masculins / Barcelone 3 - OL 0

Les Lyonnais positivent

Publié le 20 septembre 2007 à 21:45 par BV

Les habitudes ont la vie dure, et qu’importe que le Barça ait mis fin à treize rencontres de rang sans revers en Ligue des Champions : cet après-midi, les Lyonnais n’ayant pas, ou peu, joué contre les Catalans se sont entraînés pendant que les titulaires couraient ou restaient aux soins.

La seule différence tient tout entière dans l’inhabituel retard du groupe lyonnais qui termina à 17 heures la séance vidéo destinée à analyser le plus lourd revers des Olympiens en Ligue des Champions. Y avait-il tant à disséquer ? Beaucoup de points à corriger ? « Non. On a eu une séance vidéo normale », confia Alain Perrin. Elle a confirmé l’impression que l’on avait en direct. » Et le verdict ? « Que ce n’était pas si mal, souffle Jérémy Toulalan. Il y a eu de mauvaises choses mais également de bonnes. On aurait pu nous aussi marquer si on avait insisté un peu plus. Le score de 3 buts à 0 ne reflète pas vraiment la physionomie du match. » « On était bien en place, lui fait écho l’entraîneur lyonnais. On a limité leur nombre d’occasions. Jusqu’à la 82e minute, le score était toujours de 1 but à 0. Le match pouvait alors basculer en notre faveur mais on s’est fait surprendre (…) On a eu de très bonnes séquences de jeu avec des renversements et des possibilités mais face à une défense bien en place, on n’a pas trouvé l’ouverture. »

Malgré ces signes encourageants, trois buts ont finalement séparé les deux équipes. C’est donc que quelque chose n’a pas si bien fonctionné. « Mentalement, le fait de devoir défendre face à cette qualité individuelle a bloqué les initiatives des joueurs sur le plan offensif, analyse Perrin. On n’a pas osé trop se livrer de peur de perdre le ballon et de se faire contrer. Il faut avoir le cran de jouer contre cette équipe-là et ne pas faire de complexes face à des adversaires dotés d’une telle qualité individuelle. L’écart se joue sur des détails. C’est juste un petit problème de disponibilité, de faire les quelques mètres qui font la différence et mettent en difficulté l’adversaire. C’est vraiment pas grand-chose à régler. » Même son de cloche pour Jérémy Toulalan qui concède « avoir trop respecté » les stars blaugrana, «individuellement, peut-être la plus forte équipe que (les Lyonnais) aient jouée ». Même s’il reconnait qu’ « un certain nombre de joueurs rhodaniens manquent un peu de vécu à ce niveau ", Alain Perrin n’y voit pas l’unique raison de la déroute des siens et en appelle à l’incertitude et l’irrationalité du football : «On a vu l’an dernier un match particulier comme celui entre la Roma et Manchester. Ce sont les histoires d’un match. Un jour, il peut y avoir 5 occasions de chaque coté et un score final de 0 à 0. Et puis, un jour, tout rentre. A Metz, les premiers tirs au but sont rentrés facilement. La réussite était de notre coté. Et le score fut un peu lourd pour eux ».

Soucieux de préserver son groupe, l’entraîneur lyonnais refuse de pointer la moindre défaillance individuelle : « les joueurs ne sont pas des robots pour lesquels vous appuyez sur le bouton « on » afin d’obtenir la performance maximum. Je n’ai pas vu de joueurs être en dessous ou faire un "non-match" ». Quant à sa décision d’aligner Nadir Belhadj, néophyte en coupe d'Europe, et laisser Fabio Grosso et Kader Keita sur le banc : « il n’y a pas eu de pari tactique mais des objectifs concrets et précis. On n’a juste pas été en mesure de faire ce que l’on voulait faire. Etre entraîneur, c’est travailler par rapport à l’adversaire. C’est aussi gérer un groupe en donnant sa chance à tout le monde ».

Cette défaite initiale ne remet rien en cause. Les Lyonnais ne vont pas affronter le Barça au Camp Nou toutes les semaines. « En champions League, il ne faut pas se manquer à domicile, prévient-il. Il faudra gagner contre les Rangers chez nous. Tous les matchs seront désormais décisifs. ». Il précise : « on les jouera tous pour les gagner ».
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