masculins / Sochaux 0 - OL 2

Les fauves sont de nouveau lâchés

Publié le 12 janvier 2005 à 22:27 par R.B

[IMG4052L]Les Lyonnais impressionnants collectivement se sont imposés logiquement 2 à 0 à Bonal grâce à des buts de Bergougnoux et de Diarra. Les Olympiens ont repris le championnat en marquant les esprits par cette solidité, cette vitesse, cette sérénité, ce réalisme de tous les instants. Les Gones ont désormais 6 points d'avance sur les Dogues lillois et ils semblent que la trêve leur a redonné ce tonus dont il manquait à la fin de la phase aller. Impressionnant...

A Sochaux, stade Auguste Bonal, Sochaux 0 OL 2 (mi-temps : 0 à 2), temps : doux et pluvieux; pelouse : en bonne état; spectateurs : 17 250 ; arbitre : M. Alain Hamer (Lux)



Sochaux : Richert – Daf, Diawara, Paisley, Mathieu, Pitau, Lonfat, Oruma (puis Zaïri 54ème), Isabey (cap) (puis Isabey 72ème), Ilan, Santos.



OL : Coupet – Réveillère, Cris, Diatta, Abidal, Essien, Diarra, Juninho, Govou (cap) (puis Clément 78ème), Frau (puis Nilmar 70ème), Bergougnoux (puis Berthod 89ème)..



Buts : pour l'OL, Bergougnoux (6ème), Diarra (41ème)





Avertissements : pour Sochaux, Isabey (41ème), Pitau (65ème), Lonfat (77ème), Daf (90ème). Pour l'OL, Réveillère (46ème), Frau (63ème)



Une chose est sûre… quel que soit le résultats des Lyonnais ce soir, il seront toujours en tête de la Ligue 1. Lille, en chutant pour la première fois de la saison à domicile contre ces drôles de Marseillais, restera toujours dauphin des Gones…au mieux à 3 points. Du coup, ce déplacement dans le Doubs se présente sous des auspices nettement plus intéressants d'un point de vue comptable. Ne nous faites pas écrire toutefois que ce match contre les Lionceaux sera une formalité pour le champion de France. Avec 5 points lors des 5 dernières rencontres, les petits fauves ont déjà besoin de retrouver un rythme plus alerte pour rester vers le haut du classement ; et puis comme la fin de l'invincibilité olympienne est devenue un sujet à la mode, qui va battre en premier l'OL, les hommes de Guy Lacombe doivent forcément penser à ce scalp prestigieux. Sans oublier que les jaune et bleu, indépendamment des 2 raisons indiquées sont, très loin, de constituer une équipe de « peintres ». De la qualité, il y en a de partout d'autant que le tandem Ilan-Santos, s'il est fait pour évoluer ensemble, n'a pas encore trouvé ses marques.



Les coéquipiers de Sidney Govou, privés de Malouda, Wiltord et Cacapa, ont marqué les esprits pendant les 5 premiers mois de la saison par leur solidité défensive, leur dimension physique, leur état d'esprit de ne jamais rien lâcher et aussi par plusieurs matchs de très haut niveau. Reste ce bémol du réalisme offensif (8 fois un but marqué et 5 fois 0 but). Soit une moyenne de 1,2 buts par rencontre de championnat. Ce n'est pas bezef ! Si cette cadence continue, cela obligera les Lyonnais à la même robustesse pour défendre leur territoire et engranger les points nécessaires à ce quatrième titre de champion. Remarquez pour l'instant, les autres attaquants de l'hexagone ne sont pas plus flamboyants. Comme le dit Paul Le Guen, son équipe a pourtant de nombreuses occasions… alors cela va bien finir par rentrer conséquemment. Pourquoi pas dès le début de la phases retour…



Malouda et Wiltord absents, les choix de Paul Le Guen ont été « facilités ». Frau retrouve « son stade » en tant que titulaire dans le couloir gauche et… Bergougnoux est aligné pour la première fois au départ d'un match de championnat. Le jour de ses 22 ans, Bryan va disputer sa 22ème rencontre de Ligue 1. Pour le reste, Essien est positionné en milieu de terrain, Diatta dans l'axe de la défense et Abidal sur le côté gauche. Quant à Benzema il a été préféré sur le banc à Sylvain Idangar. Un moment particulier pour le jeune Karim tout juste âgé de 17 ans. Avec Clément, Berthod, et Nilmar, les remplaçants de champ n'ont jamais été aussi jeunots. Peut-être même un record de toute l'histoire du football français ! Chez les locaux, une composition classique en tenant compte des blessés et confiance en attaque à ce tandem brésilien auteur de 50% des buts de son équipe.



