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L'entraînement à Santiago Bernabeau

Publié le 22 novembre 2005 à 21:05 par R.B

Un véritable choc. La <b>cathédrale</b> blanche et bleue est gigantesque. Vous vous sentez tout petit. Il y a cinq niveaux presque à la verticale. Le terrain semble minuscule. Et puis vous êtes dans un lieu historique, unique.

Ce stade est étroitement lié au club. On revoit les grands anciens qui ont soulevé les premières coupes européennes des clubs champions. Nous sommes dans les années 50 ; Di Stefano est là devant nous ; Kopa dribble sur son aile droite ; Gento déboule dans le couloir gauche ; le Major Puskas galope. On repense aux premières images télévisées en noirs et blancs qui mettaient en valeur cette fameuse tunique blanche. On pense à l'histoire des Merengue, aux autres grands joueurs qui ont côtoyé cette enceinte. Les Galactiques ont existé à toutes les époques. Ils sont immortels !

Il est 17h 30, les Lyonnais foulent la pelouse madrilène pour le traditionnel entraînement de veille de match. Nombreux sont ceux qui ont levé la tête en pénétrant sur le pré. Les tribunes sont tellement hautes et fermées qu'ils ont eu assurément du mal à voir le ciel. Il y a foule autour de la pelouse ; les médias s'en donnent à coeur joie. Dans les tribunes, la colonie olympienne qui était dans l'avion du matin se fait entendre. On imagine Santiago Bernabeu plein ; une véritable caisse de résonance avec près de 80 000 personnes. L'échauffement se poursuit ; d'abord sans ballon, puis avec le précieux objet. Dans une cage, Coupet, Vercoutre et Bats bossent pour prendre leurs repères, pour répéter les gestes cent fois déjà répétés. « Greg » se souvient certainement du match énorme qu'il avait sorti dans un autre temple espagnol. C'était au Camp Nou contre Barcelone. Un tel cadre doit motiver encore plus cet extraordinaire gardien.

Place au jeu pour le reste du groupe. Patrice Bergues dirige ; Gérard Houllier regarde attentivement. Le président Jean-Michel Aulas est assailli par les radios, les télés. Il s'attend à une réaction d'orgueil des partenaires de Casillas privés mercredi soir de Ronaldo, Raul, Woodgate, Gravesen, mais avec Zidane. En regardant le stade, il le compare à une somptueuse arène. Qui seront les taureaux? qui seront les toreros ? En scrutant l'oeil du grand timonier lyonnais, on devine la réponse. Pendant ce temps, la séance se poursuit par un match ; quelques actions soulevant les applaudissements des supporters. A 18h 45, les joueurs pouvaient regagner les vestiaires après avoir fait des étirements pour certains et des reprises de volée pour d'autres. La pelouse ? « C'est une pelouse naturelle avec de la fibre synthétique intégrée. On tond la pelouse à 28 millimètres ; la fibre étant à 25. Le tout repose sur un substrat sableux. On peut jouer dans toutes les conditions. C'est vraiment le top. Sochaux, Nantes, Manchester, Liverpool ont la même. Bientôt Barcelone… Elle rend le jeu plus rapide ». Jean-Yves Delorme, gérant de Parc et Sports Desso, parle avec amour de son produit.

La nuit est tombée ; Santiago Bernabeu va s'endormir avant de retrouver la lumière demain soir. Gérard Houllier n'a pas dévoilé son équipe de départ, même si l'on a cru comprendre que Monsoreau pourrait débuter la rencontre.
L'entraîneur lyonnais va préparer sa causerie pendant la nuit. Demain sera un autre jour, un grand jour... on l'espère.
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