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Le VidéoChat de Sylvain Wiltord

Publié le 22 octobre 2004 à 13:55 par R.B

[IMG3539L]Une heure à<b> OL Store </b>pour son <b>Vidéo Chat </b>; une heure à répondre aux questions des internautes participant à ce rendez-vous ; à répondre aussi aux questions posés dans les jours précédents par d'autres internautes ; et bien sûr par <b>Alexa</b>, animatrice toujours aussi souriante. Un moment rare, quand on connaît le goût du silence de l'invité. <b>Sylvain Wiltord </b>s'est livré sans retenue au jeu des questions-réponses. Difficile de tout retranscrire ; voici juste un florilège, dans le désordre, de ces 60 minutes.

Une heure à OL Store pour son Vidéo Chat ; une heure à répondre aux questions des internautes participant à ce rendez-vous ; à répondre aussi aux questions posés dans les jours précédents par d'autres internautes ; et bien sûr par Alexa, animatrice toujours aussi souriante. Un moment rare, quand on connaît le goût du silence de l'invité.

Sylvain Wiltord s'est livré sans retenue au jeu des questions-réponses. Difficile de tout retranscrire ; voici juste un florilège, dans le désordre, de ces 60 minutes.



Son arrivée à l'OL :



« Cela a commencé par des contacts téléphoniques avec Yves Colleu au début du mois d'août, puis ensuite avec les dirigeants, le président. J'ai aimé le projet et j'ai signé. Pendant cette période de réflexion, je me suis entraîné avec Rennes. C'était super, mais je dois reconnaître que rien ne vaut la compétition. J'ai eu un peu de mal à retrouver tout mon potentiel… »



L'Equipe de France :



« Je n'ai jamais pensé arrêter l'Equipe de France. J'ai envie de finir sur une note positive. Surtout après les échecs de 2002 et de 2004. L'arrêt de Zidane ? Il a décidé ; il faut respecter sa décision. Avec lui, j'ai pris énormément de plaisir ; c'est sans doute le meilleur joueur avec qui j'ai joué. Je comprends que les supporters soient tristes parce qu'il leurs a donné beaucoup de bonheur. Tiens, il faudrait que l'OL l'achète…Mes meilleurs souvenirs ? Ma première sélection contre l'Angleterre ; mon premier match au Stade de France. Sinon d'une façon plus générale, mon titre de meilleur buteur du championnat de France avec Bordeaux ; le titre de champion d'Europe avec l'Equipe de France ; mon premier entraînement chez les pros ; un match Arsenal – Manchester pour le titre de champion d'Angleterre… »



Ses plus beaux buts :



« Je vais sans doute en oublier. Alors celui de France – Russie, de Servette Genève – Bordeaux, de Lens – Bordeaux, de France – Turquie, en Coupe des Confédérations. Et que je le veuille ou non, je ne peux pas oublier le fameux but contre l'Italie. Les gens m'en parlent souvent. Dans ma tête, j'ai du mal à retracer le film exact de ce but. Je crois qu'il a marqué les esprits parce qu'après il y a les déceptions du Mondial et de l'Euro ».



Jeune, ses joueurs préférés :



« Lineker, Rush, Platini… J'ai toujours aimé les clubs anglais ; le football anglais. Cela a été du bonheur d'aller dans le pays du football et de jouer dans l'un des plus grands clubs au monde pendant 4 saisons. J'ai fait ce que je souhaitais. C'est du bonheur ».



Ses potes dans le milieu :



« Il y a un noyau de 10 à 15 joueurs avec qui je suis régulièrement en contact. Sibierski, Cissé, Dabo, Darcheville… »



Ses passions :



« La musique. Je viens de la région parisienne. J'aime beaucoup le Rap français, américain. Mais j'écoute de tout. Avant les matches j'écoute de la musique. Mais dans un vestiaire français, je le fais comme certains de mes coéquipiers avec le walkman sur les oreilles. En Angleterre, il y a un poste de radio dont le bouton volume est branché à fond. Sinon, je m'intéresse à la photo et à tout ce qui touche au monde de la télé, du cinéma. Mais je préfére la partie coulisses ».



Sa fin de carrière :



« Je ne sais pas où, ni quand. Tant que je prendrais du plaisir, que je pourrais courir, je continuerais. 35, 36, 37 ans ? Peu importe. Où ? Franchement, c'est difficile de répondre à cette question. Je n'ai pas fait beaucoup de clubs dans ma carrière. Alors si je suis toujours bien à l'OL, peut-être ici. Quand je repense à mon enfance, je ne pensais pas faire cette carrière là. Je jouais dans la rue avec mes copains et puis j'ai été repéré et j'ai tenté l'aventure. En bossant, j'y suis arrivé ».



Progresser :



« Incontestablement dans le jeu de tête et aussi dans ma performance sur les 90 minutes d'une rencontre. Je dois être plus constant ».



Sa définition de Sylvain le footballeur :



« Je suis quelqu'un qui aime courir, qui aime dribbler, provoquer les défenseurs. J'aime mettre du mouvement, de la vivacité… Mon geste préféré ? Le dribble. Quant au système de jeu, je m'adapte : 4-4-2, 4-3-3… peu importe. De toute façon, mon rôle n'est pas de décider ».