En 6 minutes, l'OL avait marqué son territoire ; une longue ouverture de Réveillère pour Frau parti dans le dos de défense jaune ; un centre parfait de « PAF » pour Bergougnoux seul devant Richert et « filoche » pour Bryan, sa première en Ligue 1. Les Gones ont attaqué ce match de façon très limpide en montrant tout leur potentiel dont cette vitesse en contre absolument phénoménale d'intelligence et de réalisme. Les Lionceaux ne peuvent pas se dépêtrer de la machine lyonnaise. Une lourde frappe de Mathieu (8ème) détournée brillamment par Coupet ; un retourné acrobatique d'Ilan à côté (38) et quelques autres tentatives lointaines sans danger. C'est peu… trop peu en cette première période pour inquiéter ce Lyon serein comme un roi sûr de son trône. Cris anticipe ; Réveillère bloque son côté ; le milieu se balade et devant, cela va vite. Sur un centre fuyant d'Abidal (40ème), Frau est à 2 doigts de reprendre le ballon de son partenaire. Une minute plus tard, un corner de Juninho trouve la tête du Malien Diarra qui s'élève au dessus de Mathieu dans le ciel pluvieux de Bonal pour marquer son 6ème sous le maillot olympien, son 4ème de la tête, et le 2ème de la soirée pour les Gones. Un bijou de coup de boule ! Que faire contre ses « monstres » ? Pas grand-chose… c'est ce que doivent se dire les Doubistes à la mi-temps. Des Doubistes qui avaient pourtant essayer…



La 2ème période débute par un carton jaune à l'adresse de Réveillère ; les partenaires d'Isabey s'installent dans le camp visiteur, mais pas facile de trouver des solutions. Au contraire une longue balle en profondeur de Juninho trouve le bout du pied de Govou avant que Frau ne s'embarque dans un solo conclu par une frappe du gauche dans le petit filet de Richert (54ème). Zaïri remplace le transparent Oruma. 2 minutes plus tard, Govou part à la limite du hors jeu mais perd son face à face du KO définitif avec Richert bien sorti. Les Lionceaux r�pliquent enfin par une frappe trop croisée d'Ilan lancé par Zaïri, le dribbleur fou (60ème). A l'heure de jeu le collectif blanc respire toujours une santé resplendissante.



Une perte de balle de Bergougnoux pousse Frau au carton jaune (64ème) ; la frappe en suivant d'Ilan sur coup franc n'inquiète pas outre mesure Coupet. Le Brésilien remet cela en accélération toujours pour les gants de « Greg ». Le funambule Zaïri enchaîne ses arabesques. Qu'importe… les Gones ne s'affolent pas à l'image d'un étincelant Juninho. Nilmar remplace Frau ; Menez prend la place d'Isabey. Et Coupet s'envole sur un long tir vicieux de Pitau. Grégory fait un retour impeccable. La puissance du champion fait tout simplement merveille. Un centre d'Abidal d'un côté ; une reprise manquée d'Ilan, de l'autre. Govou laisse son brassard de capitaine à « Juni ». Clément étant invité (78ème) sur le pré. Paul Le Guen a renforcé son milieu de terrain pour finir cette rencontre maîtrisée dans laquelle Coupet intervient de nouveau avec brio, cette fois ci dans les pieds adverses. Il ne peut rien arriver de fâcheux aux Olympiens. De la tête, des épaules et des pieds, ils ont croqué les Sochaliens. A quelques minutes de la fin, Bergougnoux peut sortir en paix et permettre à Berthod de participer à ce 6ème succès de la saison à l'extérieur. Guy Lacombe pouvait soupirer d'impuissance et les Champions de France sourire de plaisir. Une victoire qui ne souffre d'aucune contestation. Impressionnante cette reprise… cette démonstration collective.









Statistiques :



Corners pour Sochaux : 5

Corners pour l'OL : 2

Hors jeu pour Sochaux : 1

Hors jeu pour l'OL : 2

Coups franc pour Sochaux : 23

Coups francs pour l'OL : 18

Tirs cadrés pour Sochaux : 4

Tirs cadrés pour l'OL : 7

Tirs non cadrés pour Sochaux : 10

Tirs non cadrés pour l'OL : 4

Arrêts Coupet : 10

Arrêts décisifs Coupet : 1



R.B

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