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Les 18 Lyonnais pour Nancy

Publié le 19 décembre 2006 à 20:00 par BV

Gérard Houllier a convoqué 18 joueurs pour la réception de Nancy en Coupe de la Ligue mercredi. Si Tiago, Juninho, Réveillère, Benzema et Fred sont absents, Romain Beynié fait partie du groupe.

Le groupe lyonnais : Abidal, Ben Arfa, Berthod, Beynié, Bettiol, Caçapa, Clerc, Cris, Coupet, Diarra, Govou, Källström, Malouda, Müller, Rémy, Squillaci, Toulalan et Vercoutre.

Gérard Houllier :

Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous à la veille de ce quart de finale de la Coupe de la Ligue contre Nancy ?
On a pas mal de blessés, et notamment Anthony Réveillère qui ressent encore une petite douleur. Mais on va quand même gagner. Nous sommes encore plus motivés après avoir lu les déclarations des Nancéens. Elles m’ont énervé. C’est le sport. On est à 11 contre 11. On dispute la même compétition. Ce n’est quand même pas les joueurs qui ont voté pour nous exempter de premier tour. Je vous rappelle que le président Jean-Michel Aulas a voté contre cette réforme de la Coupe de la Ligue. Je peux donc les rassurer : on ne va pas lâcher le morceau. Nous sommes aussi motivés qu’eux.

Que pensez-vous des déclarations de Francis Gillot qui a affirmé avoir évolué « à 14 contre 11 » ?
Cela prouve que le mental est très important. Ce n’est pas comme si l’arbitre nous avait donné un pénalty ou un coup franc devant la surface. C’était un coup franc excentré à 1 mètre de la ligne de touche. Ce n’était quand même pas une occasion de but. Comme toujours lorsque l’on râle ou que l’on conteste, on n’est pas concentré. Résultat, Malouda et Govou étaient seuls. Comment Francis Gillot peut-il dire cela ? Les Lensois ont perdu 4 buts à 0 en ne se procurant aucune occasion de but. Ils étaient deuxièmes et chez eux… On n’est fort lorsque l’on ne se cherche pas d’excuse. Quoi qu’il arrive, il y a des choses que l’on ne peut pas contrôler. On peut en revanche contrôler sa réaction et rester de marbre. On ne progresse que comme cela. Moi, je veux que l’on ait une attitude « classe », de champion. Certains médias ne remarquent pas que l’on a une bonne attitude. Ils auraient pu parler de la qualité du jeu. Mon crédo c’est de bien jouer. Je m’insurge lorsque je vois Francis Gillot dénaturer notre victoire. On a disputé 26 matchs officiels. On a marqué lors de 25 d’entre eux pour 22 victoires. Ce n'est pas assez mis en évidence.

Ce match à sanction contre Nancy doit vous changer de l’ordinaire.
On progresse dans les matchs de coupe. Il y a une émotion, une passion et une intensité différentes. Lors du tour précédent, mes joueurs m’avaient bluffé. On venait de jouer un derby, de gagner à Kiev, à Marseille. On venait de jouer le dimanche. On pouvait penser qu’on allait lâcher le morceau. Mais il faut savoir une chose : mes joueurs ne lâchent rien.

Cela risque-t-il de se jouer « à pas grand-chose » ?
Contre Nancy, c’est toujours très serré. A l'extérieur, les Nancéens n’ont inscrit que 2 buts mais n’en marquent pas beaucoup non plus. Ce sera un match couperet, contre une équipe solide et difficile à passer. En tout cas, ils ont la capacité de marquer des buts comme on l’a vu lors de leur rencontre face à l’OM, nous aussi.

L’absence de Juninho vous ennuie-t-elle ?
Je préfère toujours jouer avec mes joueurs-clé mais une grande équipe doit être en mesure, et le recrutement est fait pour cela, de palier à ce type de situation. Mais j’ai totalement confiance en mes 18 joueurs. On a joué à Lens sans avant-centre mais on a quand même marqué 4 buts. On va être bien.
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