masculins / Ajaccio 1 - OL 2

Les Gones reviennent de loin

Publié le 01 février 2006 à 21:15 par SR

Fred en pointe, Carew côté droit et Malouda côté gauche. Voila les atouts offensifs des Olympiens au coup d'envoi du 1/16ème de final de Coupe de France... Voila à qui se sont frotté les défenseurs ajacciens Collin (2), Moretti (3), Danjou (4) et Robin.

Une équipe de Pasqualetti rajeunie dans cette compétition où le moindre faux pas te ramène directement à la case départ... pour la saison suivante.
Djila Diarra suspendu, c'est Tiago qui occupait son rôle pour ce 200ème match de l’OL en Coupe de France.

En début de rencontre, le ballon circulait sans vraiment se rapprocher ni inquiéter Coupet d’un coté, et Trévisan de l’autre. Sans trop de rythme, ils s’observaient, prenaient la mesure, sans folie. Et le premier quart d’heure était pauvre d’occasion.
Pauvre ? La tribune lyonnaise l’était également et on félicite au passage les 7 supporters lyonnais s’étant rendu au stade François Coty. 4000 Ajacciens supportaient les leurs et se levaient quand Mandrichi partait défier Coupet. Pat Müller faisait jouer ses qualités d’anticipation pour le contrer. Ils se rasseyaient lorsque Juninho répondait et flirtait avec le poteau.

Le round d’observation venait de prendre fin, le chômage technique de Greg Coupet et Trévisan également. Ce dernier profitait de la Coupe de France pour remettre les gants puisque Porato avait repris sa place dans les buts en championnat. Court contrat d’intérimaire pour Trévisan. Les Corses mettaient du temps pour rentrer dans la rencontre. Les Gones les connaissaient plus teigneux, plus hargneux. Le coach José Pasqualetti leur avait demandé de se réveiller, se rebeller même. A l’image de leur victoire 3-1 contre Marseille lors de la 23ème journée de championnat de France. L’ACA, plus mauvaise attaque de Ligue 1, avait repris goût à la victoire qui les fuyait depuis 17 journées, soit la réception de Nancy le 10 septembre dernier.

La première mi-temps se terminait sur un nouveau coup de froid et une tête de Cris qui échouait sur le poteau. Ce n’était que parti remise. Mr Piccirilo avait fait la police, flashant Moretti et Malouda, mais la mauvaise nouvelle venait de Anthony Réveillère, obligé de sortir du terrain, la main derrière la cuisse gauche. Puis Carew restait aux vestiaires, Govou entrait pour la seconde période.

Au fil de la rencontre, le jeu s’accélérait. Aucune des deux équipes ne voulaient aller en prolongation, voire au penalty. « CA… CA » chantaient les supporters locaux alors que ce 1/16 de final n’avait toujours pas désigné de vainqueur après 90 minutes de jeu.

18ème du championnat de France avec 17 points, à 8 points du premier non relégble (Troyes ; 25 pts), les partenaires de Rodrigo subissaient, mais n’abdiquaient pas. Ils trouvaient même une faille sur un contre meurtrier et Mandrichi donnait l’avantage aux Corses, qui entrevoyaient les 1/8ème de final (94’). A la pause des prolongations, les sourires envahissaient les visages des supporters de l’île de beauté, ceux du staff, du banc et des joueurs également… les tapes dans le dos s’échangeaient. Tout François Coty était derrière son équipe, impuissante devant la tête de Cris pour l’égalisation lyonnaise. Et les sourires passaient des visages Ajacciens à ceux des Gones quand Govou renversait la vapeur sur un service de Nino, entré en jeu quelques minutes plus tôt.
Les Gones rentraient au vestiaire tors nu, laissant leurs maillots à la poignée de supporters lyonnais présents dans le stade.


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