Les défenseurs :



« Thuram, Nesta, Zebina… Contre Thuram, ce n'est pas une partie de plaisir. Les gardiens ? Je suis content d'avoir marqué des buts à Barthez, Lama… »



Ses premiers souvenirs marquants avec l'OL :



« Les matches ASSE – OL et OL – Manchester. Le derby, c'est du bonheur. Il y a une ambiance particulière ; c'est le feu. Cela te motive, te transcende. Tiens à Fenerbahçe, j'avais des frissons de partout. Tu ne t'entends pas parler…Cela va être sympa d'aller à Manchester… »



Sa communication :



« Je ne me souvenais plus que la France était différente de l'Angleterre. En France, tu signes souvent des autographes, les gens veulent te parler. En Angleterre, les supporters sont moins présents. Ils te font juste un signe. Mais bon, lorsque l'on te respecte, il n'y a pas de problèmes. Pourquoi je ne parle pas beaucoup? Ce n'est pas mon truc. Mon truc, c'est de jouer au football. Bon là je reviens, donc je m'exprime un peu et cela ne me dérange pas à condition de ne pas aborder des sujets concernant ma vie privée ».



Les journaux :



« Au début de ma carrière, je lisais tout ; je gardais les articles… Maintenant, c'est ma famille qui découpe les papiers. Moi, je ne lis plus la presse, je n'écoute pas les commentaires. Je parle avec les autres joueurs, l'entraîneur. Je sais ce que j'ai fait sur un terrain ; je suis capable de me juger ».



Superstitions :



« Aucune. Dans un vestiaire, avant un match, j'écoute de la musique. C'est tout ».



Un souhait :



« Être immortel. Vivre, c'est exceptionnel et je voudrais que cela dure éternellement ».



Casquettes :



« Je porte soit un bonnet en hiver, soit des casquettes en été et des bandanas aussi. J'adore çà. C'est mon petit plus à moi ».



Entraîneurs :



« Je n'en ai pas connu beaucoup. D'abord, un ancien dans la fonction, Le Millenaire à Rennes ; puis Elie Baup à Bordeaux, un style décontracté ; Wenger, à Arsenal, un grand Monsieur. A l'OL, je découvre Paul Le Guen. Cela se passe bien. Entraîneur un jour ? Jamais. Je n'ai pas ce talent là ».



Neuilly-sur-Marne :



« Je viens de là bas ; j'y retourne dès que je peux. Il y a mes frères ; ma mère y est souvent. Cela me fait du bien de me retrouver à Neuilly. Je suis Parisien. Le PSG ? J'aime toujours ce club ; c'est le club de mon cœur. Je suis ses résultats ».



La France :



« C'est bon d'être revenu. J'ai la qualité de vie que j'apprécie. En Angleterre, il me manquait des choses. La nourriture par exemple. Même si je revenais souvent en France, lorsque je jouais à Arsenal ; même si on se faisait livrer de la nourriture ou si l'on mangeait dans des restaurants français. Un régime ? Non. Quand tu fais du sport tous les jours, tu peux te permettre de faire de petits excès de temps en temps ».



Les maillots, les jeux :



« Je les donne à ma famille, à mes copains. Je ne les échange pas souvent. J'ai une bonne mémoire des périodes de ma carrière parce que je suis resté assez longtemps dans chaque club ».



Poste sur le terrain :



« J'ai toujours joué devant ou au milieu. Jamais défenseur, ni gardien de but. Les Jeux vidéo ? Je ne joue pas à ceux consacrés au football comme certains coéquipiers. A choisir, je préfère ceux consacré au tennis ».



La Champions League :



« On espère franchir une nouvelle étape. Après un ¼ de finale la saison dernière, une ½… Mais on va prendre les matches les uns après les autres. Nous n'avons pas de pression. Il y a encore des gros bras : la Juventus, Milan AC, Inter Milan. On va d'abord se qualifier et après on verra. Et puis, je suis quelqu'un qui en dehors des matches aiment bien déconnecter avec le football. Je me tiens au courant de ce qui se passe ; je regarde les copains. Mais je sans plus… »



La première défaite :



« J'espère qu'elle arrivera le plus tard possible. On n'y pense pas. Les équipes veulent nous battre et nous on ne veut pas. Mais on en parle. Le coach, lui aime bien ce mot d'invincibilité. A l'OL, on a un bon groupe, on est bien entouré, un bon coach ; un bon préparateur physique, de la solidarité… »



A propos du Vidéo Chat :



«Je souhaite que les gens aient pris du plaisir. Moi, je suis content. C'est super. Et si on me demandait comment je vais, je répondrais que je suis content et que j'ai beaucoup de bonheur à être à l'OL. La ville de Lyon ? C'est une belle ville, mais sincèrement, je n'ai pas encore eu le temps de la découvrir vraiment. Avec les matches, les entraînements, c'est difficile ».



Retranscritpion R.B

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