec notamment 2 jeux de maillots en double (le gris et le blanc) ? Pour Coupet, Govou, Juninho, il y a peut-être quelques réminiscences du mois de février 2002 et du cuisant revers 4 à 1 contre le Slovan Liberec aux conséquences d'une élimination en huitième de finale de la Coupe Uefa ! Quand à Wiltord, qui avait enfilé son célèbre bonnet pour se prémunir, certainement, du froid, il a peut-être gardé dans un coin de sa mémoire qu'il a déjà affronté 4 fois le Sparta Prague (2 fois avec Bordeaux et 2 fois avec Arsenal). D'autant qu'en débarquant à l'aéroport, puis sur les mûrs de la ville, ils ont vu « la bobine » de la star Poborsky revenu finir sa très belle carrière chez lui.



Ces Tchèques entraînés par Frantisek Straka occupent le fauteuil de leader de leur championnat ; un championnat, aux dires de Rémi Garde, très disproportionné et sans beaucoup de reliefs. Sortis des tours préliminaires petitement, les rouges ont perdu 1 à 0 à Fenerbahce pendant que l'OL partageait les points avec MU. Le mot d'ordre des 2 entraîneurs pendant la conférence de presse, vous vous en doutez, se tourne vers la confiance en son équipe, la victoire et du côté français l'idée minimale de ne pas perdre pour rester sans trop de tracas dans la course à la qualification… et invaincu. Le coach du Sparta répondant à cette ambition par un souriant : « toute série est faite pour s'arrêter un jour ! »



Bien évidement, sans faire dans l'originalité, la question tourna autour des problèmes olympiens à domicile et de leurs facilités à l'extérieur. Du coup en affrontant le Sparta chez lui, peut-on y voir des raisons supplémentaires d'espérer un succès ? Cela serait trop simpliste, même si le coach lyonnais et ses joueurs ont constaté que les adversaires n'avaient pas le même comportement selon qu'ils se déplacent ou reçoivent. Il est certain que le champion de France a les moyens de faire un résultat mardi soir face à une formation jeune, bien organisée et disciplinée ; tirée vers le haut pat Poborsky.



Enfin, ceux qui ont de la mémoire se souviendront que l'arbitre de ce match, M. Ibanez, avait dirigé le fameux Bruges 4 OL 1 du 22 novembre 2001. On espère voir un scénario différent à l'occasion de ce deuxième match de poule. Mardi 28 septembre étant jour férié en république Tchèques, le stade du Sparta n'est pas certain de faire le plein contrairement à la ville occupé par de nombreux congrès et autres festivités avec notamment le célèbre salon Erotica ! Souhaitons que cela rende le jeu des olympiens très sexy !!!



RB en direct de Prague
Sur le même thème