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« Le travail finit toujours par payer »

Publié le 22 septembre 2013 à 09:00 par R.B

Rémy Riou est devenu nantais la saison dernière. Ce Lyonnais d’origine a fait toute sa formation à l’OL. Large tour d’horizon avec ce gardien qui appartient à la génération dorée (1987) du football français…

Comment se passe le début de saison du FC Nantes ?
« Plutôt pas mal. L’objectif, c’est  clairement le maintien. Pour l’instant, on est dans les clous. On joue les matchs comme ils arrivent. En ce qui concerne la sanction éventuelle (perte des trois points acquis face au Sporting Bastia), on verra lorsque la décision finale sera prise. Entre nous, on n’en parle plus. Ce qui est fait est fait ».

N’y avait-il pas en débutant la saison la peur de redescendre immédiatement ?
« Ce sont les médias qui en parlaient. Nous, on sait de quoi on est capable avec un groupe qui découvre ce niveau. Le groupe est optimiste. On a envie de faire revivre de bons moments aux supporters. Quand tu joues à Nantes, tu sens le passé. C’est omniprésent avec les supporters. Il y a beaucoup d’attente. Cela donne envie de se transcender. Pour l’instant, tout va bien. On fait un jeu intéressant ; on est solide défensivement. On est confiant pour la suite».

Repartir en L2, était-ce le bon choix pour toi ?
« Maintenant, je réponds oui. Ce n’était pas gagné d’avance. On verra ce que réserve l’avenir. J’ai connu trois saisons difficiles avant de signer à Nantes. J’ai perdu ma place à Auxerre ; je me suis blessé sérieusement à l’épaule et j’étais en fin de contrat. J’ai décidé de partir à Toulouse. Malheureusement Ahamada a explosé. Dans ma tête, je savais ce que je voulais et ce que je ne voulais plus. En bossant, j’avais confiance pour rebondir. Quand tu bosses, le travail finit toujours par payer. J’ai pris conscience que je n’avais pas dû toujours faire le nécessaire. J’ai fait des erreurs. J’ai vécu certainement sur mes acquis. Je suis de la génération 87. Ce n’est pas évident. Je n’ai pas rencontré les bonnes personnes. Je me croyais peut-être arrivé. J’ai joué en L1 à 19 ans et tu t’attends à grimper encore plus haut. Tu travailles un peu moins et tu le paies cash. Il y a eu une cassure dans ma progression. J’ai eu la chance d’être bien entouré. La chance dans ce milieu ? Il faut être là au bon moment. La chance, elle se force aussi… ».

J’ai eu la chance de côtoyer de supers entraîneurs comme Navarro, Dolce, Garrido, Olio… L’OL doit d’ailleurs beaucoup à son Centre de Formation.

Remplaçant ou titulaire est-ce le même métier ?
« Pour moi qui suis un compétiteur, c’est différent. M’asseoir sur un banc me fait ch… Je ne sers à rien. Tu ne fais pas du foot pour cela. Tu joues pour disputer des matchs dans des stades pleins… Après on travaille que l’on soit titulaire ou remplaçant ».

Que reste-t-il de tes années lyonnaises ?
« Ma formation. J’ai eu la chance de côtoyer de supers entraîneurs comme Navarro, Dolce, Garrido, Olio… L’OL doit d’ailleurs beaucoup à son Centre de Formation. Mis à part cette période, il y a Lyon. Lyon, c’est ma ville. J’y suis attaché. J’ai toute ma famille. Aujourd’hui, je suis plus attaché à Lyon qu’à l’OL tout en étant reconnaissant au club pour cette période de formation ».

As-tu des regrets ?
« Non. Il y avait Greg (Coupet), pour moi le meilleur gardien du but du monde à l’époque. Après personne ne m’a véritablement aidé en arrivant dans le monde des pros. A cette époque, c’était plus compliqué pour les gardiens de but issus du Centre. La politique était différente. Cela a changé quand on voit ce qui se passe avec Antho (Lopes). Ensuite, il y a des choix à faire. Chacun fait sa carrière. Je le répète, je suis très content de ma formation lyonnaise ».

Un mot sur Greg (Coupet) ?
« J’ai eu la chance de travailler avec lui. Greg, c’était le meilleur. Il est arrivé tout en haut avec moins de talent que certains gardiens. Mais Greg, c’était une machine de guerre. Impressionnant de le voir s’entraîner. J’aurais dû  m’en inspirer plus tôt. Au poste de gardien dans ces dernières années, il y a Greg. Il y a aussi Barthez qui a révolutionné le poste. Quel jeu au pied ! Et pour moi, il y a encore Buffon qui est toujours là et qui continue de gagner. Ces trois ? Enormes ».

As-tu digéré les deux finales de Coupe Gambardella perdues ?
« C’est incompréhensible. Je n’arrive toujours pas à comprendre. C’est ma seule fausse note avec l’OL. Imagine, avec ce groupe, on avait tout gagné. Perdre avec cette équipe… ».

Ta présence sur le banc lors du Trophée des Champions face au PSG (30 juillet 2006) ?
« Anecdotique. La preuve, une semaine plus tard je partais à Lorient. Cela prouve que le club ne comptait pas sur moi. Cela reste un souvenir sympa».

 Comment imagines-tu la rencontre de dimanche ?
« L’OL est imprévisible capable du meilleur comme du pire. S’il met la machine en route, cela peut devenir très dur. J’espère qu’il ne va pas se réveiller contre nous. Il y aura eu ce match jeudi à Séville. Il y aura un peu de fatigue. L’OL a besoin de points ; il a besoin de se rassurer. A nous de le faire douter d’entrée. »

Est-ce particulier pour toi de jouer à Gerland ?
« Toute ma famille, tous mes amis seront là. C’est toujours particulier. Il y aura donc un pincement au cœur, un peu de pression, mais pas parce que je joue contre l’OL ».


Source : Tribune OL spécial "OL - FCNA"

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