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Les 18 Lyonnais pour Toulouse

Publié le 09 août 2007 à 13:06 par BV

Pour le déplacement au Stadium de Toulouse, samedi à 17h10, Alain Perrin a convoqué un groupe de 18 joueurs. Toto Squillaci évoluera ce week-end avec la CFA. Sylvain Wiltord n'est pas non plus du voyage. L'entraîneur lyonnais évoque la rencontre de samedi.

Quel groupe emmenez-vous à Toulouse ?
Il y a encore deux ou trois incertitudes mais, globalement, ce sera le même groupe que celui qui m’a donné satisfaction contre Auxerre. Cela permet de rester dans la continuité, de donner du temps de jeu et des automatismes. Pour l’instant il n’y a pas de changement dans la mesure où n’y a pas d’accumulation ou de grande fréquence de match.

Vous allez jouer deux matchs à l’extérieur puis le derby face à Saint-Etienne. Ce début de saison est déjà très relevé…
Oui. Quels que soient nos adversaires, on sait que l’on est attendus partout. Le report du match de Lens complique un peu le calendrier mais cela arrive aussi de devoir jouer deux fois de suite à l’extérieur. A Lyon, avec nos ambitions, si on veut jouer le titre, il faut prendre des points à l’extérieur. C’est là que l’on verra si l’équipe est solide en déplacement. A Toulouse, cela va être un bon test « grandeur-nature ». Le TFC est une équipe qui, l’année dernière, nous avait posé des difficultés. Ils avaient été capables de nous battre. A nous donc de nous méfier. On va être très vigilants. Si mentalement on n’est pas à la hauteur de Toulouse, il nous manquera quelque chose pour réussir.


Vercoutre, Hartock, Belhadj, Grosso, Cris, Müller, Réveillère, Clerc, Toulalan, Santos, Juninho, Källström, Bodmer, Ben Arfa, Govou, Keita, Benzema, Baros.

Ce match va-t-il vous permettre d’intégrer Juninho à votre système ?
Oui. Plus vite il sera dans le groupe, plus vite il sera en forme. Je verrai avec lui demain après la séance d’entraînement s’il se sent bien. J’ai envie de lui donner encore d’avantage de temps de jeu. Pourquoi pas de le faire débuter. Par la suite, les joueurs devront s’habituer à passer par une case repos, par le banc de touche, pour donner du rythme à d’autres. On va bientôt rentrer dans une période de gestion du temps de jeu et de l’énergie de l’équipe.

L’intégrer vous forcerait-il à repasser en 4 – 3 – 3 ?
Non. On va rester dans un système en 4 – 4 – 2 qui nous avait donné satisfaction, dans lequel on commence à avoir de plus en plus de repères et qui est adapté à notre situation actuelle. Mais les événements peuvent nous amener à changer pour nous adapter aux problèmes posés par nos adversaires. Concernant le rôle de Juninho dans le système, il y a plusieurs possibilités. Cela dépendra des associations autour de lui. Tout cela fait partie du travail que l’on fait à l’entraînement quotidiennement. Il peut également jouer sur le côté gauche. Je n’ai pas encore arrêté l’équipe. J’ai pour l’instant une réflexion mais cela passe par son aval.

Avant la rencontre face à Auxerre, vous aviez insisté sur le replacement défensif. Sur quel point allez-vous mettre l’accent contre Toulouse ?
On est dans la continuité sur les plans défensifs et de l’animation. On a encore une marge de progression. A Toulouse, ce ne sera pas un problème de tactique mais de mental. L’année dernière, on s’était fait « bouger » par une équipe de Toulouse agressive. Il faudra donc avant tout répondre sur ce plan là. C’est très intéressant à mes yeux car on va commencer à préparer la Ligue des Champions avec des matchs de haut niveau, une intensité qui va croitre. Ce sont vraiment des « matchs-test » pour nous.

[IMG42396#L]Un mot sur les forces de cette équipe de Toulouse. Johan Elmander était douteux. Il s’est entraîné normalement hier. On sait ce qu’il représente dans cette équipe…
On connait l’importance qu’il a dans le système toulousain de par sa présence athlétique et ses qualités individuelles. Il peut faire la différence à tout moment. Ce sera un élément à surveiller de très près. Autour de lui, des garçons comme Emana, Dieuze ou Matthieu sont capables de nous poser des problèmes. C’est une équipe qui n’est pas dénuée de talent. Je redoute leur état d’esprit. Je connais bien Elie Baup. Il est capable de remonter ses hommes, de leur donner de la « gnaque » et de la confiance.

Vous allez les affronter entre une défaite et une rencontre de Ligue des Champions. Considérez vous qu’il s’agisse du bon moment pour les jouer ?
Ils seront revanchards. C’est certain. De plus, le challenge lyonnais va leur permettre de préparer leur match qualificatif pour la Ligue des Champions contre Liverpool. Je m’attends donc, dans l’ambiance du Stadium, à une chaude réception de leur part.

Le cas Wiltord reste en suspend. En savez vous plus à son sujet ?
Non. Pour l’instant il est toujours ici. On attend pour voir. Il y a encore quelques jours avant la fin du mercato. Sa situation étant trop floue, il ne postule pas pour la rencontre de samedi. C’est trop difficile de l’intégrer. Ce n’est pas la peine de risquer une blessure. Pour l’instant il est en stand-by dans une position d’attente qui ne lui permet pas d’être dans le groupe. Il n’est pas, mentalement, dans les conditions pour être dans le vif du sujet. Il a la tête ailleurs. Il est toujours sous contrat chez nous et cela ne me poserait aucun problème s’il restait. Ce sera peut-être lui l’attaquant que l'on recherche. Il est en tout cas prêt physiquement.

Où en êtes-vous dans vos recherches d’un nouvel attaquant ?
A l’heure actuelle, on n’a pas de piste. On veut de la qualité or il n’y a pas de joueur de qualité hors contrat. Il y aura peut-être une opportunité en fin de mercato.

Et concernant Willian Borgues ?
C’est un dossier parallèle, un investissement sur l’avenir. Mettre la pression immédiatement sur ce jeune joueur ne serait pas une bonne chose. En tout cas, le club travaille pour le faire venir.
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