masculins / OL - Bordeaux J-1

L'enjeu? 6... 9 ou 12 points d'écart

Publié le 04 février 2006 à 14:00 par R.B

Affiche du jour… Match au sommet…Titre en jeu… Meilleure attaque du championnat (OL) contre meilleure défense (Bordeaux)… le retour de Patrick Müller à Gerland… le souvenir du match aller… l'espoir de relance de l’intérêt de ce championnat pour de nombreux médias…

Le froid a de nouveau envahi la Capitale des Gaules au point de s’interroger sur le niveau du thermomètre dimanche soir. La pelouse de Gerland risque fort d’en pâtir pour d’autres raisons que celles qui ont poussé Monsieur Bertrand Layec à reporter le match à Monaco. Le leader reçoit donc son dauphin. Notons au passage que ce sera la dernière grosse affiche du championnat à domicile pour les partenaires de Grégory Coupet à l’exception du très attendu Derby. Cet OL – Bordeaux déclenche les réflexions, les interrogations voire les passions. En un mot, il est excitant comme l’a dit Gérard Houllier lors de son point presse vendredi soir.

Tous les ingrédients sont effectivement réunis pour que cette opposition soit excitante. L’enjeu est d’abord mathématique : 6… 9 ou12 points d’écart à l’issue des 90 minutes ? Ce n’est pas la même chose à 13 journées de la fin, surtout quand une des formations, le quadruple champion de France, compte un match de moins. Si certains médias souhaitent encore du suspens, ils regardent vers le chiffre 6 ! Si les Girondins veulent rêver, ils savent que cela passe par un succès. Ces Girondins, façonnés en peu de temps par le Brésilien Ricardo, ressemblent avant tout à une énomre forteresse. 12 buts encaissés seulement en 24 rencontres ; 14 fois, Ramé et Roux (1 match), sont sortis avec leur cage vierge ; 8 fois, le gardien international n’a encaissé qu’un seul but. Ce collectif solidaire s’est imposé 9 fois sur le score de 1 à 0. Au total, il a inscrit 14 fois un seul but synonyme pourtant de 32 points ! Quand les Marines ont marqué, ils n’ont jamais perdu. 6 fois, ils n’ont pas trouvé le chemin des filets adverses pour 3 nuls et 3 défaites. 14 fois, ils ont mené au score pour un bilan de 11 succès et de 3 nuls. Des données à la fois impressionnantes et rebutantes. « Il parait que Strasbourg joue bien au football ; mais ils sont où au classement les Alsaciens… les critiques, on s’en fout ». Foi de Jean-Claude Darcheville.

Le Bordeaux 2005-2006 est un très bon cru souvent ennuyeux. Les couleurs brésiliennes (Ricardo, Henrique, Denilson, Fernando) ont ajouté une touche d’efficacité, de solidité plus que de brio. Avec la présence des Jurietti (absent dimanche), Jemmali, Planus… ce collectif était déjà bien pourvu en la matière. Laslandes continue de temps en temps à augmenter son capital but en L1 (120) et préserve encore sa place de meilleur buteur en activité devant Pauleta. Darcheville est prêt à se sacrifier pour le bien être des siens. Denilson est toujours une énigme dont il faut se méfier. Quant au défenseur portugais Beto, il va découvrir le championnat français après avoir planté les 2 buts de la qualification en Coupe de France…

[IMG40033#R]Ces Bordelais minimalistes ne se sont pas effondrés comme la saison dernière et parlent désormais logiquement de Champions League en passant toujours sous silence le titre. Ils viennent cependant tous à Gerland avec des ambitions. Un florilège de petites phrases. Ricardo : « en football, il n’existe pas de mission impossible… On va à Lyon pour ramener 3 points… » ; Faubert : « depuis le match aller, on sait que l’on peut poser des problèmes à cette équipe » ; Darcheville : « à Lyon, on va se lâcher » ; Laslandes : « même une machine comme l’OL peut avoir des grains de sable ». Ces propos annoncent un superbe « combat » dont nous avions eu un brillant aperçu au match aller. Ce jour là, les Lyonnais pouvaient s’estimer heureux d’avoir partagé les points. Monsieur Derrien oubliant de siffler un ou plusieurs penaltys pour les locaux sans omettre de sanctionner les Olympiens de 37 coups francs (contre 10 aux Girondins) et de 6 cartons jaunes à 2. Quant au retour aux vestiaires, il fut agrémenté de quelques noms d’oiseaux. A propos d’arbitrage, le préparateur physique Eric Bedouet a énervé, ces derniers jours, Gérard Houllier en affirmant que le quadruple champion de France était avantagé.

Gérard Houllier est excité à l’idée de recevoir le dauphin. « Les grands matchs sont pour les grands joueurs. Ce match se gagnera à 14. Nous avons envie aussi de mettre les choses au point après ce qui s’était passé à Bordeaux… mais je sais aussi qu’il restera encore d’autres matchs à remporter avant que l’OL soit champion. Nous ferons le point fin février ». Ces Lyonnais se sont payés une prolongation à Ajaccio pour atteindre dans la douleur les 1/8èmes de finale de la Coupe de France. Ils ont de nouveau perdu Réveillère (cuisse) ce qui ne rassure pas l’entraîneur olympien. Heureusement, Patrick Müller a montré qu’il n’avait pas besoin de temps d’adaptation pour porter de nouveau un maillot qu’il av ait quitté un soir de mai 2004 contre Lille à Gerland. « Pat » est de retour ; il se souviendra certainement que sa dernière confrontation à domicile face aux Bordelais s’était traduite par un succès 3 à 0 et un but personnel. Diarra, frappé par un deuil familial, revient dans le groupe après avoir purgé sa suspension et un aller-retour au Mali. Sa puissance ne sera pas de trop pour faire régner la loi du milieu qui risque d’être bien encombré. Le jeune Clerc va de nouveau s’offrir un gros match à domicile après ceux contre Marseille et Auxerre. Il a montré qu’il avait les qualités pour se montrer défensivement et offensivement dans son couloir droit. Devant, Gérard Houllier aura le choix en sachant que le guerrier [IMG40034#L]Fred débutera. Et pour le capitaine Juninho, qui n’a jamais marqué un but au gardien de but Ramé, il doit penser que ses coups de pied arrêt�s pourraient bien faire, une nouvelle fois, la différence.

« Dans l’équipe tout le monde peut marquer et on peut le faire à tout moment… ». L’entraîneur nordiste de l’OL, dont l’équipe est restée muette une seul fois cette saison (ASSE) en 33 rencontres officielles rappelant ainsi que sa formation est bien la meilleure attaque de L1, à une unité de la barre des 40 buts; sans oublier qu'elle n'a encaissé que 15 buts . « Je ne pense pas qu’il y aura beaucoup d’écart au coup de sifflet final… ». Peu importe la prévision de Jérémy Clément si l’OL l’emportait dimanche soir sur un score à la Bordelaise !
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