masculins / Tignes 2009

Les Lyonnais au sommet de l’Iseran

Publié le 07 juillet 2009 à 12:45 par BV

Col de l'Iseran

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C’est, chaque année, le point culminant du stage à Tignes, l’épreuve tant redoutée. L’Iseran, c’est 11 kilomètres d’une montée escaladée en 54 mn pour les plus rapides, près d’1h30 d’effort continu et de courage pour les derniers.

Et devant le peu d’entrain mis par certains à trouver leur vélo au départ, on mesure mieux la crainte qui habite beaucoup, guère adeptes de cette souffrance. « Ca fait quatre ou cinq fois que je l’escalade et je ne m’y fais toujours pas, confie Rémy Vercoutre. Pour arriver au bout, il faut de la musique et, surtout, penser très fort à sa famille ».

[IMG50090#R]Le départ s’effectue groupé mais bien vite le peloton s’étire, les joueurs parsèment petit à petit la façade abrupte de l’Iseran. Et quand ce n’est pas la difficulté du relief qui complique la tâche, c’est la mécanique qui s’en mêle. Rémy Vercoutre casse sa monture et emprunte celle de Sonny Anderson, Anthony Réveillère déraille au plus mauvais moment, dans le dernier kilomètre, quand la route atteint ses plus hauts pourcentages.

Sur le tour de France, la montagne a souvent souri aux coureurs sud-américains, pas étonnant donc de retrouver Ederson et Cesar Delgado aux avant-postes. Le Brésilien « explose » son record de la saison précédente de 13 minutes et ne cache pas sa satisfaction : « c’est déjà fini ? Il n’y a plus de montagne ? Ca s’est bien passé. Je pouvais encore monter un col de l’Iseran. Ma force, c’est que j’ai des fesses dures de Brésilien. Ca aide sur la selle. »

[IMG50092#L]Mais en 54mn 32s, le plus rapide fut Claude Puel. L’entraîneur lyonnais a devancé le médecin de l’OL, Emmanuel Orhant, et Sylvain Rousseau, l’un des kinés.
Au sommet, joueurs et membres du staff se succédèrent avec la même satisfaction d’avoir terminé, d’être allés au bout d’eux-mêmes. Tous ont terminé, même Christophe Toni, le régisseur de l’équipe professionnelle.

L’avis de Frédéric Piquionne : "C’était, très, très, très dur. Mentalement, il faut avoir envie d’aller jusqu’au bout. C’est un très bon challenge. L’objectif était d’arriver là-haut sans poser le pied par terre : je l’ai atteint." Cet après-midi, le terrain de jeu sera tout aussi escarpé mais devrait plus convenir aux Lyonnais : ils descendront en effet l’Isère en rafting.

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