masculins / Troyes - OL J-1

Les 18 Lyonnais pour Troyes

Publié le 03 février 2007 à 17:27 par BV

Gérard Houllier a retenu un groupe de 18 joueurs pour le déplacement à Troyes, dimanche. Sébastien Squillaci, préservé, n'est pas du voyage dans l'Aube. Claudio Caçapa est en soins.

Le groupe lyonnais : Réveillère, Cris, Abidal, Berthod, Clerc, Malouda, Fabio Santos, Fred, Coupet, Ben Arfa, Baros, Juninho, Källström, Müller, Toulalan, Vercoutre, Govou, et Tiago.

Gérard Houllier :

Quel est l’état de santé de Sébastien Squillaci ?
Je peux d’ores et déjà vous annoncer que Sébastien Squillaci ne sera pas du déplacement à Troyes car il a ressenti une douleur aux ischio-jambiers en fin de rencontre à Marseille. Même si l’IRM n’a rien révélé de « tragique », il ne sera pas aligné par prudence.

Ce forfait peut-il constituer l’occasion de relancer Claudio Caçapa ?
Il est encore un peu blessé. Il ne s’est pas entraîné mercredi et que partiellement jeudi. Il souffre d’une inflammation au niveau de la cicatrice de sa partie déchirée. Lui-même n’est pas rassuré sur les frappes. L’emmener à Troyes ne serait ni sérieux ni prudent.

Vous venez de terminer un mois de janvier difficile…
Janvier est passé, vive février. L’équipe est forte. Le mental est là. C’est positif. On a devant nous 3 défis importants. On connait un coup de moins bien qui humanise un peu tout. Ma seule inquiétude, c’est que les arbitres ne nous protègent pas. On se fait taper dessus.

Pensez-vous devoir vous mettre au diapason du niveau d’agressivité déployé par vos adversaires ?
Il faut répondre par le jeu. Les hommes en noir doivent prendre leurs responsabilités, nous les nôtres. Je suis intimement convaincu que nous retrouverons notre dynamique par l’application stricte et rigoureuse de nos fondamentaux. Il faut bien faire ce que l’on sait faire sans se soucier du reste. On doit être présents dans le combat et le défi physique. Mais il ne faut pas confondre agressivité et violence. L’agressivité est saine. Ce qui ne me plait pas, c’est la violence. Les arbitres ont été très indulgents vis-à-vis de nos adversaires qui étaient trop « limite ».

Qu’entendez vous par « application de nos fondamentaux » ?
Les fondamentaux, ce n’est pas l’agressivité. C’est le jeu. C’est ce que l’on fait quand on a le ballon et quand on ne l’a pas. Nos matchs n’ont pas été vides de contenu. Nous avons frappé 45 fois au but contre Bordeaux et Nice. Une certitude : tout part du jeu défensif. Vous avez la meilleure attaque parce que vous avez la meilleure défense. Quand on défend bien, on peut attaquer plus librement. C’est un travail de onze joueurs. Bien défendre permet de conforter vos vertus offensives.

Vos joueurs souffrent-ils d’une crise de confiance ?
Non. Pas du tout. Il y a de la perplexité. Mais c’est du passé. Le présent, c’est que l’on a de la qualité, on a des vertus, on a des fondamentaux. Maintenant, pour nous, le plus important c’est Troyes. Mais une victoire ne va pas régler tous nos problèmes. Je suis plus attaché à la manière.

Ressentez vous le besoin de mettre une pression particulière sur les épaules de vos joueurs ?
Je n’ai pas besoin de rajouter de la pression. Ils connaissent les défis. La seule exigence que j’ai, c’est de leur dire : « continuez, appliquez vous davantage, mettez plus de vigilance technique dans votre jeu mais, surtout, ne lâchez rien ». La route qui mène au succès n’est jamais une ascension linéaire. Il y a des moments plus difficiles, plus rocailleux, des périodes d’adversité. C’en est une. On ne peut progresser que si on a cette exigence interne de toujours faire mieux mais je ne changerai pas mes fondamentaux. Je ne changerai pas ma culture. Je ne changerai pas ma philosophie. Je sais exactement ce que vaut mon équipe et mon management. On fera le bilan à la fin. Ne me demandez pas de détruire ce que j’ai mis un an et demi à construire. Mon travail est d’être avec les joueurs pour combattre cette période qui a installé une perplexité, un doute passager. Pour l’instant on fait le dos rond. Les choses vont revenir à ce qu’elles étaient.

Comment va Fabio Santos ?
Il poursuit son intégration. Il sera dans le groupe. Physiquement, il me semble bien.

Quelle est votre réaction devant les événements qui ont touché le Calcio ?
J’ai été choqué. Le problème dans les stades et en dehors est un problème à aborder sans hypocrisie. Il faut y remédier avec courage sans attendre que survienne une tragédie semblable à celles qui ont touché l’Angleterre il y a plusieurs années. Dans ce domaine, je ne crois pas que l’on a le temps pour l’éducation. Il faut de la « répression préventive ». Lorsque vous êtes en voiture, si on vous dit qu’il y a un radar, vous ralentissez. Je ne suis pas optimiste dans ce domaine.
Sur le même thème