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Le Stade Ferenc Puskas

Publié le 29 septembre 2009 à 10:37 par R.B

Du haut de la Citadelle, il semble immense. Une fois à l’intérieur il ressemble à un vieux cratère pas fini… et pour cause…

La première image du Stade, c’est celle vue de la Citadelle, une colline qui surplombe la ville sur la rive droite du Danube. Une colline qui contient une exposition sur le siège de Budapest en 1944. Il a fallu franchir l’immense fleuve qui « possède » son île (Marguerite). Du haut de cette colline, l’enceinte Ferenc Puskas attire le regard, mais si ses dimensions sont forcément réduites pas la distance. Lazlo, notre chauffeur, connait bien son football magyar. « Il n’y a pas d’équipes de clubs qui jouent à demeure dans ce stade. Uniquement l’Equipe Nationale. A Budapest, il y a des clubs connus comme Ferencvaros, MTK ou encore Honved, le club de Ferenc Puskas, un des plus grands joueurs, si ce n’est le plus grand, de l’Histoire. Il y a eu aussi Albert qui jouait à Ferencvaros. Lui, il a obtenu le ballon d’or en 1967… » Lazlo nous parle de ces clubs issus de la Police, de l’armée… Du VSC Debrecen situé à 200kms de Budapest, du côté de la Roumanie et de l’Ukraine. « Attention à Coulibaly, il est puissant et il marque des buts… Pour moi, c'est le meilleur».

Après les hauteurs, retour au niveau de l’eau et direction le champ de jeu, où les deux équipes se sont retrouvés pour un ultime galop d’entrainement avant le rendez-vous officiel. Le septuple champion de France a précédé le quadruple champion de Hongrie. Rien de marquant à se mettre sous le regard pendant les deux séances tout comme pendant les points presses. Et ce Stade ? Mathias Imre, un spécialiste du football local raconte.« Le premier coup de pioche a été donnée après une victoire historique de la Hongrie à Wembley en 1953. Cela avait donné des idées aux dirigeants du pays. Il pouvait contenir un peu plus de 100 000 places (104 000 spectateurs contre l’Autriche en octobre 1955) car il n’y avait pas de sièges. Les gens restaient debout. Aujourd’hui, pour les matchs internationaux et européens, la capacité a été ramenée à 42 000 places. Ce sera plein pour la venue de l’OL ».

Une enceinte en forme de cratère où la pelouse est très éloignée des spectateurs. Il y a notamment une piste d’athlétisme. Cela doit sérieusement diminuer le volume sonore. Ce stade, avec un seule tribune, dont le premier coup de pioche a été donné par le major galopant Ferenc Puskas, qui fera carrière au Real Madrid, n’a pas été totalement terminé, et cela se voit, faute de moyens financiers. Il porte aujourd’hui les stigmates du temps. Ce temps passé où il servit de finale d’Euro de Basket remporté dans les années 60 par la Hongrie face à l’URSS !

En le quittant, un regard sur la façade en pierres de l’entrée principale. Direction ensuite les bouchons de la capitale hongroise aux deux millions d’habitants. L’immense bâtisse du Parlement au loin ne passe pas inaperçue. Remarquable. Comme la Basilique Saint-Etienne ! Le long du Danube, et sur le fleuve, les restaurants flottants ou non jouent des coudes. Et si vous voulez prendre un thé, il est conseillé de se poser quelques instants au salon Gerbeaud. Mais en ce début de soirée, le breuvage si cher aux Anglais, n’a pas notre préférence. On verra une autre fois en ayant plus de temps pour visiter cette ville surnommée, il semble à juste titre, la Perle du Danube.
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