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Les belles histoires de "Nanard"

Publié le 13 décembre 2005 à 16:48 par RB

Qui ne connaît pas la fabuleuse mémoire de <b>Bernard Lacombe</b> pour raconter les histoires qu’il a vécues tout au long de sa carrière de joueur, d'entraîneur et de dirigeant. Alors avant chaque match des Lyonnais, nous demanderons désormais à Bernard de nous raconter quelques souvenirs liés à l’adversaire de l’OL ou encore aux Stades. Ce sont <b>les belles histoires</b> de « Nanard » ou encore "les Nanardises". Raconte nous <b>Lille</b>...

« Lille ? Le souvenir que j’en ai et qui est toujours valable aujourd’hui, c’est celui d’une équipe bien organisée qui ne lâche jamais. Elle ressemble à la mentalité des gens du Nord. Sinon, je me souviens notamment d’une rencontre à Lille avec l’OL. Le matin du match, nous avions appris que Serge Chiesa, qui venait de refuser définitivement les sélections en Equipe de France, avait été suspendu pour 2 rencontres et sanctionné d’une lourde amende. Dans une tribune du stade Henri Jooris, un spectateur avait fabriqué un grand poster représentant Serge en pantoufles en train de tricoter, un chat à côté de lui. Cela faisait référence à ses propos récents qui affirmaient qu’il n’aimait pas les stages et qu’il préférait rester chez lui. Donc, serge se fait brancher… En première période juste avant la mi-temps, il prend un ballon sur le côté gauche ; il dribble un, deux lillois ; il me donne le ballon dans la surface de réparation ; je lui rends et il se présente devant Bergeroo ; Il fait une feinte de frappe ; Bergeroo brpoute du gazon et Serge marque en entrant quasiment dans le but nordiste. Il revient au centre du terrain en marchant sous les sifflets du public. L’arbitre va alors gentiment vers lui et lui dit : « Aidez moi, pourriez vous trottiner… ». En seconde mi-temps, il a marqué le second but sur coup franc… ».

D’autres souvenirs Bernard ? « Oui, malheureusement. Nous avions reçu Lille le 20 mars 76 et nous avions gagné 3 à 0. Dans la nuit ma sœur Michèle s’est tuée en voiture ; Aimé Jacquet qui était notre entraîneur n’a pas pu me le dire le lendemain à l’entraînement ; il m’a simplement prévenu lors du décrassage qu’il fallait que je rentre chez moi parce que l’on avait besoin de moi. Il est ensuite passé dans la famille pendant l’après-midi ».

Avec Bordeaux ? « Je me souviens que nous avions été éliminés en Coupe de France. Au match aller nous avions gagné 3 à 1 ; Au match retour, on ouvre le score avant que les Nordistes n’inscrivent 3 buts. Juste avant le coup de sifflet final, un Lillois se retrouve tout seul devant le but. Au lieu de marquer, il a frappé sur la barre. Léonard Specht lui a dit en passant à côté : « tu aurais pu marquer, cela nous aurait évité les prolongations ». Nous avons perdu 5 à 1. Nous étions cuits après avoir joué 7 matchs en 21 joueurs. C’était la saison de la fameuse ½ finale contre la Juventus Turin ».

Un petit dernier ? « Un jour à Bordeaux, nous avons gagné 2 à 0. Giresse avait marqué le premier et moi, le second. Sur une action, je me retrouve au point de pénalty. Je reprends le ballon de l’extérieur du pied droit sans voir que Bergeroo était juste à côté. Je lui ai touché le visage et l’ai ouvert profondément. L’entraîneur lillois, le corps médical et un attaquant du nom de Pascal Françoise sont venus près de lui. Bergeroo qui avait de l’humour s’est adressé à son partenaire Pascal Françoise de la façon suivante : tu vois il y en aura au moins un d’entre nous qui repartira avec des points ! Cela nous a fait rigoler malgré la situation puisque le docteur a du lui poser 3 ou 4 points ».
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